Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment d'Ernest, un régiment d'infanterie suisse au service du royaume de France.
Création et différentes dénominations 1671 : création (de quatre régiments suisses dans l'armée française) sur la demande du roi Louis XIV du Régiment d'Erlach. 1672 : (date officielle de la création du premier régiment de suisse) qui deviendra par filiation qui en découle la date de fondation du régiment d'infanterie. 1672 à 1782 : le régiment à successivement porté le nom des colonels : 1694-1701 : régiment de Manuel 1701-1728 : régiment de Villars-Chandieu 1728-1739 : régiment de May 1739-1751 : régiment de Bettens 1751-1762 : régiment de Jenner 1762-1782 : régiment d'Erlach 1782 à 1791 : régiment d'Ernst 1791 : régiment d'infanterie (régiment suisse dans l'armée française) 1792 : licencié, fin du régiment Suisse. 1796 : demi-brigade d'infanterie de ligne, constitué des unités suivantes : Demi-Brigade de bataille ( du régiment d'infanterie, et du Gard) demi-brigade de bataille ( du régiment d'Infanterie, bataillon de Volontaires de Martigues et de Volontaires de Marseille) demi-brigade de bataille ( du régiment d'infanterie, et de Volontaires des Hautes-Alpes) Bataillon de la demi-brigade de bataille 1803 : régiment d'infanterie de ligne 1823 : régiment d'infanterie de ligne 1914 : À la mobilisation, donne naissance au régiment d'infanterie
Chefs de corps thumb|Illustration du colonel Laurède, blessé à la tête du d'infanterie à la bataille de Ligny (). 1672 : Jean Jacques d’Erlach, baron d’Erlach, brigadier le , maréchal de camp le , lieutenant général des armées du roi le , † 1694 : M. Manuel 1701 : Charles de Villars-Chandieu, brigadier le , maréchal de camp le , lieutenant général des armées du roi le , † 1728 : Beat Louis de May, brigadier le , † 1739 : Georges Mannlich de Bettens, brigadier le , maréchal de camp le , lieutenant général des armées du roi le , † 1751 : Samuel de Jenner, brigadier le , maréchal de camp le 1762 : Abraham d’Erlach de Riggisberg, baron d’Erlach, brigadier le , maréchal de camp le 1782 : M. d’Ernest, maréchal de camp 1796 : Hugues Charlot - Chef de Brigade (*) 1797 : Antoine-François Brenier-Montmorand - Chef de Brigade (**) 1799 : Villaret (?) - Chef-de-Brigade 1800 : Marc Antoine Come Damien Jean-Chrisostome Lacuée - Chef de Brigade 1803 : Marc Antoine Come Damien Jean Chrisostome Lacuée - Colonel 1807 : Régis-Barthélémy Mouton-Duvernet - Colonel (**) 1809 : Benoît Meunier - Colonel (**) 1813 : François Kail - Colonel 1814 : Jean Laurède - Colonel 1815 : Raymond Jean-Baptiste Teulet - colonel (*) ... 12/08/1861 - 12/08/1870: Colonel Zentz d'Alnois 1914 : Paulmier - Lieutenant-colonel.
(*) Officier qui devint par la suite général de brigade. (**) Officiers qui devinrent par la suite généraux de division.
Colonels tués ou blessés en commandant le régiment pendant cette période Chef-de-Brigade Brenier de Montmorand : blessé et le Colonel Lacuée : tué le Colonel Meunier de Saint-Clair : blessé Colonel Kail : blessé Colonel Laurede : mort des suites de ses blessures le
Officiers blessés ou tués en servant au entre 1804 et 1815 : Officiers tués : 24 Officiers morts de leurs blessures : 11 Officiers blessés : 135
Historique des garnisons, combats et batailles du RI de ligne
Ancien Régime Régiment d’infanterie de Bettens 1740-1748 : guerre de Succession d'Autriche 1745 : 11 mai Bataille de Fontenoy
Révolution française et Premier Empire
1789-1790 : stationné en Corse depuis 1784, le régiment est transféré le à Toulon. Le le régiment rentre dans Marseille pour y rétablir l'ordre. Par la suite il prendra garnison au fort Saint-Nicolas, à Aix-en-Provence, Toulon, Roquevaire, Apt La présence militaire Suisse en Provence au début de la Révolution Française (1789-1792).... 1791 : Le , le régiment quitte Marseille pour prendre garnison à Aix-en-Provence. 1792 : Le , à Aix, le régiment est assiégé dans sa caserne avant d'être désarmé par les fédérés de Marseille. Après cette échauffourée, le régiment est dirigé vers la Suisse, sous la conduite du lieutenant général du Muy Léonce Krebs : Campagnes dans les Alpes pendant la Révolution, d'après les archives des états-majors français et austro-sarde page 80. thumb|Illustration du de ligne au siège de Gênes en 1800. 1800 : Siège de Gênes 1806 : Campagne de Prusse et de Pologne 14 octobre : Bataille d'Iéna Golymin thumb|Le régiment d'infanterie couvre la charge des dragons à Friedland (). 1807 : 8 février : Bataille d'Eylau Le 14 juin 1807 les 2 bataillons du régiment participent à la bataille de Friedland. 1808 : Espinosa 1809 : Essling Wagram Talavera-de-la-Reyna 1810 : Santa-Maria-de-la-Nueva vignette|Illustration de la capture d'un drapeau espagnol par le de ligne à la bataille de Chiclana (). 1811 : : Chiclana 3 au : Fuentes de Oñoro : Albuera 1813 : Vitoria, Pampelune, Bidassoa Nivelle Campagne d'Allemagne (1813) Stettin, Kulm, Hellendorf 16-19 octobre : Bataille de Leipzig 1815 Campagne de Belgique (1815) Bataille de Ligny
De 1815 à 1852 thumb|Le RI au combat contre les troupes d'Abdelkader en 1835-1836.
1835-1839 : Algérie 1840 : garnison à Nîmes, le Paris. 1841 Angers. 1841 à 1861 : Angers, Verdun, Lille, Givet, Strasbourg, Lyon, Versailles, Paris, camp d'Ovaux, Paris, Cambrai, Nancy, camp de Châlons, Neuf-Brisach puis Lyon.
Second Empire Par décret du , le d'infanterie fournit 1 compagnie pour former le 102 régiment d'infanterie de ligne.
En garnison à Poitiers en 1861.
En 1862, il part en Algérie. En 1863, il stationne à Philipeville (Skikda) et Collo (El-Qoll), puis à Constantine (Qacentina). En , le régiment participe à une colonne pour réprimer une révolte aux environs de Tébessa (Tbessa). Le régiment est ensuite stationné à La Calle (Al Cala). Ensuite, le régiment rejoignit Sétif (Stif) afin de réprimer une révolte en Kabylie. Il subit plusieurs combats autour d'une position nommée Takitount (11-). Après cela, le régiment rentre en France, embarquement à Bougie (le ) débarqué à Marseille ().
Garnison à Soissons.
1867 en garnison à Verdun.
1870-1871 vignette|Le régiment d'infanterie à la bataille de Spicheren () : le sergent Morizur reçoit cinq balles en tentant de sauver son capitaine blessé. Au , le d'infanterie de ligne fait partie de l'Armée du Rhin.
Avec le d'infanterie du colonel de Saint-Hillier et le de chasseurs du commandant Schenk, le la brigade aux ordres du général Doens. Cette brigade avec la Brigade du général Micheler, deux batteries de 4 et une de mitrailleuses, une compagnie du génie constituent la division d'infanterie commandée par le général de division Merle de La Brugière de Laveaucoupet. Cette division d'infanterie évolue au sein du corps d'armée ayant pour commandant en chef le général de division Frossard. combat de Spicheren. Le retraite Behren, Sarreguemines, Woutswiller, Puttelange-aux-Lacs, Erstroff, Rémilly, etc. Défense de Toul jusqu'à la reddition de la place (du au ). Défense de Phalsbourg du au .
Le 27 mars 1871, des éléments du régiment rentrant de captivité sont amalgamés avec d'autres éléments de diverses unités pour former le Charles Tanera : Historique du d'infanterie de ligne, page 30 et suivantes
De 1871 à 1914 1871-1874 : Algérie 1881-1883 : Algérie 1885 : Le régiment est en garnison à Limoges à la caserne des Bénédictins puis à la caserne Beaupuy (3 bataillons), siège du régiment et à la caserne Saint-Yrieix (1 bataillon). vignette|Sous-officiers du bataillon au début du siècle. Lors de la réorganisation des corps d'infanterie de 1887, le régiment fourni un bataillon pour former le régiment d'infanterie.
Première Guerre mondiale Casernement : Limoges, Saint Yrieix ; d'infanterie, D.I., d'armée.
Affecté à : Division d'Infanterie d' à Division d'Infanterie de à .
1914 Varenne en Argonne, Orval Retraite : Carignan, Blagny…La Marne…, secteur de Reims.
1915 Remenauville, Régniébville, Fey-en-haye ; Farbus, Arleux-en-Gohelle, Villerval. Quatre soldats de la Compagnie du régiment sont fusillés pour l'exemple à Flirey (Meurthe-et-Moselle) le R.-G. Réau, Les Crimes des conseils de guerre, page 178 à 215, Éditions du Progrès Civique, Paris, 1925Michel C. Kiener – Valérie Mazet, Centenaire des 4 fusillés de Flirey : Officiers et soldats face aux ordres en Woëvre, Avril 1915 .
1916 Le Labyrinthe ; Verdun. Aisne : Vendresse, ravin de Troyon. Somme : Biaches, la Maisonnette.
1917 Champagne : Vesle, Prosne. Alsace : Eglingen. Secteur de Reims.
1918 Défense de Reims ; Berry-au-Bac Tahure puis Vouziers, ferme de la pardonne, falaise.
Entre-deux-guerres Réhabilitation des fusillés de Flirey le par la Cour spéciale de justice militaireLes fusillés de Flirey par Frédéric Steinbach .
Seconde Guerre mondiale 1939 à 1940 : Formé le par le CMI (Centre Mobilisateur d'Infanterie) sous les ordres du lieutenant-colonel Jaubert, il appartient à la d'infanterie. Il est composé de trois bataillons puis CDAC (Compagnie divisionnaire antichar).
1944 à 1945 : le R.I. sera reformé le et ses unités reconstituées à Limoges, caserne Beaupuy et à St-Yrieix. Il est formé de 3 bataillons, le , il sera affecté au secteur Nantes Saint-Nazaire. L'effectif sera de pour la plupart proviendront directement des rangs des maquisards. Le régiment partira pour le front de l'Atlantique le , pour combattre les derniers éléments allemands incrustés dans la poche de Saint-Nazaire. thumb|right|150px|Insigne de béret de l'infanterie.
Drapeau
Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Gênes 1800 Friedland 1807 Chiclana 1811 Fleurus 1815 Verdun 1916 L'Aisne 1918 Reims 1918 Le drapeau a 90 centimètres de côté (normes en vigueur dans l'infanterie), l'étamine est en soie et est composée d'un fond tricolore aux couleurs nationales. Sur un côté du drapeau sont inscrits en lettres d'or RÉPUBLIQUE FRANÇAISE et D'INFANTERIE.
Devise
Décorations Sa cravate est décorée de la croix de guerre 1914-1918 avec deux citations à l'ordre de l'armée.
Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918 (le ).
Fourragère aux couleurs de la croix de guerre 1914-1918|100px|right
Personnalités ayant servi au Capitaine Paul Pau à la fin de la guerre franco-allemande de 1870 Général Félix de Vial en tant que capitaine Jean-Marie Déguignet Marc Antoine Lacuée ( de deuxième formation)
Sources et bibliographie Déguignet (Jean-Marie), Histoire de ma vie, éd. An Here, 2000. d'infanterie - Extrait succinct du journal des marches et opérations militaires du régiment depuis 1840, Service historique de la défense, 4 M 60. À la gloire du 63 d'infanterie, images de Charles Morel gravées par Rougeron-Vignerot, Armand Colin et , éditeurs, 1892. Molard (J.), Historique du , 1672-1887, Berger-Levraud, Paris, 1887. .
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Liste de régiments français Liste des grades dans l'armée française Félix Baudy, fusillé pour l'exemple en 1915.
Liens externes
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