Le référendum constitutionnel malien de 1992 a lieu le afin de permettre à la population du Mali de se prononcer sur une nouvelle constitution.

Le projet est approuvé par 99 % des suffrages exprimés.

Contexte Arrivé au pouvoir en 1968 par un coup d'Etat, Moussa Traoré dirige un régime autoritaire à parti unique depuis 23 ans sous l'égide de l'Union démocratique du peuple malien lorsqu'il est lui même renversé en mars 1991 par un coup d’État. Organisé à la suite d'une sanglante répression d'un soulèvement populaire du 22 au , qui cause plus de ., le coup d’État voit la mise en place du Comité de transition pour le salut du peuple (CTSP), présidé par Amadou Toumani Touré. Ce dernier édicte l'Acte fondamental le , dans lequel il promet une transition démocratique.

Une conférence nationale est organisée par le CTSP du au , aboutissant à la rédaction d'un projet de nouvelle constitution. Cette dernière réinstaure le multipartisme dans le cadre d'un régime présidentiel où le président de la République est élu pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois, avec un parlement unicaméral, l'Assemblée nationale. La liberté de la presse et la liberté syndicale sont rétablies.

Résultats +Résultats nationauxMali, 12. Januar 1992 : Verfassung Choix Votes %Pour99,00Contre1,00Votes valides98,17Votes blancs et invalides1,83Total100Abstention57,68Inscrits/Participation42,32

Conséquences La nouvelle constitution est approuvée à la quasi-unanimité des votants, le taux de participation n'atteignant cependant qu'un peu plus de 42 % des inscrits. La nouvelle constitution entre en vigueur le .

Des élections législatives sont entre temps organisées, suivie d'une élection présidentielle en avril. Cette dernière, à laquelle Amadou Toumani Touré n'est pas candidat, voit la victoire d'Alpha Oumar Konaré, qui devient le premier président du Mali démocratiquement élu au scrutin direct.

L'ancien président Moussa Traoré est emprisonné en 1992 avant d'être condamné à mort l'année suivante. Sa peine est cependant commuée en prison à vie par Alpha Oumar Konaré, ce dernier finissant par le gracier en , un mois avant la fin de son deuxième et dernier mandat.

Notes et références

Mali, 1992 1992 Mali Catégorie:Politique en janvier 1992 Catégorie:1992 au Mali