Simona Gabriela Kossak née le à Cracovie et morte le à Białystok en Pologne, est une biologiste, zoologue, professeure de sciences forestières et écrivaine polonaise.

Connue principalement pour son activité de préservation des vestiges des écosystèmes naturels de la Pologne, elle s'investit dans l'écologie comportementale des mammifères et se qualifiait parfois de zoopsychologue. Elle a vécu pendant plus de entourée d'animaux dans un ancien pavillon forestier Dziedzinka au cœur de la forêt de Białowieża.

Biographie Famille Simona Gabriela Kossak naît le à Cracovie dans une famille d'artistes. Son père Jerzy Kossak, sa sœur Gloria Kossak, son grand-père Wojciech Kossak et son arrière grand-père Juliusz Kossak sont peintres. Une de ses tantes, Magdalena Samozwaniec, est écrivaine et une autre, Maria Pawlikowska-Jasnorzewska est poète.

Elle passe son enfance dans le , la maison historique de la famille Kossak depuis 1869, à Cracovie. Située près du Wawel, la villa est entourée d'un grand jardin dans lequel, dès sa jeunesse, elle développe sa passion pour la nature.

Études De 1965 à 1970, Simona Kossak étudie la biologie à l'université Jagellonne de Cracovie.

En 1980, le Conseil scientifique de l'Institut de recherche forestière lui décerne un doctorat en sciences forestières sur la base de sa thèse de doctorat « Recherche sur la situation trophique des chevreuils dans l'habitat de la forêt mixte de conifères fraîche dans la forêt primaire de Białowieża ».

En 1991, elle passe son habilitation en sciences forestières sur la base de son mémoire post-doctoral « Déterminants environnementaux et intraspécifiques du comportement alimentaire du chevreuil (Capreolus capreolus L.) en milieu forestier »..

En 1997, elle reçoit le titre académique de professeur de sciences forestières.

Carrière Simona Kossak travaille à l'Institut de recherche sur les mammifères de l'Académie polonaise des sciences à Białowieża et à l'Institut de recherche forestière du Département des forêts naturelles, dont elle est la directrice de jusqu'à sa mort en 2007..

Elle est l'une des créatrices du répulsif UOZ-1, un dispositif sonore unique au monde qui avertit les animaux sauvages du passage des trains.

En , elle reçoit la Croix d'or du mérite.

Environnement vignette|gauche|alt=Photographie couleurs à dominante verte, un arbre mort couché au premier plan |Forêt de Białowieża.|260x260px vignette|alt=Photographie couleurs d'un bison en gros plan en train de pâturer |Bison européen (żubr) dans la forêt de Białowieża. Dans la forêt de Białowieża où elle effectue ses recherches scientifiques, Simona Kossak souhaite s'engager éthiquement afin que sa recherche ne participe pas à la destruction de la forêt. Elle choisit de s'établir au cœur-même de la forêt, dans l'ancien pavillon forestier « Dziedzinka ». Elle y vit pendant plus de sans électricité ni eau courante, côtoyant les habitants non humains de ce dernier fragment de forêt primitive tempérée d’Europe encore peuplé de bisons. Sa seule rencontre humaine est celle d'un photographe animalier, Lech Wilczek, installé dans l'autre aile du pavillon et qui devient son compagnon de vie. À eux deux, ils recueillent et élèvent à Dziedzinka de nombreux animaux.

En 1980, elle mène une campagne contre la cruauté envers les animaux, infligée notamment par les pièges utilisés par les zoologues pour capturer les animaux destinés à la recherche.

En 1993, elle continue son action contre les pièges tendus aux animaux. Elle neutralise une série de mâchoires en métal, d'un modèle interdit en Pologne, destinées à attraper des lynx et des loups en vue d'une pose de télémètre dans le cadre d'un programme de recherche de l'Institut d'étude des mammifères de Białowieża. Elle est interpellée et mise en examen. Durant son procès, à la question sur la menace que représentent de tels pièges pour les animaux dans la forêt de Białowieża, Simona Kossak répond : .

Consciente de l’impact négatif de l’anthropopression sur la forêt de Białowieża déjà identifié par Otton Hademann, Simona Kossak décide de recourir à la littérature et aux médias pour sensibiliser la société polonaise et internationale.

Dans son livre La Saga de la forêt de Białowieża paru en 2001, elle utilise le genre littéraire traditionnel de la saga pour essayer de transmettre aux lecteurs un point de vue non anthropocentrique sur l'histoire séculaire de la forêt.

Entre 2001 et 2007, sur la radio polonaise Białystok, elle participe à près de deux mille émissions sur des sujets liés à la nature. À travers ses conférences radiophoniques et des histoires dont les personnages principaux sont les plantes et les animaux, elle vulgarise la science et sensibilise le public polonais au problème auquel la nature est confrontée avec une intervention humaine croissante.

Zoopsychologie vignette| droite | alt=Un chat, un chien et un cheval sont dessinés sur fond beige et entourent le nom de l'école |L'enseigne de l« École avec des animaux » nommée en l'honneur de Simona Kossak. |334x334px Après ses études à l'université, Simona Kossak espére trouver un poste dans les Tatras ou les Bieszczady, mais le seul poste de biologiste qu'elle obtient en 1971 est à l'Institut de recherche sur les mammifères de l'Académie polonaise des sciences à Białowieża, dans le Parc national.

Fascinée par l'endroit, elle choisit d'emménager au cœur de la forêt primaire, dans une ancienne maison forestière sommairement restaurée qu'elle aménage avec ses affaires héritées de sa famille. Elle se déplace en komar, une moto, et avec un tracteur tout-terrain ou des skis de randonnée.

Elle commence à accueillir, avec le photographe Lech Wilczek, dans leur pavillon de Dziedzinka, des animaux qui vont partager leur vie. Comme psychologue animale, ou zoopsychologue comme elle aime à se définir, Simona les soigne, les câline, les observe, dans sa maison transformée en dispensaire vétérinaire.

Une laie, Żabka, vivra avec eux . Une petite lynx nommée Agatka que Simona considére comme sa fille, dort avec elle dans son lit. Le couple héberge aussi deux élans nommés Pepsi et Cola, un corbeau voleur nommé Korasek, une rate nommée Kanalia, deux autres rats nommés Alfa et Omega. Ils sont aussi entourés d'une biche, d'une cigogne noire, d'un blaireau, un hérisson, un hibou, des buses, des paons, des moutons, des criquets, des chauves-souris.

Lech Wilczek photographie tout au long de sa vie ces interactions entre Simona Kossak et ses animaux. Ces photographies sont reprises dans des articles, des livres, des films, des expositions, faisant connaître Simona Kossak et son approche particulière du monde animal.

Publications Ouvrages . .

Articles . . . . . .

Films 2024 : Simona Kossak, film polonais réalisé par Adrian Panek, avec Sandra Drzymalska, Jakub Gierszał, Lech Wilczek, Agata Kulesza, durée 1:40 min. Gagnant du Film for the Climate Award, hors compétition ; nommé aux Golden Lions.

Documentaires 2022 : Simona, documentaire polonais réalisé par Natalia Koryncka-Gruz, avec Simona Kossak, Lech Wilczek, Joanna Kossak, Ida Matysek, coproduction Eureka Studio, Canal+, Pologne, 91 min.. 2014 : Miejsce w raju, documentaire polonais de Beaty Hyży-Czołpińskiej, avec Janusz Korbel, Joanna Kossac, Simona Kossak, coproduction TVP3 Białystok|Telewizja Polska Białystok, 47 min.

Distinctions 2000 : Croix d'Or du mérite ; 2002 : .

Bibliographie

Simonetta Greggio, Le souffle de la forêt : sur les traces de Simona Kossak, Arthaud, 2026, 198 p.

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Références

Liens externes

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