Hans Joachim Bamler (né le à Berlin et mort le à Neuruppin) est un espion allemand qui agissait pour le compte de la République démocratique allemande (RDA) en France. Il est "Rézidiente" de la Hauptverwaltung Aufklärung de la Stasi à Paris. Il est condamné en 1966 à 18 ans de prison pour espionnage au profit de la RDA puis libéré en 1974 dans le cadre d'un échange d'agents.
Biographie Le père de Hans-Joachim Bamler, Rudolf Bamler, travaille au ministère des Affaires étrangères et de la Défense allemand jusqu'en 1938. Sa mère est infirmière. Elle est placée sous le régime de la Sippenhaft après que son mari, lieutenant général de la Wehrmacht en captivité soviétique en 1944, ait fait défection à la Ligue des officiers allemands et au Comité national de l'Allemagne libre. Elle est décédée en des suites de son emprisonnement dans le camp de concentration de Dachau lors d'une marche de la mort vers le Tyrol.
Bamler fréquente l'école primaire à Königsberg et Berlin-Steglitz jusqu'en 1935 puis le lycée à Berlin, Vienne et Sopot et obtient le baccalauréat en 1943. Cette même année, il adhère au Parti national-socialiste des travailleurs allemands Eigenangabe Rudolf Bamler im Fragebogen der Hauptverwaltung für Ausbildung vom 28. September 1950 page 3.. Jusqu'en 1945, Bamler participe aux combats, atteignant le grade de lieutenant. En , il est fait prisonnier par les Américains, mais est relâché dès la fin de la guerre. De 1945 à 1949, il suit une formation de teinturier et de développeur de film chez Müller und Schulten à Stuttgart, puis étudie dans une école d'ingénieurs textiles à Reutlingen.
En 1950, Bamler s'installe à Eggesin en République démocratique allemande où il est officier dans la caserne de la police populaire. Puis de 1955 à 1962, il occupe divers postes de concepteur de programmes ou de régisseur publicitaire dans le secteur culturel à Berlin.
À partir de 1963, Bamler travaille dans l'Hauptverwaltung Aufklärung de la Stasi. De 1964 à 1966, il est "Rézidiente" à Paris Gespräch mit Hans-Joachim Bamler sur www.triller-online.de,consulté le 6 septembre 2012. En 1966, Bamler est arrêté par la police française et condamné à 18 ans de prison pour espionnage pour le compte d'une puissance étrangère. Sa femme, Marianne Bamler qui travaillait également pour la RDA dans les services de renseignement, est arrêtée avec lui et condamnée à 12 ans d'emprisonnement. En , à l'occasion d'un échange d'agents, Bamler est libéré et autorisé à émigrer en RDA Wie ein Ex-Spion den Agenten-Austausch erfand, Die Welt, 9. juillet 2010, consulté le 6. septembre 2012. De 1974 à 1979, il reprend son activité à la Stasi à Berlin et prend sa retraite avec le grade de major Klaus Eichner, Gotthold Schramm (Hrsg.): Kundschafter im Westen, Rezension Rosemarie Müller-Streisand, consulté le 12. juin 2013. Hans-Joachim Bamler est décédé le à Neuruppin dans le Brandebourg Hans-Joachim Bamler gestorben. Meldung auf jungewelt.de le 24 avril 2015 (consulté le 24 avril 2015)..
Souvenirs Hans-Joachim Bamler: Top-Spione. Die erste NATO-Residentur. In: Klaus Eichner, Gotthold Schramm (Hrsg.): Kundschafter im Westen. Spitzenquellen der DDR-Aufklärung erinnern sich. Texte v. 'Alfred', Marianne u. Hans-Joachim Bamler u. a. Edition Ost, Berlin 2003 .
Bibliographie Wolfgang Hartmann: Hans-Joachim Bamler. In: Wer war wer in der DDR? 5ème édition. Volume 1. Ch. Links, Berlin 2010 . Peter Böhm : Spion bei der NATO. Hans-Joachim Bamler, der erste Resident der HVA in Paris.. Édition Ost, Berlin 2014 .
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes
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