Le d'automitrailleuses () est une unité motorisée de la cavalerie française. Créé en 1933 sous le nom de d'automitrailleuses, le prend son nom définitif au début de la Seconde Guerre mondiale et disparait à la fin de la bataille de France.
Historique
d'automitrailleuse Le est créé le par réunion de deux escadrons d'automitrailleuses de cavalerie : le et le . En garnison à Orléans, il est le régiment d'automitrailleuses de la de cavalerie.
Le groupe reçoit différents types de véhicules, comme l'automitrailleuse de reconnaissance (AMR) Citroën-Kégresse P28 (en service en 1933-1934) ou la voiture blindé radio Berliet VUDB4 (testée vers 1937). En 1934, le régiment reçoit 15 AMR 33. Parmi ses escadrons, deux sont équipés d'automitrailleuses, l'un d'automitrailleuses de découverte (AMD), l'autre mixte automitrailleuses de combat (AMC)/automitrailleuses de combat. Il reçoit des AMR 35 en remplacement des AMR 33 à partir de la fin de l'année 1937.
En , le quitte Orléans pour rejoindre Troyes. Il est en effet envisagé de transformer la de cavalerie en division légère mécanique, le devenant un régiment de combat sous le nom de de cuirassiers.
Mobilisation En , le d'automitrailleuses est mobilisé et prend le nom de . Il est formé de deux groupes d'escadrons. :
d'escadrons - chef d'escadron Balny d'Avricourt d'automitrailleuses de découverte (AMD) : 13 AMD 35 Panhard - capitaine Chevalier moto : 52 motos - capitaine de Laporte moto : 52 motos - lieutenant Millot d'escadrons - chef d'escadron de Gasquet d'automitrailleuses de reconnaissance (AMR) : 22 Hotchkiss H35 - capitaine d’Épenoux d'automitrailleuses de combat (AMC) : 13 Hotchkiss H35 - capitaine Jouiton d'automitrailleuses de reconnaissance : 21 AMR 35 - capitaine de Beaufort puis Bauchet Escadron hors-rang - capitaine Aubiban
Le d'escadrons est partiellement mobilisé à Troyes par le centre mobilisateur de cavalerie et le partiellement mobilisé à Angers par le centre mobilisateur de cavalerie .
Réorganisations En , le AMR passe au de dragons portés. Les et échangent leur désignations et une partie de leurs chars H35 : le devient escadron AMC, doté de 14 H35, et le devient escadron AMR, doté de 21 H35.
Le , le AMR devient AMR et le moto moto. En , le AMR passe au de dragons portés. La de cavalerie devient au même moment la légère (puis légère de cavalerie en mars).
Au début de la bataille de France, le a donc l'organisation suivante :
d'escadrons (découverte et motocyclistes) - chef d'escadron d'Astorg AMD : 13 AMD 35 Panhard - capitaine Garnier moto : 50 motos - capitaine de Verdelon d'escadrons (combat et motocyclistes) - chef d'escadron de Gasquet AMR : 14 Hotchkiss H35 - capitaine d’Épenoux moto : 50 motos - capitaine de Vibraye Escadron hors-rang - capitaine Aubiban
Campagne de mai 1940
Reconstitution Le est reconstitué début avec deux escadrons et cinq AMD 35 Panhard lorsque les restes de la sont transformés en légère mécanique. L'effectif est augmenté le et le régiment compte quatre escadrons :
mixte : deux pelotons AMD et deux pelotons motos - capitaine Garnier mixte : un peloton AMD (sur deux prévus) et deux pelotons motos - lieutenant de Champeaux mixte : deux pelotons AMD et deux pelotons motos - capitaine Lemaigre-Dubreuil Escadron antichar : deux canons de 25 et quelques motos - lieutenant Grand Rive Escadron hors-rang : peloton de commandement et services généraux
Le régiment compte treize AMD 35 Panhard mais seulement trois du modèle classique : neuf sont des automitrailleuses simplement armées de fusil-mitrailleurs faute de tourelle et une est un exemplaire unique doté d'une nouvelle tourelle conçue en deux jours par Renault et équipée d'un canon de 47 SA 35.
Les pelotons motos sont principalement équipés de side-cars Indian CAV (52 au ), avec quelques Gnome et Rhône XA et AX2. Le régiment dispose aussi de 20 motos solos Royal Enfield WD/C, de camions tous chemins GMC ACK 353 et de camions routiers Studebaker K 25 ou Citroën type 23.
Combats en juin
Le , le régiment récupère deux AMC 35 abandonnées à La Souterraine. Le lendemain, le régiment est renforcé par fusion avec les SOMUA S35 du groupement de La Roche, l'unité de chars de la . Le régiment est à Saint-Étienne-de-Fursac le , jour du cessez-le-feu consécutif à l'armistice du 22 juin 1940.
Le régiment rejoint ensuite La Chapelle-Baloue en juillet. Il est dissous le et ses éléments non démobilisés rejoignent le de dragons de l'Armée d'armistice.
Insigne Le premier insigne du , fabriqué à partir de 1935 comme insigne de poitrine et peint à partir de 1936 sur les véhicules, montre un heaume de face dans un fer à cheval. Le heaume à deux plumets est hérité de l'emblème du d'autos-mitrailleuses de cavalerie (EAMC), le fer à cheval de celui du .
Le second insigne (1937) est légèrement modifié : le heaume passe de profil et le fer à cheval est ailé.
En 1939, un nouvel insigne est conçu pour le : un bouclier carré, avec un fer à cheval ailé surmonté du heaume empanaché. Le bouclier fait référence au blindage des automitrailleuses.
Décorations
Croix de guerre 1939-1945 avec deux palmes.
Personnalités ayant servi au ou au
Joseph d'Astorg, résistant mort en déportation
Guy Grout de Beaufort, général
Références
Bibliographie
. .
Voir aussi
Cavalerie française pendant la Seconde Guerre mondiale
Dragon porté Grades de l'Armée de terre française
Catégorie:Unité militaire française de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Unité de cavalerie française dissoute Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1933 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1940 Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1939-1945