Le château de la Sicorie ou château de la Cicorie est un édifice du , situé à au nord-ouest de Saint-Germain-le-Guillaume. Le ruisseau de la Cicorie forme la limite de Saint-Germain-le-Guillaume et de Chailland et se jette dans l'Ernée ; il est d'une longueur de .

Désignation La Sicourie, 1453Archives nationales, R/5. 383. La Cicorye, 1669Titres de la fabrique de Saint-Germain.. La Cicorie, manoirJaillot. La SicorieEt.-M.

Histoire La Sicorie était un fief et domaine relevant de Mayenne et de Ménil-Barré. Le seigneur présente en 1453 aux assises du Mans un registre par lequel il prétend prouver qu'il a droit de haute justice.

Le domaine comprend en 1566 «la maison seigneuriale, les métairie, closerie, estang et moulin, avec l'usage dans la forest de Mayenne, la Mitterie, la terre, fief et seigneurie de Corbon avec la sergentye et usage dans la forêt ». La maison seigneuriale était «circuytte de deux cours, circuyttes de murailles».

L'ancien manoir, qui a été renouvelé presque complètement, avait deux petits frontonsDont l'un, au corps principal, accusait les dernières années du aussi bien que la fenêtre à accolade qu'il surmontait ; l'autre, au pavillon Nord, était un peu plus récent. De la façade, la vue s'étend sur un magnifique horizon..

Plusieurs descendants successifs de la famille des Vaux sont les propriétaires de la Sicorie. Un des fils de Guillaume Chouet, trésorier de France et maire de Tours en 1661, naît à la Sicorie en 1634. Le château passe ensuite aux mains de la famille Lefebvre de la Faluère, qui comporte plusieurs conseillers au parlement de Bretagne et au parlement de France. En 1897, M. Turpin de la Tréhardière vend le château à Roger Lambelin.

Description Le corps principal de la maison peut être daté de la fin du ou du début du , comme en témoignent les fenêtres conservées de la travée nord de la façade arrière. L'aile nord et la tour d'escalier sont soit contemporaines, soit légèrement postérieures à cette période. L'ensemble a été remanié (et peut-être agrandi avec le pavillon sud) au , selon les plans des élévations établis avant les travaux de la fin du .

Acquis en 1897 par Roger Lambelin, le château a une nouvelle fois subi d'importants remaniements, cette fois dans le style néo-gothique, sous la direction de l'architecte Louis Guerrier. Les restaurations du manoir dirigées par Roger Lambelin l'ont entièrement transforméPour l'Abbé Angot, c'est aujourd'hui une des plus charmantes habitations du pays.. Roger Lambelin s'est fait construire un cabinet de travail isoléDans un pavillon rond pavé de mosaïque et garni d'œuvres d'art.. La date de 1900, inscrite sur la tour d'escalier à côté de la signature de l'architecte, marque probablement la fin des travaux du logis.

Chapelle Ancienne chapelle La chapelle Saint-Louis de la Cicorie était ancienne, mais desservie dans l'égliseEn 1669, Guillaume Chouet, pour remplir les intentions de son père, de sa mère et de sa femme, ayant fait une fondation de trois messes par semaine, voulut qu'elles fussent dites dans « la chapelle de la maison de la Cicorye depuis qu'elle est bâtie et pendant son séjour », et même quand il y aurait un fermier dans « la maison bâtie récemment au haut de la grande cour qui regarde le bois de la Cicorye. ». La cloche de l'ancienne chapelle dont l’inscription a été mutilée, porte la date 1651Abbé Angot, Épigraphie de la Mayenne, t. II, p. 280.. Remaniement par Roger Lambelin Il est également très probable que la chapelle ait été remaniée et que les communs aient été construits à la même période. La chapelle actuelle est sous le vocable de sainte AnnePour l'Abbé Angot, elle paraît encore plus moderne peut-être à cause des restaurations ; elle est fort simple. Des peintures ornent l'intégralité des murs de la chapelle, au-dessus d'un lambris. Elles se composent d'une bande centrale encadrée par deux frises, l'une en haut et l'autre en bas. Ces peintures ont été réalisées par le peintre Louis Moriceau lors des travaux effectués par Roger Lambelin. La bande centrale est décorée d'un semis de fleurs de lys dorées sur un fond jaune. La frise supérieure est ornée de branches de chêne, tandis que la frise inférieure présente des tiges et des Fleur de lys entrelacées, le tout sur un fond bleu. Au centre de la chapelle, interrompant la frise supérieure, sont représentées les armes de France (d'azur à trois fleurs de lys d'or).

Les trois vitraux de la chapelle ont été commandés par Roger Lambelin, et réalisés en 1912 par Auguste AlleaumeSelon les archives de l'atelier, Auguste Alleaume a créé les vitraux 1 et 2 à partir des cartons dessinés par son frère Ludovic Alleaume. D'après les registres de comptabilité, l'ensemble des vitraux a été installé en juin 1912 et payé 1000 francs le mois suivant.. Les vitraux de la chapelle représentent deux saints de lignée royale devant une tenture, au-dessus d'une bordure ornée de Fleur de lysSur le vitrail 1, Saint Louis tenant un sceptre et la couronne d'épines, et sur le vitrail 2, Élisabeth de Hongrie portant des roses dans un pli de sa robe. Le vitrail occidental montre les armes de France couronnées, entourées du collier de l'Ordre de Saint-Michel et accompagnées de phylactères portant la devise des armées du roi de France..

Annexes redresse|vignette|Armes de la famille Lefebvre de la Faluère : d'azur à 3 bandes d'or|200px La famille Lefebvre de la Faluère était établie dans le commerce à Blois avant que Jean Le Febvre ne s'installe comme grenetier à Laval en 1544. Elle tire son nom de la Falluère, en Avesnières. Ses descendants ont occupé des postes au Parlement de Paris, au Parlement de Bretagne et au Grand-Conseil. En Mayenne, ils se sont établis dans plusieurs domaines, notamment à la Falluère, à la Sicorie, au Bois Gamats, à Monternault et à MarignyVincent Saulnier, Parlement de Bretagne, t. I, p. 348 et suiv.. Alexandre Claude Lefebvre de la Faluère (1674-1747}), a été grand maître des Eaux et Forêts de Paris entre 1703 et 1745..

Notes et références

Sources , t. I. et IV. Inventaire du patrimoine Sources utilisées par l'Abbé Angot Titres de la Cicorie, analysés par M. l'abbé Delépine. Titres de la fabrique de Saint-Germain-le-Guillaume. Archives nationales, P. 398 ; T. 603/5. Archives municipales de Mayenne. Insinuations ecclésiastiques. Lien externe

Catégorie:Château dans la Mayenne Catégorie:Architecture civile du XIXe siècle en France