Meyer Rosner (dit Pierre Mily, dans la Résistance), né le à Paris et mort fusillé le par les allemands au camp de Souge en Gironde, est un étudiant juif français, membre du réseau FTPF du Gers, comme agent de liaison. Biographie Meyer Rosner est né le à ParisROSNER Meyer. Association du Souvenir des Fusillés du Souge.PLAQUE À LA MÉMOIRE DE MEYER ROSNER, PUTEAUX (HAUTS-DE-SEINE. museedelaresistanceenligne.org..
Meyer Rosner est un étudiant à Paris avant la déclaration de la Seconde Guerre mondiale. Seconde Guerre mondiale Avec le début de la Seconde Guerre mondiale, Meyer Rosner et sa famille s'installent dans le Gers. Eux habitent à Seissan et lui à Barran distant de 27 km. La Résistance Le , il entre dans le FTPF du Gers, comme agent de liaison. Il prend le nom de Pierre Emily. Il a 18 ans et 2 jours. Arrestation et exécution Le , sa mission est de prévenir des résistants que des arrestations vont avoir lieu ce même jour. Il part à bicyclette sur la route d’Eauze (Gers) à Auch (Gers) et est arrêté par la Gestapo, comme maquisard.
Il est interné à Auch, puis à Toulouse (Haute-Garonne) à la prison Saint-Michel.
Le Dominique Mazon, Jean Lavie & all., Les 256 de Souges. Fusillés de 1940 à 1944., , Le Bord de l'eau, Lormont, septembre 2014 ., Meyer Rosner est enfermé avec sept cent deux résistants, dont soixante deux femmes, dans les wagons bétaillers du convoi dit « train fantôme ». Le lendemain, le train, à destination de Dachau, se dirige vers Bordeaux, la ligne vers Lyon ayant été détruite. Pris pour un convoi militaire, il est bombardé par l'aviation britannique en gare de Parcoul-Médillac, près d'Angoulême. La locomotive détruite, il y reste stationné cinq jours. Le train revient à Bordeaux le . Les prisonniers restent plus de soixante heures en gare Saint-Jean, enfermés près du dépôt des locomotives dans les wagons bétaillers mais ravitaillés par le Secours national.
Dans la nuit du 12 au 13, ils sont, au bout d'une grande demi-heure de marche en rangs, entassés dans la synagogue de la ville transformée par les autorités allemandes en annexe insalubre de la prison du Hâ. La Fête nationale y est hardiment célébrée par une harangue du militant SFIO Noël PeyrevidalDominique Mazon, Jean Lavie & all., Les 256 de Souges. Fusillés de 1940 à 1944., , Le Bord de l'eau, Lormont, septembre 2014 . juché sur la tébah puis une Marseillaise suivie d'un chahut. Le , dix prisonniers, Pierre Fournera, Noël Peyrevidal, l'inspecteur Robert Borios, Litman Nadler, étudiant émigré de Roumanie, le réfugié espagnol José Figueras Almeda, André Guillaumot, Marcel Jean-Louis, Emilio Perin, Joseph Uchseraet Albert Lautman, en sont extraits et conduits au fort du HâF. Nitti, 8 chevaux 70 hommes, , Éditions Chantal, Perpignan, avril 1945.. Ils y rejoignent un groupe de trente six autres détenus, des maquisards qui ont été sélectionnés sur dossier par le Kommando IV de la Sicherheitspolizei de Bordeaux, , que dirige le lieutenant S.S. Friedrich-Wilhem Dohse. Ils reçoivent chacun un carton « Zum Tode verurteilt ».
Le après midi, les condamnés sont emmenés au camp de Souge, qui se trouve à vingt cinq kilomètres à l'ouest du centre de Bordeaux, sur le territoire de la commune de Martignas-sur-Jalle, pour y être fusillés le soir même avec deux autres prisonniers. L'officier de garde français refuse de former le peloton d'exécutionau prétexte que l'autorité dont émane l'ordre n'est pas mentionnée sur celui ciDominique Mazon, Jean Lavie & all., Les 256 de Souges. Fusillés de 1940 à 1944., , Le Bord de l'eau, Lormont, septembre 2014 .. Le lendemain , le chef du convoi, l'Oberleutnant de la Wehrmacht Baumgartner, ne réussit pas à rassembler les gendarmes mobiles et ce sont des sous-officiers de la Feldgendarmerie qu'il commande pour procéder à ce qui est, aux termes du chapitre II de la Convention de La Haye relatif aux prisonniers de guerre, un crime de guerre. Les condamnés, conduits à un des deux sites d'exécution, sont attachés chacun à son tour à un des dixDominique Mazon, Jean Lavie & all., Les 256 de Souges. Fusillés de 1940 à 1944., , Le Bord de l'eau, Lormont, septembre 2014 . poteauxDominique Mazon, Jean Lavie & all., Les 256 de Souges. Fusillés de 1940 à 1944., , Le Bord de l'eau, Lormont, septembre 2014 .. Les corps sont jetés dans des fosses déjà prêtes. Vingt sept jours plus tard, Bordeaux est libérée.
Honneurs Plaque commémorative apposée au 58 boulevard Richard Wallace à Puteaux, là où demeurait Mayer Rosner fusillé par les Allemands le Sur la plaque commémorative, la date indiquée est le 29 juillet 1944, alors que selon le site de Souge, ce serait le 1er août 1944. Selon Klarsfeld, 2012, la date est du 29 juillet 1944.. Son nom figure sur le mémorial des fusillés de Souge, à Martignas-sur-Jalle (Gironde). Son nom figure sur les monuments aux morts de Seissan (Gers) et de Puteaux Bibliographie Serge Klarsfeld. Le Mémorial de la déportation des Juifs de France. Beate et Serge Klarsfeld: Paris, 1978. Nouvelle édition, mise à jour, avec une liste alphabétique des noms.FFDJF (Fils et Filles des Déportés Juifs de France), 2012. Notes et références
Articles connexes Grande synagogue de Bordeaux Albert Lautman Camp de Souge Fusillés du camp de Souge
Catégorie:Naissance en décembre 1925 Catégorie:Naissance dans le 4e arrondissement de Paris Catégorie:Résistant français Catégorie:Victime de la Shoah en France Catégorie:Victime française de la Shoah Catégorie:Décès en juillet 1944 Catégorie:Décès à Martignas-sur-Jalle Catégorie:Décès à 18 ans Catégorie:Personne fusillée en France Catégorie:Personnalité exécutée par le Troisième Reich