vignette|redresse| Pañuelo du début du au Metropolitan Museum of Art (États-Unis). vignette|redresse| Pañuelo du début du en fibre de piña brodée, au Honolulu Museum of Art (États-Unis).

Le (de l'espagnol paño + -uelo), ou alampay, est une écharpe ou un châle philippin brodé à la manière d'une dentelle, porté sur les épaules par-dessus la (chemisier). De forme carrée, ils sont portés pliés en triangle. Les pañuelos sont les prédécesseurs directs du châle de Manille.

Description Les sont traditionnellement fabriqués à partir de textiles transparents ressemblant à de la dentelle tissés à partir de fibres d'abaca. De forme carrée, ils sont portés pliés en triangle. Ils comportent généralement des broderies florales (utilisant des techniques telles que , et ). En plus de la fibre indigène d'abaca, ils peuvent également être fabriqués à partir de fibre de piña, acquise à partir d'ananas introduits par les Espagnols. Ils comportent également des bordures de dentelle ou des franges nouées, un élément espagnol lui-même acquis des Maures..

Ils font partie intégrante et distinctive de l'ensemble traditionnel baro’t saya des roturiers philippins et du (un type de costume) des femmes philippines aristocratiques (avec un châle comme une jupe dit et les éventails ), car ils permettent de couvrir le décolleté relativement bas de la chemise traditionnelle (). Portés aux et , ils sont par la suite plus rarement utilisés dans des variations modernes de la robe terno..

Histoire Le vient des châles traditionnels des Philippines préhispaniques connus sous le nom d. Il est porté comme couvre-chefs ou cache-cou chez les femmes tagalog. Il continue à être porté durant la période espagnole, avec des motifs d'origine européenne. C'est également un produit luxueux exporté par les galions de Manille vers la Nouvelle-Espagne et l'Europe, parfois comme cadeau à la royauté.

Le est copié par les commerçants chinois aux et siècles et vendu aux Philippines, en Espagne et dans d'autres colonies espagnoles. Ces copies sont en soie avec des broderies de motifs chinois. Devenus extrêmement populaires aux Philippines, ils sont rapidement adoptés par les femmes de la classe supérieure de Luzon. Également connus sous le nom de châle de Manille, ils deviennent des produits d'exportation de luxe très recherchés peu de temps après être arrivés en Amérique... Il semblerait qu'ils ont influencé les conceptions ultérieures du rebozo en Amérique latine..

Usages modernes Depuis les années 1930, le fait partie du (costume) moderne. Durant l'époque contemporaine, le peut encore être porté avec le , en particulier chez les femmes âgées. Le ou l' font partie intégrante des uniformes de l'église Iglesia ni Cristo portés par les diaconesses dans toutes les congrégations locales aux Philippines. Le terno blanc (ou saya en philippin) ressemble à ses premiers uniformes de diaconesse dans les années 1930. Ils peut être décoré de broderies ou avoir des motifs simples.

Notes et références

Annexes Articles connexes Châle Châle de Manille Fichu Tagalog Barong

Catégorie:Mode au XIXe siècle Catégorie:Mode au XVIIIe siècle Catégorie:Costume traditionnel philippin Catégorie:Châle, foulard et écharpe Catégorie:Cou dans la mode Catégorie:Couvre-chef