Ger toshav (en Dans la littérature rabbinique, le Ger Toshav était un non-Juif qui observait les lois noahides mais n'était pas considéré comme un converti au judaïsme, car il n'acceptait pas la circoncision. …certains chercheurs ont commis l'erreur de qualifier le Ger Toshav de « prosélyte » ou de « semi-prosélyte ». Or, le Ger Toshav était en réalité un étranger résidant en Israël. Certains spécialistes ont soutenu que le terme « craignant-Dieu » (Yirey Elohim / Chamayim) était utilisé dans la littérature rabbinique pour désigner des non-Juifs gravitant autour de la synagogue. Ils n'étaient pas convertis au judaïsme, bien qu'ils fussent attirés par la religion juive et qu'ils observassent une partie de la Loi.) est un terme halakhique utilisé dans le judaïsme pour désigner le statut d'un non-juif vivant sur la Terre d'Israël, ne souhaitant pas se convertir au judaïsme mais acceptant d'observer les lois noahides - une liste de sept impératifs moraux qui, d'après la tradition juive, auraient été données par Dieu au patriarche Noé comme alliance éternelle avec toute l'humanité.
Définition Un ger toshav (« étranger résident ») est un Gentil (non-Juif) vivant en Terre d’Israël qui accepte de suivre les Sept Lois de Noé. Le fondement théologique des sept lois de Noé serait dérivé, par interprétation, d'ordonnances divines adressées à Adam et à Noé, qui sont considérés comme les ancêtres de l'humanité dans le judaïsme, donc ayant reçus des lois morales et universelles. Les sept lois de Noé auxquels le ger toshav accepte d’être lié sont énumérés dans le Talmud de Babylone (Avodah Zarah 8:4, Sanhédrin 56a-b) :
1. Ne pas adorer d'idoles
2. Ne pas blasphémer.
3. Ne pas commettre d'assassinat.
4. Ne pas commettre d'adultère, ni d'immoralité sexuelle.
5. Ne pas voler.
6. Ne pas manger de chair arrachée à un animal vivant.
7. Instituer des tribunaux.
L’Encyclopédie Talmudique, éditée par le rabbin Shlomo Yosef Zevin, affirme qu’après le don de la Torah, le peuple juif n’était plus inclus dans la catégorie des enfants de Noé ; cependant, Maïmonide (Mishné Torah, Hilkhot M’lakhim 9:1) indique que les sept lois de Noé font également partie de la Torah et le Talmud de Babylone (Sanhedrin 59a, voir aussi Tosafot ad loc.) déclare que les Juifs sont tenus aux mêmes obligations que les non-Juifs, malgré quelques différences dans les détails. Selon l'Encyclopédie Talmudique, la plupart des autorités juives médiévales considèrent que les sept lois avaient été donnés à Adam, bien que Maïmonide (Mishné Torah, Hilkhot M'lakhim 9:1) considère que la loi alimentaire avait été donnée à Noé.
Le terme ger toshav peut être utilisé dans un sens formel ou informel. Au sens formel, un ger toshav est un Gentil (non-Juif) qui accepte officiellement les sept lois noahides comme obligatoires pour lui-même en présence de trois haberim (hommes d'autorité), ou, selon la tradition rabbinique, devant un beth din (tribunal rabbinique juif). Dans le Talmud, il existe deux autres opinions différentes (Avodah Zarah, 64b) qui concernent les lois que le ger toshav est tenu de suivre :
S’abstenir de toute pratique idolâtre (détaillée dans Exode 20:2-4 et Deutéronome 5:6-8). Respecter l’ensemble des 613 commandements juifs, à l’exception de l’interdiction de manger des animaux casher morts par d’autres moyens que l’abattage rituel, ou éventuellement (Meiri) toute interdiction n’impliquant pas le Karet.
L'opinion généralement admise est que le ger toshav doit accepter les Sept Lois de Noé devant un tribunal rabbinique composé de trois membres. Ils bénéficieront de protections et privilèges juridiques de la part de la communauté juive, car les règles concernant les relations entre juifs et non-Juifs sont modifiées, et il existera une obligation de lui porter secours en cas de besoin. Les restrictions concernant l'interdit d'employer non-Juifs pendant le Shabbat sont également plus importantes lorsque le Gentil est un ger toshav.
Au sens informel, un ger toshav est un Gentil qui accepte de suivre les sept lois noahides de son propre chef, ou selon un autre avis, qui rejette simplement l'idolâtrie. Selon la tradition rabbinique, un Gentil qui accepte de suivre les sept lois noahides, même si ce n'est pas devant un beth din, est toujours considéré comme un Hassid Umot ha-Olam (« Peuple pieux du monde »), et l'observance des Sept Lois de Noé lui accorde une place dans le Monde à venir ( Olam Ha-Ba ). Il existe un débat parmi les autorités halakhiques quant à savoir si les règles concernant un ger toshav s'appliqueraient au cas informel . D'après une opinion, la procédure de reconnaissance officielle du statut juridique du ger toshav a été interrompue depuis la fin de l'année du Jubilé avec la destruction du Second Temple de Jérusalem ; par conséquent, il n'existe plus aujourd'hui de gerim toshavim formels. Cependant, on peut faire valoir qu'un grand nombre de gerim toshavim sont « informels », d'autant plus qu'il est possible d'être un Hassid Oumot ha-Olam même lorsque l'année du Jubilé n'est pas observée.
Notes et références
Catégorie:Loi ou rituel du judaïsme