Kick, ou Kick.com, est une plateforme australienne de streaming de vidéo en direct.
Fondée en 2022 par les cofondateurs de Stake, Bijan Tehrani et , elle se veut un concurrent de Twitch avec un accent sur une modération plus laxiste et des parts de revenus plus élevées pour les streameurs..
Kick est surtout connue pour ses frais de revenus de 5 %, parmi les plus bas entre les plateformes de streaming, ainsi que ses accords de 2023 avec plusieurs streamers autrefois importants sur Twitch, tels que Hikaru Nakamura, Adin Ross, Amouranth, Ilyas El Maliki, xQc.et JeanPormanove.
En , Kick compte en moyenne 235 000 diffusions en direct par jour. Kick est une filiale de l'entreprise australienne de Easygo Entertainment (développement de jeux pour les casinos virtuels), dont les principaux actionnaires sont Bijan Tehrani et Ed Craven.
Histoire Kick est fondée le par Bijan Tehrani et , les cofondateurs du casino en ligne Stake. Certaines sources affirment également que le streamer américain Tyler Faraz Niknam aussi connu sous le pseudonyme est un investisseur minoritaire ou un de leurs conseillers.
Partage des revenus et salaire La répartition des revenus de Kick est de 95 % pour le streamer et de 5 % pour la plateforme, parmi les plus généreuses du streaming. La répartition de Kick est souvent comparée à l'ancienne répartition 50-50 de Twitch entre les créateurs et la plate-forme, et moins fréquemment avec YouTube prenant une commission de 30 % des diffuseurs en direct. La popularité de Kick dans sa répartition des revenus a été créditée par Forbes (2023) pour avoir poussé Twitch à introduire un modèle de répartition des revenus 70-30 pour certains créateurs.
Kick a proposé de payer tous ses streamers toutes les heures s'ils remplissent certaines conditions ; si cette proposition est adoptée, il deviendrait le premier service de streaming à le faire. Les conditions incluent que le streamer soit actif pendant au moins quatre heures par jour sur trente jours par mois, que le streamer soit éveillé et interagisse avec le chat, que le streamer ait une webcam sur le visage et qu'il ait l'âge de la majorité. Tous les créateurs de contenu sur Kick qui remplissent les quatre conditions seraient payés 16 dollars américains par heure de streaming.
Offres de streaming Le streamer américain a été l'une des premières grandes personnalités du streaming à attirer l'attention pour rejoindre la plate-forme après avoir été déjà banni de Twitch pour avoir joué pendant ses streams. En , il révèle qu'il avait gagné 16 000 $ avec 3 500 abonnés du site au cours de ses dix premiers jours de streaming sur la plateforme. Trainwreck a également été rejoint par Adin Ross, qui a révélé le qu'il avait signé un accord de streaming avec Kick pour un montant non divulgué. Ross a affirmé que son accord à l'époque était le plus important de l'histoire du streaming, mais a nié qu'il dépassait 150 millions de dollars américains.
Le , Kick signe un accord non exclusif avec le grand maître international d'échecs Hikaru Nakamura.
En , BruceDropEmOff annonce s'être associé avec Kick, sans que le montant de l'accord ne soit divulgué.
Le , il a été annoncé que xQc avait signé un accord non exclusif de 70 millions de dollars sur deux ans avec la plateforme, avec des incitations qui pourraient augmenter la valeur de l'accord à 100 millions de dollars. Cela a fait de la signature de xQc to Kick le plus gros contrat de streaming, dépassant le contrat d'exclusivité de 50 millions de dollars de Ninja avec le défunt Mixer, propriété de Microsoft, et dépassant encore le contrat de deux ans de LeBron James avec les Lakers de Los Angeles.. Deux jours plus tard, le , Kick a signé avec Amouranth, bien que les détails de cet accord n'aient pas été divulgués.
Le , le streamer et commentateur politique Destiny annonce un partenariat non exclusif de 12 mois avec Kick pour un montant à 7 chiffres non divulgué.
En , MrBeast récolte 12 millions de dollars lors d'une levée de fonds caritative diffusée en direct sur Kick.
Parrainages En , Alfa Romeo F1 Team signe un contrat de sponsoring pluriannuel avec Kick. Le nom et le logo de Kick remplaceront ceux de Stake (sponsor principal d'Alfa Romeo) dans les pays où les publicités sur les jeux d'argent et les paris sportifs ne sont pas autorisées en tant que « Alfa Romeo F1 Team Kick ». En juin, Sauber Esports annonce un partenariat avec Kick pour former « Alfa Romeo F1 Team KICK Esports ». Alfa Romeo a couru une livrée Kick révisée appelée la « livrée perturbatrice » au Grand Prix de Belgique 2023. En août, Kick conclut un autre accord commercial dans l'industrie du sport, signant cette fois un partenariat pluriannuel avec le club de Premier League Everton pour devenir le sponsor officiel des manches du club.
En , Stake, la maison-mère de Kick, devient sponsor officiel du club d'esport français Vitality. Les maillots de l'équipe vendus en France arborent le logo Kick.
Controverses Dans Mediapart en , selon une enquête de Bérénice Gabriel et Marie Turcan, la plateforme Kick est devenue un refuge lucratif pour des streamers bannis de la plateforme Twitch en raison de pratiques de pathostream interdites, telles que des saluts nazis ou des humiliations.. . Les journalistes relèvent notamment le cas de Marvel Fitness, condamné en 2020 pour cyberharcèlement.. France Inter souligne une sur Kick, permettant la diffusion de contenus très lucratifs basés sur l'humiliation en direct.
Mort de Jean Pormanove
Dans Mediapart en , les deux journalistes auteurs de l'enquête (Bérénice Gabriel et Marie Turcan) évoquent en particulier la chaîne « Jeanpormanove » qui compte alors plus , ce qui en fait la première chaîne de Kick. Elle met en scène deux hommes originaires des quartiers populaires niçois qui en humilient deux autres, dont l'un est handicapé sous curatelle, en fonction de ce que demandent les abonnés de la chaîne.. Ces humiliations présentées comme des « jeux » incluent claques, décharges électriques, seaux d’eau froide, et humiliations verbales, notamment à travers les « questions pour un golmon ». En , « Jeanpormanove » est banni deux fois de Kick, une fois pour saluts nazis et une autre fois pour des claques en direct.
À la suite de l'article de Mediapart, une enquête est ouverte pour « violences volontaires en réunion sur personnes vulnérables (…) et diffusion d’enregistrement d’images relatives à la commission d’infractions d’atteintes volontaires à l’intégrité de la personne ». L'un des deux hommes violentés décède en direct dans la nuit du 17 au . Une enquête judiciaire visant à rechercher les causes de sa mort est ouverte par le parquet de Nice.
Le , Kick annonce avoir banni et assure avoir et entrepris . Le , Kick publie un communiqué dénonçant ce que l'entreprise estime être une campagne de "désinformation" menée par certains "politiques français", indiquant n’avoir "jamais reçu de demande de retrait de contenus ou de fermeture de compte que nous aurions rejetées".
Respect de la législation européenne En , l'Agence fédérale des réseaux allemande adresse à Kick une requête lui demandant de désigner un représentant légal et un point de contact pour les autorités, comme l’exige le règlement européen sur les services numériques (DSA). Le , Kick désigne un représentant légal en Europe à Malte, qui est alors contacté par l'Arcom.
Le , le tribunal judiciaire de Paris rejette la demande de blocage de la plateforme formulée par le gouvernement français sur le fondement de l'article 6-3 de la loi LCEN. Le Tribunal estime qu'.
Le , le Parquet de Paris a annoncé l'ouverture d'une information judiciaire visant Kick.
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Notes et références
Liens externes
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