Thérèse Lamartine est une écrivaine québécoise, libre penseuse et féministe essentialiste née dans la ville de Québec en . Formée en journalisme et en communication, elle détient une maîtrise en cinéma de l’Université de Montréal.
Biographie Thérèse Lamartine (née Thérèse Martin) rompt avec une tradition séculaire et adopte le matronyme Lamartine. Durant presque 40 ans, demeurée fidèle à son choix fondamental, elle utilise ce nom sans changement légal puisque les règlements l’interdisent. En , le Directeur de l’état civil du Québec a acquiescé à sa requête de changement de nom devant l’évidence de son identité bâtie au fil de toutes ces années.
En octobre , première Année internationale de la femme proclamée par les Nations unies, elle co-fonde à Montréal la Librairie des femmes d’ici, deuxième librairie francophone des femmes au monde, peu après celle de Paris en mai , et lieu de reconnaissance des réalités multiples des femmes d’où est né entre autres le Regroupement des femmes québécoises. En 2003, Andrée Yanacopoulo publie l'histoire du Regroupement et souligne le rôle de la Librairie des femmes d'ici : « Et de fait, elle était devenue en l'espace d'un an un des points centraux de la vie et de l'intérêt des femmes, militantes ou sympathisantes.
Pendant plus de vingt ans, elle travaille à promouvoir les droits des femmes au sein du gouvernement canadien. En , elle est nommée directrice de Condition féminine Canada au Québec et au Nunavut , poste qu’elle occupera jusqu’en .
Depuis, elle publie essais, romans, théâtre, et collabore à plusieurs ouvrages collectifs qui promeuvent la vie, les intérêts, les créations, les luttes des femmes. En , elle joint l’équipe de collaborateurs de la revue d’études littéraires québécoise Nuit blanche.
En , elle reprend, trente ans plus tard, une recherche amorcée entre 1979-1981 sur les réalisatrices de cinéma, du début de l’histoire du cinéma en jusqu’en , dans tous les pays du monde. Ce travail est paru sous Elles, cinéastes… ad lib. Son projet intitulé Dictionnaire universel des femmes réalisatrices de cinéma s'inscrira à la suite de cette recherche et compte aujourd’hui cinéastes qui ont signé au moins un long-métrage (fiction, documentaire, animation, art et essai).
Œuvres Essais Elles, cinéastes… ad lib. 1895-1981, Les éditions du Remue-Ménage, coll. De mémoire de femmes, 1985, 441 p. . Le féminin au cinéma, préface d’Anne Claire Poirier et Christian Duguay, Sisyphe, coll. Contrepoint, 2010, 151 p. . Une planète en mal d’ɶstrogène. Femmes et hommes du 21e siècle, préface de France Théoret, M Éditeur, coll. Mouvements, 2020, 283 p. . Justice sera-t-elle enfin rendue ? Weinstein, Matzneff, Rozon et les autres, M Éditeur, coll. Mouvements, 2021, 198 p. .
Romans Soudoyer Dieu, Les éditions JCL, 2009, 217 p. . Le silence des femmes, Triptyque, 2014, 307 p. et .
Théâtre Autodestruction, mise en scène Pierre Valiquette, à l’affiche au Centre culturel Calixa-Lavallée à Montréal, du 8 au . Dolce agonia, avec Ginette Éthier, mise en scène Pierre Valiquette, adaptation du roman de Nancy Huston, à l’affiche à l’Espace 4001 à Montréal, du 4 au .
Récit Les femmes de la honte, collaboration à l’ouvrage de Samia Shariff, Les éditions JCL, 2009, 285 p.
Prix Prix du concours de la nouvelle de la Société des écrivains francophones d’Amérique en 2019, pour la nouvelle littéraire Masculin singulier
Notes et références
Liens externes
Catégorie:Fonctionnaire canadien Catégorie:Féministe québécoise Catégorie:Féministe universaliste Catégorie:Naissance à Québec Catégorie:Naissance en 1948