La sécheresse éclair (on parle aussi d'effet sèche-cheveux) est un phénomène de sécheresse intense et rapide, sur quelques jours ou quelques semaines., desséchant d'un coup les végétaux et les rendant inflammables. Le terme (.) a été proposé en 2001.THE DROUGHT MONITOR, article publié le 01/08/2002, par Mark Svoboda, Doug LeComte, Mike Hayes, Richard Heim, Karin Gleason, Jim Angel, Brad Rippey, Rich Tinker, Mike Palecki, David Stooksbury, David Miskus et Scott Stephens. par Mark Svoboda, directeur du National Drought Mitigation Center..
Causes et détections des sécheresses éclairs Les sécheresses éclairs seraient causées par un manque de pluie, avec des températures élevées accompagnées de vents puissants. Ces deux derniers facteurs combinés accentuent l'évapotranspiration. Les sols perdent leur humidité, obligeant les végétaux à augmenter leur respiration, le vent évacue l'humidité résiduelle, le risque d'incendie est très élevé.
En 2009, un index de mesure de l'humidité du sol est proposé pour mesurer le stress lié au manque d'eau dans le sol et alerter avant l'apparition d'une sécheresse éclair.
En 2015 et 2016, deux types de sécheresses éclairs sont identifiés (onde de chaleur, et déficit de précipitation, ).
Le , une méthodologie de détection des sécheresses éclairs est établie à partir d'indications sur l'évaporation d'eau.
Le , un article publié dans Atmosphere propose un outil de détection des sécheresses éclairs.
Répartition géographique Selon l'article de Science du , 74 % de la planète serait concernée par le risque de sécheresse éclair.
Ces phénomènes sont constatés de plus en plus souvent en Asie du Sud et du Sud-Est et dans le centre de l'Amérique du Nord.
Aux États-Unis En 2019 : le , un article dans établit les caractéristiques des sécheresses éclairs en partant des relevés établis par l'observatoire des sécheresses aux États-Unis () : à la différence des sécheresses étendues dans le temps, les sécheresses éclairs sont plus probables selon les saisons et les aires géographiques le , cette idée de moment et de lieu propice aux sécheresses éclairs est développée dans un article de Environmental Research Communications qui confirme des pics de sécheresses éclairs avec par exemple les mois de mai et juin sur l'ouest, et de juillet et août sur l'est des États-Unis.
En France Le , l'agroclimatologue Serge Zaka alerte sur un risque de sécheresse éclair de type onde de chaleur () concernant le Centre-Ouest de la France ; phénomène qu'il décrit comme ; le chercheur, dans le même message, indique qu’en France, le principal cas documenté de sécheresse éclair est celui du 28 juin 2019.
Évolution des sécheresses éclairs Le , un article établit l'augmentation des sécheresses éclairs en Chine sur la période 1998-2010 en lien avec le réchauffement climatique et surtout dans des zones humides, où les gens ne sont pas préparés à ce risque.
Le , une étude dans Nature Communications, dirigée par des chercheurs de l’Université polytechnique de Hong Kong avec des chercheurs de l’Université du Texas à Austin observe sur les deux dernières décennies un chiffre stable d'apparition des sécheresses éclairs, mais avec des durées de plus en plus courtes.
Le , une étude dans Science constate l'accélération et l'intensification des sécheresses depuis les années 1950. Xing Yuan, chercheur à et l'un des auteurs de l'article constate que si tous les types de sécheresses progressent, les sécheresses éclairs sont particulièrement en augmentation, notamment en Europe, dans l'Asie du Nord et de l'Est, le Sahel et la côte occidentale de l'Amérique du Sud, laissant peu de temps d'adaptation aux humains et aux végétaux.
Le , un article dans Nature Communications se fonde sur les scénarios du réchauffement climatique pour prédire des apparitions plus fréquentes des sécheresses éclairs.
Notes et références
Article connexe Crue soudaine
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