Le , le vol Paninternational 112, un vol charter international assuré par un BAC 1-11 et reliant Hambourg, en Allemagne de l'Ouest, à Malaga, en Espagne, s'est écrasé lors d'une tentative d'atterrissage d'urgence sur une autoroute, située à proximité de l'aéroport Helmut-Schmidt de Hambourg, à la suite de la panne des deux moteurs pendant la montée. Sur les 121 personnes présentes à bord, 21 passagers et un membre d'équipage périssent dans l'accident.

Avion et équipage L'appareil impliqué, un BAC 1-11 515FB immatriculé D-ALAR (numéro de série 207), a effectué son premier vol au sein de la compagnie aérienne allemande l'année précédente, en 1970, et totalise 4 324 heures de vol et 2 920 cycles (décollages/atterrissages) au moment de l'accident. Ce biréacteur court/moyen-courrier est propulsé par deux moteurs Rolls-Royce Spey 512-14 DW.

Le commandant de bord est Reinhold Hüls (32 ans), un ancien pilote militaire avec plus de 3 000 heures de vol, tandis que la copilote, Elisabeth Friske (32 ans), la première femme pilote de ligne en Allemagne de l'Ouest à l'époque, compte seulement 85 heures de vol sur BAC 1-11. Un troisième pilote, Manfred Rhode (33 ans), était également présent dans le cockpit, en tant que copilote superviseur.

Accident Lors de la préparation du vol 112, à destination de Malaga, l'autorisation de roulage sur la piste 34 a été donnée à l'équipage. L'avion a décollé à 18 h 18 de l'aéroport Helmut-Schmidt de Hambourg, en Allemagne, pour un vol à destination de l'aéroport de Malaga-Costa del Sol, en Espagne, avec 115 passagers et 6 membres d'équipage à bord ; le commandant de bord a opté pour un décollage avec injection d'eau, compte tenu de la température extérieure et de la masse réelle de l'appareil au décollage.

Pour optimiser les performances des moteurs du BAC 1-11 au décollage, de l'eau peut être injecté dans le mélange air/carburant. Ce mélange rend l'air plus frais et plus dense après son passage dans le compresseur, en amont de la chambre de combustion, afin d'optimiser les performances lors des décollages « chauds et lourds », où la puissance nécessaire au décollage provoquerait un risque de surchauffe des moteurs.

Atteignant la vitesse V1 (vitesse maximale d’interruption du décollage), l'équipage constata une augmentation de la température des moteur, mais le décollage fut poursuivi. Le moteur gauche tomba alors en panne, immédiatement suivi par le moteur droit. L'avion franchissait une altitude de 980 pieds (300 m) et le commandant de bord poussa le nez de l'avion vers le bas pour prendre de la vitesse. Il était alors impossible de redémarrer les moteurs à temps, ce qui obligea l'équipage à effectuer un atterrissage d'urgence sur l'autoroute A7, située à environ 4,5 km de l'aéroport.

Lors de l'atterrissage sur la chaussée, en direction du sud pour éviter le trafic dense en provenance de Hambourg, l'appareil a dévié vers la gauche et est entré en collision avec les piliers en béton d'un viaduc, provoquant le cisaillement de l'aile droite, du cockpit et de l'empennage en T du BAC 1-11. Le reste du fuselage s'est ensuite disloqué et s'est finalement immobilisé contre un arbre, puis a pris feu immédiatement après le crash.

Au total, 18 personnes sont mortes sur le coup, dont une hôtesse de l'air ; trois sont décédées en chemin vers l'hôpital ; et une autre a succombé à ses blessures une semaine plus tard. Dix-neuf personnes, dont les cinq autres membres de l'équipage, ont été grièvement blessées, 38 ont subi des blessures légères et 42 s'en sont sorties indemnes.

Enquête L'enquête ultérieure a démontré qu'un ou plusieurs des cinq réservoirs du système à injection d'eau ont été remplis, par inadvertance, avec un mélange d'eau et de kérosène, au lieu d'eau déminéralisée. La possibilité d'une telle erreur de ravitaillement a été facilitée par le fait que les récipients de transport utilisés n'avaient pas d'étiquette indiquant leur contenu et leur destination, étaient mal stockés et, par conséquent, mal utilisés par les équipes chargées de la maintenance au sol.

La pulvérisation de ce carburéacteur supplémentaire a provoqué une surchauffe importante dans les moteurs, ce qui a entraîné des dommages importants, notamment au niveau des turbines. Ils ont alors entraîné une perte de poussée importante, rendant impossible la poursuite du vol et obligeant à un atterrissage d'urgence immédiat.

En raison de la basse altitude, l'autoroute constituait le site le plus favorable à un atterrissage d'urgence. L'atterrissage sur l'autoroute a été très brutal, provoquant la rupture du train d'atterrissage principal gauche. En raison des dommages subies par les deux moteurs, les possibilités d'atterrir avec un taux de descente réduit étaient très limitées. De plus, la masse de l'avion dépassait alors la masse maximale autorisée à l'atterrissage. Après l'atterrissage et la rupture du train d'atterrissage gauche, la suite des événements échappait au contrôle de l'équipage.

À la suite de cet accident, deux préposés à la maintenance de ont été condamnés à des peines de prison en 1974.

Références

Voir aussi Articles connexes Accidents similaires Vol Dominicana de Aviación 603 Vol Southern Airways 242

Liens externes

Rapport final Article sur l'accident https://www.faz.net/aktuell/gesellschaft/ungluecke/flugzeugunglueck-vor-50-jahren-das-wunder-von-hasloh-17514862.html

Paninternational 112 Paninternational 112 Paninternational 112 Catégorie:1971 en Allemagne Catégorie:Septembre 1971