Yves Marie Joseph Ouvrieu dit Yves Ouvrieu (alias Gilles et Jean Orsini dans la Résistance française), né le à Limogne (Lot) et mort abattu le à Saint-Girons (Ariège), est un contrôleur à l’Office des céréales, résistant de la Haute-Garonne (AS/CFL ; agent du réseau Gallia), chargé de missions clandestines dans le Lot et l’Ariège. Biographie Yves Ouvrieu est né le à Limogne (Lot). Il est le fils d'Achille Ouvrieu, médecinOUVRIEU Yves, Marie, Joseph, alias Gilles et Jean ORSINI. maitron.fr. et maire de Limogne. Seconde Guerre mondiale Service militaire En 1939-1940, Yves Ouvrieu est quartier-maître chef de la marine affecté au contrôle téléphonique de Toulon (Var) Retour à la vie civile En 1942, il devint contrôleur sous contrat à l'Office des céréales à Toulouse (Haute-Garonne).

Résistance Depuis , il fait partie de la Résistance, dans une organisation de renseignement Imperium, dans la région de Toulon, puis de Toulouse.

Le , il détruit des machines fabriquant des hélices à pas variable pour les avions de la Luftwaffe à l’usine Ratier de Figeac (Lot).Cette action est réalisée en collaboration avec plusieurs organisations de la Résistance du Lot. Il est blessé légèrement par un officier allemand lors de cette mission. La police allemande le recherche.

En , il devient chef du service de renseignements des CFL de la R4 et Forces françaises de l'intérieur (FFI) avec le grade de commandant. Il est membre du réseau Gallia. Mort Le , en mission à Saint-Girons (Ariège), pour y reconstituer le service de renseignement, convoyé par Yvette Garrabé et André Guillaumot, il est pris dans un guet-apens par deux agents supplétifs de la police allemande, sous prétexte de descendre un agent particulièrement dangereux. Lorsqu’il s’aperçoit du traquenard, boulevard du maréchal Foch à 23 h 15 minutes, il blesse un des supplétifs, Philippe Berkane qui l’abat d’une balle dans la nuque à 23 h 15 minutes. Yvette Garrabé est aussi tuée.

Son décès, déclaré le lendemain par le commissaire de police de Saint-Girons, est enregistré sous le nom de Jean Orsini, né à Bastia le , domicilié à Toulouse 13 rue Sainte-Ursule, contrôleur à l’Office national interministériel des céréales. Son identité réelle est reconnue par jugement du tribunal civil de Saint-Girons en .

Un rapport de la Gendarmerie ( ou ), "Opérations des forces de l’Axe [en Ariège] note qu’Yves Ouvrieu fut abattu par deux agents français de la police allemande de Saint-Girons, Philippe Berkane et Roger Vidali. Famille L'épouse d'Yves Ouvrieu est institutrice. Son frère, Charles Ouvrieu, né le à Limogne est déporté par le train de la mort le vers Dachau d’où il revient. Honneurs Homologué capitaine Forces françaises de l'intérieur (FFI) en juin 1946 Plaque commémorative à Saint-Girons, sur le lieu où il est abattu avec Yvette Garrabé Chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume. Son nom figure sur les monuments aux morts de Limogne-en-Quercy (Lot) et de Figeac (Lot) Notes et références

Voir aussi Bibliographie .

Articles connexes André Guillaumot

Liens externes

La Résistance en Quercy, Quercy.net, Lire en ligne

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