Paul Fidèle Félicien Vanuxem, né le à Bully-les-Mines (Pas-de-Calais)Acte de naissance de Paul Fidèle Vanuxem et mort le dans le , est un général de division et journaliste français.

Ayant servi pendant la Seconde Guerre mondiale et la guerre d'Indochine, il est par la suite connu pour ses prises de position en faveur de l'Algérie françaiseLes contes du temps perdu : Paul Fidèle Félicien Vanuxem - Éditeur : Au fil d'Ariane, 1964 - 138 pages. et du Sud Viêt Nam..

Il est grand officier de la Légion d'honneur, L'Épaulette, Les officiers français de recrutement interne, Lavauzelle, 1997, ..

Biographie Famille Paul Vanuxem est le fils de Félicien Vanuxem (1875-1930), né à Bailleul, employé au chemin de fer des mines, et de Louise Hélène Fihey.

Il se marie le à Ronchin avec Louise Renée Dran. Il divorce le et se remarie avec Monique Danjou le .

Monique Danjou., surnommée la « mère des Muongs » en Indochine, infirmière et assistante sociale militaire, lieutenant, commandeur de la Légion d'honneur, sept citations, a publié en 2008, « régiment de tirailleurs marocains au Tonkin : 1947-1949 » (Muller Gt Editions) dans lequel elle relate ses séjours en Indochine entre 1947 et 1949Christian Joubert, « Un héros méconnu - le général de division Paul Vanuxem (1904-1979) » in Bulletin trimestriel de la Fédération Régionale des Anciens Combattants 1939-1945, année, , .. En 2023, ses « Confidences d'une femme soldat » ont été publiées aux éditions Historic'one. Elle est décédée le à 98 ans..

Jeunesse Paul Vanuxem fait ses études à l'université de Lille, où il obtient une licence de philosophie. Il commence sa carrière de professeur au collège Mézeray à Argentan puis à Charleville-Mézières. Il s'implique dans l'histoire locale, créant la Revue du pays d'Argentan.

En 1930, il embrasse la carrière militaire et entre à Saint-Cyr. Il rejoint les tirailleurs marocains à sa sortie.

Seconde Guerre mondiale En , lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, il est lieutenant au régiment d'infanterie à Mézières. Il est blessé à Sedan en . Le , il est promu capitaine puis il est affecté au Maroc.

Après le débarquement des Alliés le 8 novembre 1942 en Afrique du Nord et la reconstitution de l'armée française, il combat pendant la campagne d'Italie au sein du Corps expéditionnaire français du général Alphonse Juin, notamment à la bataille du Garigliano puis lors des campagnes de France et d'Allemagne.

En Italie, il commande la compagnie du de tirailleurs marocains ( RTM) qui devient lors de la campagne de France la compagnie du de tirailleurs marocains ( RTM) . Sa compagnie est citée à l’ordre de la division dans les termes suivants :

Magnifique unité qui, en tant que compagnie du RTM avait déjà donné en Italie, sous les ordres du capitaine Vanuxem les plus belles preuves de son mordant, de sa ténacité et de sa valeur manœuvrière. Devenue compagnie du RTM, s’est distinguée à nouveau sous les ordres du même chef, ardent et énergique au Haut du Faing (16 au ) et Menaurupt (). Le 22 novembre, à Lepuix, Delle, en Haute Alsace, a capturé 60 prisonniers dans une importante opération de nettoyage. Le , après deux jours de durs combats, a réussi à prendre pied dans les lisières du village d’Heimsbrunn, permettant ainsi la manœuvre du bataillon. Le , après deux jours de combats sous-bois, s’est emparé de Pont d’Aspach, objectif final du groupement et s’y est maintenue malgré de violentes réactions ennemies. Par son allant et son moral élevé, son esprit de sacrifice, a contribué pour une large part au succès de son bataillon.

Guerre d'Indochine Pendant la Guerre d'Indochine, il commande le bataillon de marche du RTM, puis devient en 1947 commandant du secteur de Sontay jusqu'en 1948. Son bataillon de marche est cité à l’ordre de l'armée en , Décision , publiée au journal officiel du 13 juin 1948..

En 1950, il revient en Indochine pour prendre le commandement du secteur de Biên Hòa, jusqu'en 1951. Remarqué et estimé du général de Lattre de TassignyLivre : Le général vainqueur - Le destin exemplaire de de Lattre en Indochine, ce dernier lui confie la responsabilité du groupe mobile du Tonkin. Il revient une troisième fois en Orient comme adjoint au commandant de la de marche du Tonkin, puis comme commandant du secteur de Hasong et enfin comme commandant de la zone sud du Tonkin. Il est à ce titre chargé de l'évacuation d'Hanoï après les accords de Genève en 1954.

Guerre d'Algérie Il est promu général de brigade en 1955 et nommé commandant de la d'infanterie motorisée () qui se trouve dans l'est de la France. Il conduit ensuite sa division en Algérie dans les Aurès puis dans l'Est-Constantinois sur la frontière tunisienne. Il est promu général de division le . Il contribue au développement de la ligne Morice.

Le général Raoul Salan le nomme commandant de la zone Est-Constantinois (ZEC) et responsable de la frontière tunisienne lors de la bataille des Frontières. Salan donne l'ordre de détruire toutes les katibas venues ou à venir de Tunisie, avant ou après le franchissement du barrage. Il affecte à Vanuxem, toutes les réserves générales dont il dispose, c'est-à-dire le régiment étranger de parachutistes ( REP) du lieutenant-colonel Jeanpierre, le régiment de chasseurs parachutistes ( RCP) du colonel Pierre Buchoud., le RCP du lieutenant-colonel Ollion, le RPC du lieutenant-colonel Louis Fourcade et le RPC du colonel Bigeard ultérieurement remplacé par le colonel TrinquierHistoria Magazine - La Guerre d'Algérie, 235 « La batailles des frontières : Souk-Ahras », 1972, 1245..

Vanuxem soutient le coup d'État du 13 mai 1958. mais s'oppose à l'envoi de militaires vers la France..

Il quitte son commandement le , disgracié par le président de Gaulle. Il est alors nommé adjoint au commandant des forces françaises en Allemagne.

Le procès Vanuxem Sa sympathie non dissimulée pour l'Algérie française lui vaut d'être mis en disponibilité le . Soupçonné d'être l'individu désigné sous le pseudonyme de Verdun, chef de l'organisation de l'armée secrète en métropole, à la suite de la découverte de documents saisis lors de l'interpellation de Maurice Gingembre, il est arrêté le et incarcéré à la prison de la Santé photo/OFFOAS en attente de son procès. Ses filles Françoise et Martine sont alors refusées à la Maison d'éducation de la Légion d'honneur où elles étaient inscrites pour la rentrée scolaire. Deux ans plus tard, le , il est acquitté, les témoins ayant nié la possibilité qu'il soit Verdun. En , le décret du qui l'avait placé en position de disponibilité est annulé par le Conseil d'État..

Carrière de journaliste Il devient ensuite journaliste, notamment pour l'hebdomadaire Carrefour. Il plaide par exemple en 1969 pour une revitalisation du service militaire par la conscription dès 18 ans, ce qui provoque une grève dans plusieurs lycées parisiens. Dans le contexte de la guerre du Viêt Nam, il se fait surtout remarquer pour sa campagne anticommuniste en faveur du Sud-Vietnam, où il se rend à plusieurs reprises au titre de correspondant de guerre, notamment en 1966., et de Nguyễn Văn Thiệu, président du Sud-Viêt Nam, dans Carrefour., à la radio., et dans des conférences..

Cela explique sa présence aux conférences annuelles de la Ligue anticommuniste mondiale (WACL), notamment en à Saïgon. Son nom apparaît déjà en 1966 dans un document de l'APACL, Proceedings of the conference, 1966, et en au Japon (Liste des participants, ), et sa participation active en à la conférence tenue à Bruxelles du Bloc des nations anti-bolchéviques (ABN) de l'exilé ukrainien Iaroslav Stetsko et du Conseil européen de la liberté ou European freedom council (EFC), liés à la WACL..

Il est aussi vice-président de l'association Amitié France-Vietnam, présidée par l'ancien ministre Jean Letourneau. Cette association dénonce le Nord-Vietnam... Il co-préside avec André Chauvain, ancien président de la compagnie Shell, le Comité français pour l’information et les libertés européennes, fondé en 1970. Présent à Saïgon (Sud-Vietnam) en 1975, en tant qu'envoyé spécial de Carrefour, il est expulsé par le nouveau pouvoir communiste du Vietnam unifié...

Il meurt à l’hôpital du Val-de-Grâce le .

Une rue de Maubeuge porte son nom.

Décorations

Décorations françaises (1957) (4 palmes, 9 étoiles) (9 palmes, 1 étoile) (2 palmes)

Décorations étrangères

() () sans_cadre|51x51px Chevalier de l'ordre du Million d’Éléphants et du Parasol blanc () () () () sans_cadre|51x51px Commandeur de l'ordre national du Viêt Nam () sans_cadre|51x51px Croix de la Vaillance ()

Il est titulaire de 23 citations obtenues pendant les campagnes de France, d’Allemagne, d’Indochine et d’Algérie.

Publications

Notes et références

Annexes Bibliographie Dominique Venner (sous le pseudonyme de Jean Gauvin), Le Procès Vanuxem, quand la police se fait rouler, Éditions Saint-Just, Paris, 283 p., 1963. Pierre Carles et Georges Lecomte, de tirailleurs marocains, chronique d'un régiment marocain (1921-1963), Amicale des anciens du R.T.M., 1999 Monique Danjou, Le R.T.M. au Tonkin 1947-1949. Témoignages. Souvenirs du général Vanuxem recueillis par Monique Danjou-Vanuxem, Muller édition, Paris, 2008

Liens externes

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