Alliés vignette|redresse=1.5|Soldats américains dans une barge de débarquement. Le paquetage du GI de comprend notamment le casque M1 avec son filet de camouflageFilet dont la largeur des mailles varie selon les unités militaires, il est garni de languettes de jute verte et brune ou de branchages pour améliorer le camouflage., la , des brodequins en cuir fauve, un fusil M1 GarandPour empêcher le sable et l'eau salée de gripper ces fusils, leurs canons sont enveloppés dans un sac étanche de ou un préservatif. Les soldats ont en effet reçu un lot de cinq préservatifs distribué avec leurs munitions, pour éviter de contracter des maladies vénériennes. Cf ., un ceinturon cartouchière et un havresac contenant des vêtements de rechange, une trousse de toilette, un nécessaire d'entretien du fusil, une , une journée de ration, des sacs à vomi, 10 comprimés contre le mal de mer, AMGOT et un petit anglais-français.. Divisions engagées L'ordre de bataille était approximativement le suivant : Le Special Service Brigade comprenant les commandos britanniques No. 3, No. 4, No. 6 et No. 45 (RM) débarquent à Ouistreham dans le secteur Queen Red (à l'extrême gauche). Les hommes du Commando No.4 sont renforcés par le Troop et le Troop (dont les 177 fusiliers marins français du commandant Kieffer) des interalliés. La d'infanterie britannique et la à Sword Beach, de Ouistreham à Lion-sur-Mer. (RM) commando (de la Special Service Brigade avec les (RM), (RM) et (RM) commandos), débarque à la droite de Sword Beach. La d'infanterie et la blindée de l'armée canadienne, la brigade cuirassée et le (RM) commando à Juno Beach, entre Saint-Aubin-sur-Mer et Courseulles-sur-Mer. Le (RM) commando à Juno doit escalader la falaise à gauche de l'estuaire de l'Orne et y détruire une batterie (la puissance de feu de cette batterie étant apparue comme négligeable, le est mis de côté comme une réserve flottante et débarque à J + 1). La britannique et la cuirassée à Gold Beach, de La Rivière à Arromanches. Le (RM) commando sur le flanc ouest de Gold Beach. Le Corps US ( d'infanterie et d'infanterie) de l'US Army à Omaha Beach, de Sainte-Honorine-des-Pertes à Vierville-sur-Mer. Le de rangers US (intégré au , trois compagnies à la pointe du Hoc, les trois autres à Omaha Beach). Le US ( d'infanterie plus d'autres éléments) à Utah Beach, autour de Pouppeville et La Madeleine.

Forces navales Le commandement général de la Force navale expéditionnaire alliée, incluant le transport des troupes et l'appui feu naval sur les côtes, est assuré par l'amiral britannique Bertram Ramsay qui a été le responsable de la planification du débarquement en Afrique du Nord en 1942 et dont l'une des deux flottes participa au débarquement en Sicile l'année suivante. Cette force navale était divisée en deux Naval Task Forces : une occidentale commandée par le contre-amiral américain Alan Kirk ; une orientale commandée par le contre-amiral britannique Philip Vian, vétéran du débarquement en Italie.

La flotte d'invasion était composée de (, de transport et de soutien, dont de nombreux navires marchands) provenant de huit marines différentes (principalement l'US Navy et la Royal Navy, mais également plusieurs navires des flottes de pays du Commonwealth, de l'armée française de la Libération, de la marine royale norvégienne, de la Marine de guerre hellénique des cargos armés des marines marchandes polonaise, néerlandaise, belge et danoise).

vignette|centré|800px|Les plages du débarquement, avec la position des navires de ligne.

La Western Task Force (occidentale) de l'US Navy. Elle réunissait de débarquement, appuyés par (l', l', l'), dont l' (navire amiral du contre-amiral Alan Kirk où le lieutenant-général Omar Bradley est embarqué) et ceux de l'armée française de la Libération, le et le (navire amiral du contre-amiral Robert Jaujard), , et plusieurs dizaines d'escorteurs et dragueurs. L'Eastern Task Force (orientale) de la Royal Navy. Elle alignait de débarquement, (Le , le et le ), dont le (navire amiral du contre-amiral Philip Vian), et dont La Combattante des forces françaises combattantes et plusieurs dizaines de bâtiments légers.

Les forces alliées réservèrent à l'appui-feu direct des plages de débarquement un ensemble de , , et près de de débarquement équipés pour la circonstance de roquettes, de canons ou de pièces antiaériennes pour le soutien direct et l'appui feu des troupes au plus près des plages de débarquement.

Cet appui-feu des bâtiments alliés se poursuivit les jours suivants, même une fois les plages prises, principalement pour réduire des batteries, de l'artillerie ou des unités allemandes situées plus à l'intérieur des terres, le feu étant alors déclenché sur demande des troupes alliées au sol.

Forces navales allemandes

À , quatre Schnellboot allemands ont atteint la Force opérationnelle de l'Est et ont lancé quinze torpilles, coulant le destroyer norvégien HNoMS Svenner au large de Sword Beach, mais manquant les cuirassés britanniques HMS Warspite et Ramillies. Après avoir attaqué, les navires allemands ont fait demi-tour et se sont enfuis vers l'est dans un écran de fumée qui avait été envoyé par la RAF pour protéger la flotte de la batterie à longue portée du Havre. Les pertes alliées contre des mines comprenaient le destroyer américain au large de Utah, le destroyer est mis hors d'état de combattre par une mine dans le secteur de Juno, un chasseur de sous-marin USS PC-1261 et un patrouilleur de . En outre, de nombreuses péniches de débarquement ont été perdues à cause des mines.

Forces aériennes L'aviation alliée apportait aussi son appui à l'opération Neptune. En assurant une couverture constante au-dessus de la flotte de débarquement et des plages, et surtout en complétant la préparation navale par un tapis de de bombes sur les principaux sites de débarquement (avec plus ou moins de succès, très efficaces à Utah Beach mais un échec à Omaha Beach).

Pour le jour J, l'Air chief marshal Sir Trafford Leigh-Mallory disposait de de reconnaissance, chasseurs et bombardiers légers, qui, le cas échéant, pouvaient être renforcés par de l'aviation de bombardement stratégique du Bomber Command.

Les Alliés ne disposeront de leur première piste d'aviation en Normandie que le près d'Utah Beach, la prise de Caen et de l'aérodrome de Carpiquet dans les premiers jours de la bataille ayant échoué (voir bataille de Caen).

Allemands L'Allemagne avait à sa disposition cinquante divisions en France et aux Pays-Bas, avec dix-huit autres stationnées au Danemark et en Norvège. Quinze divisions étaient en cours de formation en Allemagne. Les pertes de combat tout au long de la guerre, en particulier sur le front de l'Est, signifiaient que les Allemands n'avaient plus de vivier de jeunes hommes capables. Les soldats allemands avaient désormais en moyenne six ans de plus que leurs homologues alliés. Beaucoup dans la région de Normandie étaient des (légions orientales) — des conscrits et des volontaires de Russie, de Mongolie et d'autres régions de l'Union soviétique. Ils ont reçu principalement du matériel capturé et peu fiable ; ils manquaient de moyens de transport motorisés... De nombreuses unités allemandes étaient en sous-effectif.

Au début de 1944, l'OB West a été considérablement affaibli par les transferts de personnel et de matériel vers le front de l'Est. Au cours de l'offensive soviétique Dniepr–Carpates ( - ), le haut commandement allemand a été contraint de transférer l'ensemble du 2e SS-Panzerkorps de France, composé des 9e Panzerdivision SS Hohenstaufen et 10e Panzerdivision SS Frundsberg, ainsi que de la 349 division d'infanterie, bataillon de Panzer lourds et les et brigade d’assaut StuG. Au total, les forces allemandes stationnées en France ont été privées de et , canons d'assaut et canons antichars automoteursLiedtke, Gregory (2 January 2015). "Lost in the Mud: The (Nearly) Forgotten Collapse of the German Army in the Western Ukraine, March and April 1944". The Journal of Slavic Military Studies. 28 (1): 215–238. doi:10.1080/13518046.2015.998134. ISSN 1351-8046.. Il s'agissait du premier transfert majeur de forces de la France vers l'Est depuis la création de la directive 51 du Führer, qui ne permettait plus aucun transfert de l'Ouest vers l'Est.

La 1re division SS Leibstandarte SS Adolf Hitler, les 9e, 11e, 19e et 116 divisions Panzer, aux côtés de la 2e division SS Das Reich, n'étaient arrivées qu'en mars- en France pour un vaste carénage après avoir été gravement endommagées pendant l'offensive Dniepr-Carpates. Sept des onze divisions panzer ou stationnées en France n'étaient toujours pas pleinement opérationnelles ou seulement partiellement mobiles au début de .

Adolf Hitler était le commandant suprême allemand. Sous ses ordres se trouvaient : Oberbefehlshaber West (commandant suprême Ouest ; OB Ouest) : maréchal Gerd von Rundstedt Groupe d'armées B : le maréchal Erwin Rommel : le Generaloberst Friedrich Dollmann à la tête de 15 divisions (unités couvrant la Normandie et la Bretagne, partiellement déployées le ) Corps LXXXIV sous le commandement du General der Artillerie Erich Marcks (Panzer Group West : général Leo Geyr von Schweppenburg)

Péninsule du Cotentin

Les forces alliées attaquant Utah Beach ont affronté les unités allemandes suivantes stationnées dans la péninsule du Cotentin :

La 709 division d'infanterie commandée par le Generalleutnant Karl-Wilhelm von Schlieben. Elle comptait , dont beaucoup d'Ostlegionen (appelés non allemands recrutés parmi les prisonniers de guerre soviétiques, les Géorgiens et les Polonais). Grenadier Regiment Grenadier Regiment Grenadier Regiment

Secteur de Grandcamp

Les Américains attaquant Omaha Beach ont affronté les troupes suivantes :

La 352 division d'infanterie du Generalleutnant Dietrich Kraiss, une unité à pleine puissance d'environ envoyée par Rommel le et renforcée par deux régiments supplémentaires. Grenadier Regiment Grenadier Regiment (comme réserves) Grenadier Regiment régiment d'infanterie (de la 716 division d'infanterie) régiment d'artillerie

Les forces alliées à Gold et Juno ont affronté les éléments suivants de la division d'infanterie :

Grenadier Regiment Grenadier Regiment Grenadier Regiment régiment d'artillerie

Forces autour de Caen

Les forces alliées attaquant Gold, Juno et Sword ont affronté les unités allemandes suivantes :

La 716 division d'infanterie du Generalleutnant Wilhelm Richter. Avec , la division était considérablement sous-armée. régiment d'infanterie 1716 régiment d'artillerie La 21e Panzerdivision, (au Sud de Caen), sous le commandement du Generalmajor Edgar Feuchtinger, comprenait et d'assaut, plus de l'infanterie et de l'artillerie de soutien. Panzer Regiment (à Falaise sous Hermann von Oppeln-Bronikowski ; renommé Panzer Regiment en pour éviter toute confusion avec le bataillon Panzer) régiment Panzergrenadier (sous Hans von Luck à partir d') régiment Panzergrenadier Panzer Artillerie Regiment

Participation française

Un peu plus de ont participé à l'opération Neptune le , soit près de 2 % des effectifs engagés par les Alliés..

Forces au sol () :

36 parachutistes français du SAS / RCP sont largués dans les Côtes-d'Armor et dans le Morbihan dans la nuit du 5 au .. Quelques autres parachutistes du SAS/ RCP ont été aussi largués en Normandie le au sein de la Airborne britannique. 177 marins du Bataillon de Fusiliers marins Commandos, dirigés par le commandant Kieffer, débarquent au matin du sur Sword Beach.

Forces aériennes ( et personnels d'équipage) :

Le Squadron 329 (groupe de chasse «Cigognes») : ses Spitfire assurent la couverture aérienne dans les secteurs de Juno et Gold Beach, ainsi qu'entre Caen et Bayeux. Le Squadron 340 (groupe de chasse «Ile-de-France») : ses Spitfire assurent la couverture aérienne dans le secteur de Sword Beach.