Riccardo Marc Alexandre Aurili, né le à Bibbona (Italie), et mort le Archives municipales d'Antibes Juan-les-Pins (ville-antibes.fr) https://archives.ville-antibes.fr/ 16/8/2023: « le sculpteur AURILI Riccardo (Richard) Marc Alexandre, né le 17.12.1864 à Bibonna (Pise, Italie). Sa date de décès est bien le 21.08.1943 non à Antibes, mais à Villeneune-Loubet (Alpes-Maritimes). »Archives départementales 06 - demande n° 23-20230816 Enregistrée le 2023/08/16 - copie acte de décès de Richard Aurili : « Le vingt un août mil neuf cent quarante trois, une heure, est décédé, quartier Logis de Bonneau : Richard, Marc, Alexandre Aurili, sans profession, né à Bibbona (Pise-Italie) le dix sept décembre mil huit cent soixante quatre, domicilié à Antibes, 12 avenue Muterse, fils de Laurent Aurili et de Rosa Pesciatini décédés, époux en secondes noces de Elisa Charlotte van Humbeeck. Dressé le vingt un août mil neuf cent quarante trois, douze heures, sur la déclaration de Nicolas Berardi, agent consulaire à Antibes, trente neuf ans, domicilié à Antibes, route de la Badine, ami du défunt, qui lecture faite a signé avec Nous Félix Fiori, officier de la Légion d'Honneur, Président de la Délégation Spéciale de Villeneuve Loubet, officier de l'Etat civil » à Villeneuve-Loubet (France), est un sculpteur italien, qui a œuvré en Italie, en Belgique et en France.
Il est également connu sous les noms de Richard Aurili et de prof. Aurili.
Il est l'auteur de sculptures artistiques, commerciales et monumentales.
Biographie Riccardo Aurili suit une formation de sculpteur à l'Académie de Florence ; il est l'élève d'Augusto Rivalta et d'Emilo Zocchi. Il obtient le premier prix de sculpture en 1883.
Il se marie avec Françoise Pesciatini, qui sera la mère de ses enfants Acte de décès de AURILI Nathalia Rosa, du 29.06.1973 acte n°424. (Unité Archives D.G.A. Vie Sociale et Culturelle Direction Animation et des Activités Culturelles Service Archives Municipales Antibes) « Le Vingt-neuf Juin mil neuf cent soixante-treize, à treize heures quarante-cinq, est décédé en quartier de la Fontenen: Nathalia Rosa Aurili, sans profession domiciliée à Antibes, 12 Boulevard Albert 1er, née à Paris 17°, le 23 Décembre 1891, fille de Riccardo Aurili et de Françoise Pesciatini, époux décédés. Célibataire. Dressé le 2 Juillet 1973, à dix heures quarante cinq, sur la déclaration de Miguel Caihouela, 50 ans, Employé des Pompes Funèbres, domicilié à Antibes, 9 re Ernest Macé, qui, lecture faite et incité à lire l’acte, a signé avec Nous Edouard Boulanger, Employé municipal délégue du Maire d’Antibes. ».
Après ses étudesIl est peu probable qu'il ait étudié à l'Académie de Paris, car cela n'est pas mentionné dans un document français auquel il a contribué., il se fait remarquer avec sa sculpture La Baigneuse, proposée à une vente aux enchères de Drouot en 1890.
En 1889, à Volterra, Aurili devient père d'un fils Aurelio, un futur sculpteurAucune donnée n'est connue sur la période entre 1883 et 1889..
Après 1890, il passe la majeure partie de sa vie en France et en Belgique. Cependant, il reste en contact avec la Toscane, on le décrit comme tout au long de sa vie.
Paris Au début des années 1890, la famille Aurili s'installe à Paris et y séjournera jusqu'en 1904.
En 1891, sa fille aînée, Natalia, nait dans le arrondissementDécès le 29 juin 1973 à Antibes, Alpes-Maritimes, Provence-Alpes-Côte d'Azur (France): Nathalie Rosa Palmyra Aurili, né le à Paris 17e Arrondissement, Paris, Île-de-France , suivie de Brunnetta à Levallois-Perret, en 1892, et d'Atala en 1893 Une de ses œuvres bien connues s'intitule: Atala. Il est daté d'environ 1990, ce qui permet de penser que sa fille ait été modèle. Cependant, aucune preuve de cela n'a été trouvée. https://drouot.com/en/l/18887071-p-b-richard-de-aurili-terrakottabuste-atala-b-p-p-b-um-1900.
Durant ses années parisiennes, Ricardo Aurili reçoit des commandes importantes.
En 1892, il collabore à la sculpture controversée Bellona d'Emile GéromePhoto appartenant aux descendants de la famille Aurili, montrant Aurili (posé) en train de sculpter la tête de Bellone sur une échelle, tandis que Gérome travaille au bas de l'image. (photo: internet). .
Plus tard, il reçoit des commandes d'agrandissement en bronze de dessins réalisés en argile par les frères Ettlinger"Ettlinger (L.etS.) Frères,9,rue Saint-Anastase, Paris.—Objets de fantaisie et religieux en bronze imitation, étains, terres cuites et biscuits" https://docplayer.fr/213743030-Ere-du-commerce-de-l-industrie-du-travail-exposition-universelle-internationale-de-liege-1905-section-francaise-classe-97-rapport.html, dont ses œuvres Gladiator et Flore de 1899. Il travaille pour l'entreprise de A. Jourdan, spécialisée en statuettes, groupes, vases, pendules, candélabres au gaz et à l’électricité en imitation bronze.
À partir de 1893, il participe aux expositions du Salon des artistes français. Il expose à l'Exposition universelle de 1900 à Paris (Hôtel des Invalides) avec un projet d'Ettlinger .
Les œuvres de sa période parisienne sont des sculptures et statuettes, à la fois artistiques et commerciales. Une transition du néoclassique vers l'art nouveau est perceptible.
Il est surtout connu comme sculpteur de bustes, et d'œuvres inspirées de la mythologie et de l'histoire classique. Parmi ses œuvres, son gladiateur Ave Cesar, dont il réalisa plusieurs versions, et le buste Desdémone, réalisé en 1900.
Au cours de ces années, il est un fervent amateur de cyclisme ; il est connu dans l'histoire du cyclisme toscan pour avoir terminé le trajet Paris-Florence en , en 1895, avec le Français Valot.
Bruxelles vignette|206x206px| Statue de Richard Aurili chez A. Carli Frères. En 1905, il s'installe à Bruxelles sur l'avenue de Tervueren. Sa période belge va durer jusqu'en 1914. Rien ne prouve que Riccardo Aurili y ait vécu sans interruption pendant toute cette périodeCertains sites internet font référence à la rue Stroobants 10 à Ixelles. Cette nouvelle rue a été construite de 1907 à 1911 avec des maisons de style éclectique et art déco, clairement destinées à la classe supérieure. Au numéro 12 se trouve la résidence d'artiste du peintre Pierre Abattucci. https://monument.heritage.brussels/fr/Ixelles/Rue_Francois_Stroobant/10501360.
Durant sa période belge, il se remarie avec Elisa Van Humbeeck (1877-1956), une veuve de SchaerbeekElle épousa Pierre Deweerdt le . https://www.openarch.nl/abb:e15219e3-adf2-7050-8298-767fe03c1374.
A Bruxelles, il devient collaborateur de la société A. Carli Frères. C'est une société fondée à Schaerbeek au début des années 1900 par Antonio Carli (né en 1868), également originaire de Toscane. Le statut sous lequel Aurili travaillait chez A. Carli Frères n'est pas connu.
Entre 1905 et 1914, sa production comprend des bustes en albâtre, des figurines en plâtre, des œuvres allégoriques, des scènes, des animaux sauvages, des statues de saints, des figurines de Napoléon, des objets décoratifs et des ustensiles, tels que des luminaires.
Parfois, ils portent le cachet « made in Belgium » vers A. Carli Frères.
Plusieurs sculptures de lui ont été exposées par d'autres sociétés ; on voit ses sculptures en France et en Italie dans le cadre d'expositions, d'achats et de cadeaux, dont un buste de Garibaldi en 1907 [Il Risveglio italiano: periodico settimanale : politico, artistico, letterario, commerciale | 1907-07-07 | Gallica (bnf.fr) De Bruxelles], Il Risveglio italiano: periodico settimanale: politico, artistico, letterario, commerciale, 7/7/1907.. Pendant cette période, il collabore avec le sculpteur et professeur florentin Romanelli, sous la direction duquel il réalise une statue.
En 1912 et 1913, il participe aux Expositions de Florence. En 1912, sa statue Diana ferita est acquise par l'État italien .
Un article de journal Eco de la Stampa daté de 1916 mentionne qu'en 1914, en raison du déclenchement de la Première Guerre mondiale, son fils Aurelio Aurili était revenu de Bruxelles (où il avait étudié la sculpture), à Volterra. Quelques semaines avant son mort en , il fut encore reçu par sa famille (avec mention explicite de Riccardo Aurili) qui vivait à Volterra comme réfugiés de guerre. Professeur de l'Académie de Florence
Dans sa période belge, il a commencé à signer « prof. Aurili ». Cela pourrait indiquer qu'il était impliqué dans l'enseignement des arts.
Dans l'entête d'un document de 1935, il est dénommé explicitement comme « Professeur de l'Académie de Florence »Entête: Comité exécutif du Monument au roi Albert I d.d. 22 mai 1935: vice-président: « Aurillo (sic) Ricardo (sic), Statuaire, Professeur de sculpture des Beaux Arts de Florence ».
Sachant que le titre est utilisé très explicitement dans un article de journal de 1914, la mention n'a rien à voir avec le titre honoraire. centré|vignette| Lettre du « comité exécutif du monument au roi Albert » de 1935.
Toscane vignette|195x195px| Inauguration du monument commémoratif à Fiaschi, réalisé par Riccardo Aurili en 1914. En 1914, il entame une nouvelle carrière de sculpteur monumental. Il l'exercera jusqu'à la fin de sa vie. Il réalise sporadiquement des sculptures artistiques et commerciales.
En , la statue commémorative du cycliste Luigi Fiaschi, réalisée par « Prof. Riccardo Aurili », est inaugurée au cimetière Porte de Santo de Florence. C'est un monument de .
Cette même année, il réalise la sculpture pour le cimetière des Portes Saintes (Cimitero delle Porte Sante) de Florence.
Son fils, Aurelio Aurilo, rejoint l'armée italienne en 1915 et est tué au combat le .
Riccardo s'installe sur la Côte d'Azur. Il maintient des liens avec la Toscane : en témoigne le Monument aux morts à Pieve Santo Stefano (Arezzo) de 1925 .
En 1919, il reçoit le titre de professeur honoraire de l'Académie dell'Arte de Florence. En 1931, il est fait chevalier de l'ordre de la Couronne d'Italie.
Côte d'Azur vignette| Mémorial au roi à Antibes (1935), exécuté par Aurili. gauche|vignette|Aux Arts Florentins, Villeneuve Loubet. En 1916, il s'installe sur la Côte d'Azur, d'abord à Nice, puis dans la région d'Antibes.
Il ouvre des boutiques Aux Arts Florentins à Nice et à Villeneuve-Loubet, spécialisées dans la poterie et les objets d'art.
Il crée des sculptures monumentales, des tombes au cimetière de NiceDiverses photos sur l'internet, des monuments aux morts, dont celui du jardin du consulat d'Italie à Nice et une statue du roi en 1935 à AntibesSur le site de culture.fr. on mentionne signé « B.R. Aurili ». Sur les photos il est pourtant très clair que c'est bien « Prf Aurili ». .
Ses sculptures artistiques apparaissent régulièrement sur le marché, comme l'une des petites sculptures datées de 1923, et un buste de femme de style art nouveau, commandé pour des noces d'argent.
Il meurt en 1943. Sa veuve continua de faire fonctionner sa boutique de Villeneuve-Loubet. À sa mort, sa fille Atala reprit la suite.
Il est inhumé au cimetière d'Antibes.
Notes et références
Liens externes
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