Waraqa ibn NawfalSon nom complet est : Waraqa ibn Nawfal ibn Asad ibn Abd al-Uzza ibn Qasi Al-Qorshy (Arabe: ) ( ?- 610), ou simplement Waraqa, est le cousin de Khadija, première épouse de Mahomet. Waraqa était, selon certaines sources traditionnellesL'islam : histoire des origines et histoire califale La tradition musulmane, pour sa part, préférera reporter cette connaissance des Écritures de la première épouse du Prophète sur un prétendu cousin de Khadîdja, Waraqa, fils de Nawfal, dont elle fait un hanîf, c'est-à-dire un monothéiste qui ne serait ni juif ni chrétien. En fait, il semble bien que Waraqa ait été tout simplement un chrétien., un converti au christianisme, prêcheur à la Mecque, qui y mourut en chrétien. Il aurait reconnu la mission prophétique de Mahomet.

Biographie traditionnelle

Waraqa est un personnage présenté dans les sira, biographies musulmanes traditionnelles de Mahomet, qui en parlent fort élogieusement. Néanmoins, hormis le récit de sa reconnaissance de la mission prophétique de Mahomet, celles-ci ne fournissent que peu d'informations d'ordre biographique, selon les historiens musulmansC.A, "Waraqa b. Nawfal", Dictionnaire du Coran, 2007, Paris, p. 929 et suiv.. La plupart des informations sur cette figure proviennent d'Ibn Ishaq (), dont certaines peuvent posséder une dimension légendaire et en quelques occasions certains aspects anachroniques"Warakab. Nawfal", Encyclopedia of islam, vol. 11, p. 142..

Waraqa aurait, dès l'époque préislamique, renié le culte des idoles et se serait engagé dans la recherche de la hanifiyya avec trois autres personnages. Trois d'entre elles devinrent chrétiennes. Converti en Syrie, il serait un grand connaisseur des Écritures. Selon les récits traditionnels, Mahomet fut bouleversé par les premières révélations. Il craignait d'être possédé par un djinn, à l'instar des Kâhin que des djinns inspiraient à réciter des poèmesMaxime Rodinson, Mahomet (2002). et svt.Kazimirski, Le Coran ; éditions Garnier Flammarion, 1970, 508 pages. . (Les habitants de la Mecque firent la même critique plus tard, et le Coran réconforta Mahomet lors de la seconde révélation disant Tu n'es pas possédé par un Démon)... Il se confia alors à son épouse Khadija qui lui conseilla de rencontrer Waraqa, son proche parent (son oncle ou son cousin selon les récits). Celui-ci aurait alors, devant celle-ci puis devant Mahomet reconnu son caractère prophétique et lui apporta son soutien. Certains historiens, pour expliquer l'absence de récit de conversion à l'islam, avancèrent la thèse que Waraqa serait mort peu après. D'autres récits de sa mort existent.

Interprétations Si les recensions rapportées par les différents auteurs différent légèrement, elles ont le point commun d'être une reconnaissance de la mission de Mahomet par un "représentant de la tradition chrétienne". Cette rencontre avec Waraqa peut être rapprochée de la rencontre avec Bahira. Le vocabulaire utilisé dans les récits liés à Waraqa renvoie à l'évangile de saint Jean et à l'annonce du Paraclet que cite à proximité Ibn Isham, qui s'inspire d'Ibn Ishaq. Cette annonce de Mahomet comme étant le Paraclet est "un thème de l'apologétique musulmane" et s'accompagne, en corollaire, de la thèse de la falsification des écritures.

qu'aurait dit Waraqa en rencontrant Mahomet a été étudié par plusieurs auteurs. Le vocabulaire utilisé serait, pour Baumstark, . Les arguments de Baumstark ont été critiqués par GriffithCl. Gilliot, "Une reconstruction critique du Coran ou comment en finir avec les merveilles de la lampe d’Aladin", M. Kropp (ed.), Results of contemporary research on the Qurʾān. The question of a historio-critical text, Beyrouth, 2007, p. 33-137.. Cette référence montre, pour Gilliot, la présence de personnes à La Mecque informées sur le judaïsme, et une diversité de langues. L'hypothèse d'un soutien de Waraqa dans la mise au point des révélations pourrait faire, pour ce même auteur du Coran un .

Dans l'apologétique chrétienne, Waraqa est décrit comme un moine hérétique, au point d'être confondu avec la figure de Bahira. Pour Joseph Azzi, Waraqa était un prêtre ébionite, directeur spirituel de Mahomet qui s'en serait détourné pour fonder un État musulman. D'autres recherches tendent à faire penser qu'il était Nazaréen (ébionite) ou judéo-nazaréenthèse d'Édouard-Marie Gallez, le Messie et son prophète, soutenue en 2004 à l'Université Marc Bloch de Strasbourg. Pour Gilliot, Waraqa appartient à la catégorie des avec qui .

Références

Voir aussi Articles connexes Bahira Origines de l'islam

Liens externes

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