Abou Hafs al-Hachemi al-Qourachi (en ) est le sixième chef et cinquième et actuel de l'organisation État islamique. Sa nomination en tant que chef de l'organisation est annoncée le , par le porte-parole du groupe, , dans un enregistrement audio publié sur Telegram.

Biographie Nom et identité Comme pour ses trois prédécesseurs, l'État islamique (ÉI) ne donne aucune information précise à son sujet lors de l'annonce de sa nomination comme de l'organisation. Le porte-parole du groupe, , se contente de l'identifier par sa kounya (Abou Hafs) et ses nisab (al-Hachemi al-Qourachi), ces dernières suggérant une appartenance au clan des Hachémites et à la tribu des Qouraych (une condition pour être calife, selon la majorité des érudits musulmans). Également présenté comme et un vétéran du combat contre , il est probable qu'il soit un cadre de l'organisation auparavant connu sous un autre nom de guerre. Ce changement régulier des pseudonymes pour compliquer l'identification des combattants est une tactique mise en place par l'État islamique d'Irak à la suite de la mort d'Abou Omar al-Baghdadi en 2010.

Peu après sa nomination, la (Qanat Fadh 'Ubbad Al-Baghdadi Wal-Hashemi), un canal de diffusion Telegram tenu par des transfuges de l'ÉI, affirme qu'une autre de ses kounyat serait . Elle cite également le nom , sans préciser s'il s'agit de son véritable nom ou d'un pseudonyme utilisé dans ses activités clandestines. Elle le présente également comme le de l'amniyat de Sinjar. Cette indication suggère une implication dans les massacres de Sinjar et le génocide des Yézidis en 2014, voire une proximité avec leur organisateur, Abdallah Qardash, devenu par la suite le deuxième calife de l'EI.

Mi-, deux responsables américains affirment à NBC News que , chef de la branche somalienne de l'État islamique, en 2023. Toutefois, plusieurs analystes et chercheurs spécialisés en contre-terrorisme (Aaron Y. Zelin, Caleb Weiss, Tore Hamming etc.) émettent l'hypothèse que Mumin aurait plutôt été nommé à un poste opérationnel de haut niveau, comme celui de directeur général des provinces, plutôt que comme calife. Le , un post sur la indique que des . Fin , un rapport des Nations unies sur Daech et al-Qaïda fait savoir que .

Chef de l'État islamique Selon le porte-parole de Daech, , l'instance dirigeante de l'organisation, appelée Conseil consultatif (en , ), s'est réunie après la mort d'Abou al-Hussein al-Qourachi et a désigné Abou Hafs comme son successeur au poste de , ce qu'il a immédiatement accepté. Cette nomination est annoncée le , à , dans un enregistrement audio d'une trentaine de minutes publié sur Telegram. Le surlendemain, Abou Hafs commence à recevoir des serments d'allégeance des provinces de Daech, à commencer par celle d'Irak. Le , c'est au tour des provinces ouest-africaine, somalienne et yéménite de lui jurer allégeance. Les séances d'allégeance (regroupant chacune une dizaine de combattants) font systématiquement l'objet de photographies qui sont par la suite relayées par des sites de propagande terroristes comme Al-Raud..

Références

Catégorie:Date de naissance non renseignée (XXe siècle) Catégorie:Membre de l'État islamique Catégorie:Chef d'une faction armée islamiste