Marianne Hapig, née le à Hohenthurm, dans l'agglomération de Landsberg et décédée le à Berlin-Mariendorf, est une travailleuse sociale allemande. De confession catholique, elle s'appuie sur sa foi pour lutter contre le nazisme et venir en aide aux juifs menacés de déportation et aux personnes détenues.
Biographie Marianne Hapig est née le à Hohenthurm.. Elle est la troisième des cinq enfants de Xaver Hapig, régisseur au manoir local, et Luise Dücher...
Marianne Hapig fréquente l'école de Halle, passe son Abitur en 1911 à Wiesbaden. Elle suit ensuite un séminaire d'économie domestique à Münster et réussit, en 1913, un examen qui lui permet d'enseigner l'économie domestique.
De 1914 à 1918, elle travaille dans la ferme de son père et fait une formation à l' de l'Association des femmes catholiques allemandes à Berlin. Elle y obtient un diplôme de travailleuse sociale en 1920. Elle passe encore un examen d'infirmière pédiatrique. En 1921, elle devient assistante sociale chargée de la tuberculose au bureau de Berlin-Neukölln. C'est là qu'elle rencontre avec laquelle elle noue une amitié pour la vie.
De 1925 jusqu'à leur mort, en 1926 et 1927, elle prend en charge ses parents malades. Elle peut ensuite terminer sa troisième année à l' en 1928 et 1929. À partir de 1929, elle dirige les services sociaux à l' de Berlin-Mitte. Elle est la première assistante sociale permanente et formée dans un hôpital catholique en Allemagne..
Marianne Hapig rédige des textes sur la situation hospitalière, dans lesquels elle souligne le rôle indispensable des travailleurs sociaux hospitaliers. Selon elle, et elle défend la nécessité d'une formation complète, sanctionnée par un diplôme.
À partir de 1930, Marianne Hapig est présidente de la branche berlinoise de l'Association des travailleuses sociales fonctionnaires catholiques allemandes ().
L'hôpital St. Hedwig se situe dans le quartier résidentiel de Scheunenviertel, à proximité de la synagogue de l', de l'école juive de la et d'une maison de retraite juive de la . Dans cet environnement, Marianne Hapig est témoin des changements qui interviennent après la prise de pouvoir des nazis. La fervente catholique qu'elle est rejette résolument le nazisme.
Marianne Hapig, avec son amie Marianne Pünder et le médecin principal Erhard Lux, établit un fichier de femmes juives vivant illégalement à Berlin, auxquelles ils procurent un logement et de la nourriture. Ils les cachent dans l'hôpital St. Hedwig, en les faisant passer pour des patients ou des membres du personnel..
Les deux femmes s'occupent aussi des prisonniers et de leurs familles dans les prisons de Tegel et Moabit. Elles font passer les messages, fournissent de la nourriture et du linge. Elles apportent aussi des hosties et du vin aux prêtres et religieux emprisonnés. Parmi les personnes à qui elles viennent en aide figurent l'ancien secrétaire d'état et frère de Marianne Pünder, , le résistant André Hermès, des membres du cercle de Kreisau et des personnes arrêtées à la suite de l'échec du complot contre Hitler du 20 juillet 1944 comme Hans Lukaschek et Otto Gesler.
Elles soutiennent les détenus lors des procès devant le et lors des exécutions à Plötzensee. Toutes deux agissent en accord avec le cardinal Preysing et préparent les prisonniers aux interrogatoires et procès à venir..
Elles parviennent à faire sortir clandestinement les manuscrits d'Alfred Delp, qui seront publiés sous le titre en 1957, et la lettre d'adieu de Nikolaus Gross de la prison de Tegel..
Marianne Hapig travaille à l'hôpital St. Hedwig jusqu'à la construction du mur de Berlin en 1961.
Elle décède à Berlin-Mariendorf le . Elle est enterrée au cimetière Saint Matthias.
Hommages 1952 : Croix fédérale du mérite, 1965 : Croix d'honneur Pro Ecclesia et Pontifice 1989 : le Sénat de Berlin honore Marianne Hapig et Marianne Pünder en apposant une plaque commémorative sur leur maison Marienstrasse à Berlin-Lichterfelde ().
Publications
Die soziale Krankenhausfürsorge in den Anstalten der freien Wohlfahrtspflege, Freie Wohlfahrtspflege, 4/1931, 149 et suiv. Unterrichtserteilung an Krankenpflegeschülerinnen durch die Krankenhausfürsorgerin, Soziale Berufsarbeit, 1/1932, 6–7
Bibliographie
Références
Liens externes
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