L'attentat du 30 juillet 2023 à Khar est un attentat-suicide survenu le lors d'un rassemblement de la Jamiat Ulema-e-Islam (F) à , dans le district de Bajaur, du Khyber Pakhtunkhwa, au Pakistan, tuant au moins et en blessant près de 200 autres.
Contexte
En 2004, les attaques islamistes se sont intensifiées en une guerre entre les insurgés et le gouvernement pakistanais dans le nord-ouest du Pakistan. La guerre s'est réduite à un conflit de faible intensité en 2017. De nombreuses attaques et bombardements d'insurgés ont été perpétrés à Peshawar, qui est la capitale et la plus grande ville du Khyber Pakhtunkhwa, dans le nord-ouest du Pakistan, dont les attaques majeures contre des mosquées en , et 2022.
Victimes Le ministre de la Santé de la province du Khyber Pakhtunkhwa, Riaz Anwar, fait état d'au moins .
L'inspecteur général adjoint du département de lutte contre le terrorisme du Khyber Pakhtunkhwa, Shaukat Abbas, annonce plus tard lors d'une conférence de presse qu'il y a au moins (dont 23 âgés de moins de ) et (dont 15 dans un état grave).
Le porte-parole de la JUI-F, Haji Abdul Jalil Jan, déclare à NBC News que le bilan humain s'élève à et . Le bilan officiel est de 56 morts le tandis qu'un responsable d'un hôpital parle de 63 décès.
Le vice-président de la JUI-F, , affirme pour sa part que sont décédées dans l'attentat dont du mouvement parmi lesquels Maulana Hameedullah Haqqani (secrétaire général de la JUI-F dans le ) et Maulana Ziaullah Jan (émir de la JUI-F dans le ).
Responsabilité Aucun groupe ne revendique l'attentat le jour-même. Cependant, les soupçons se portent rapidement sur la province khorassanaise de l'État islamique, responsable de plusieurs attentats dans la région les mois précédents et qui affirme ouvertement cibler les membres de la JUI-F depuis 2022.
L'État islamique revendique effectivement l'attaque le lendemain, dans un communiqué publié par l'Amaq. Dans un autre communiqué, publié par la Nashir News Agency, il présente le kamikaze comme étant Abdullah Al-Muhajir.
Enfin, dans un pamphlet de 92 pages publié par la Fondation Al-ʿAzāʾim, il affirme que l'attaque était prévue de longue date et qu'elle s'inscrit dans une stratégie globale à l'encontre des partis religieux participant aux élections démocratiques, qualifiés collectivement d'. En , l'ISKP avais déjà publié une série de fatwas autorisant les assassinats d'érudits et de militants religieux de la JUI-F.
Selon Muhammad Israr Madani « À Bajaur, les dirigeants de la JUI-F ont établi des liens solides avec les talibans dans les provinces afghanes de Kunar et de Nangarhar, ce qui les a rendus vulnérables à la cible de l'ISKP sur la base de ces associations. » « Par conséquent, les dirigeants de Bajaur ont occupé des postes dans la nouvelle administration se sont également impliqués dans les opérations contre l'ISKP https://www.dawn.com/news/1767919 .»
Réactions Nationales Dans un communiqué envoyé à l'Associated Press, le Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP) dénonce l'attentat, affirmant qu'il vise à monter les islamistes les uns contre les autres.
Internationales : au travers de son porte-parole, Zabihullah Mujahid, . : l' et . : l'ambassade d'Iran à Islamabad et adresse .
Notes et références
Voir aussi Articles connexes
Attentat de Kocha Risaldar Attentat du 30 janvier 2023 à Peshawar
Khar 20230730 Catégorie:2023 au Pakistan Khar 0730 Catégorie:Juillet 2023 Khar 20230730 Khar 20230730 Catégorie:Khyber Pakhtunkhwa Catégorie:Explosion en 2023 Khar 20230730