Victor Folke Nelson ( - ) était un écrivain suédois et américain"Prison Ethics." The Tennessean. March 6, 1933."Bound to be Read." The Evening Sentinel. Carlisle, Pa. March 16, 1933."The Articulate Convict Studies Prison Life." The Philadelphia Inquirer. April 8, 1933. "What Convicts Think of Psychiatrists Told By One Who's Lived Long in Cells" Kansas City Times. June 10, 1933.Norman S. Hayner and Ellis Ash. "The Prison As a Community." American Sociological Review. Vol. 5, No. 4 (Aug., 1940), ., prisonnier et défenseur de la réforme pénitentiaireAbraham Myerson, introduction to Prison Days and Nights, by Victor F. Nelson (New York: Garden City Publishing Co., Inc., 1936). Il a passé de nombreuses années incarcéré dans les systèmes pénitentiaires de New York et du Massachusetts et a attiré l'attention du neurologue Abraham Myerson et du pénologue Thomas Mott Osborne pour son potentiel d'écrivainMerrill, Anthony. "The Man Who Broke Charlestown". Boston Sunday Advertiser Green Magazine. December 17, 1939. "Movie Made Escaped Convict Go Back to Charleston Prison". The Boston Sunday Post. December 17, 1939. "Thomas Mott Osborne and Paul Revere Frothingham letters to Victor Folke Nelson.." Retrieved on January 30, 2022.. En 1932, Nelson publie son livre Prison Days and Nights (Jours et Nuits en prison) avec l'aide du docteur Myerson.
Enfance et Adolescence Victor Folke Nelson est né à Malmö, en Suède, le d'Anna Pehrson et de Carl Nelson New Hampshire, U.S., Marriage Records Index, 1637–1947, FHL Film Number 2069768. Les parents de Victor ont immigré dans l'État du Massachusetts, aux États-Unis, avec lui et ses trois frères et sœurs lorsqu'il avait trois ans. La famille Nelson a connu des difficultés économiques et la mère de Victor est décédée quand il avait sept ans. Victor a passé les six années suivantes à l'orphelinat luthérien suédois du Massachusetts. Les archives de l'orphelinat montrent que Victor était brillant mais qu'il avait du mal à gérer son ennui de manière constructive. Il s'enfuyait fréquemment et fut finalement placé à l' école pour garçons Lyman. Il a servi dans le Royal Flying Corps britannique de 1916 à 1918, puis s'est enrôlé dans la Réserve navale des États-Unis en 1918Nelson Victor Folke Service Number 001239225.. Retrieved on January 30, 2022..
Incarcération vignette| Thomas Mott Osborne, l'avocat Edward J. Ziegler et Victor Folke Nelson en 1921 À 18 ans, il est relaxé par un "grand jury" de New York après une accusation de larcin. Il a été incarcéré deux fois dans la prison navale de Portsmouth — punition pour absence sans autorisation — où il a rencontré Thomas Mott Osborne, le commandant de la prison de l'époque et pour qui il a travaillé comme commis de bureau"In a Prison Cell I Sat: Nelson Escaped Hotel Police Trap." The Boston Daily Record. January 2, 1933. . Nelson fut renvoyé pour manque à l'honneur de la Réserve navale américaine en 1920. Il est incarcéré 12 ans et demi"Victor F. Nelson, Notorious Ex-Convict, Believed Poisoned". The Boston Herald. December 10, 1939. entre 1920 et 1932 dans diverses prisons de New York et du Massachusetts principalement pour vols et larcins. En , à l'âge de 22 ans, Nelson fit une évasion sensationnelle et très médiatisée de la prison d'État de Charlestown, dans le Massachusetts"Victor F. Nelson Eludes Pursuers." Boston Evening Globe. May 12, 1921. . Il a passé quelques jours à planifier son évasion, modifiant même une paire de chaussures fournies par la prison, remplaçant les lourdes semelles par des semelles en feutre faites maison pour permettre une course rapide et silencieuse"In a Prison Cell I Sat: Ex-Charlestown Convict Tells Own Story of Life Behind Bars." The Boston Daily Record. December 26, 1932. . Il est sorti d'un rang 13 prisonniers après avoir suivi les cours du soir dans la chapelle de la prison"In a Prison Cell I Sat: Dash for Liberty." The Boston Daily Record. December 27, 1932. . Malgré une tentative de tacle de la part d'un prisonnier de confiance et les tirs d'un garde, Nelson a couru sur une certaine distance, a bondi, a attrapé l'extrémité inférieure des barreaux de la fenêtre et a escaladé le mur de 40 pieds (12 mètres) de haut de la section Cherry Hill de la prison. Au sommet du mur, il a exécuté « ce qui a toujours été considéré comme une cascade impossible : jeter son corps à travers un espace de 10 pieds (4 mètres) jusqu'au mur »"Back in Prison After Restful Sojourn Here". Daily Springfield Republican. September 12, 1921. , où il a réussi à s'accrocher à la fausse margelle d'un petit bâtiment dans le coin où l'aile sud rejoignait le mur principal. Le haut de la fausse margelle était trop large pour qu'il puisse le saisir avec ses doigts, mais il réussit à l'attraper avec le creux de ses bras, à retrouver son équilibre, puis à basculer par-dessus le mur extérieur pour tomber de 30 pieds (8 mètres) sur les rails de la Boston and Maine Railroad, où deux garde-freins qui l'ont vu n'ont fait aucun effort pour l'arrêter.
Les amis de Nelson lui donnèrent de l'argent pour acheter des vêtements et le jour de son évasion, Nelson participa à une partie de "scrub" baseball à Boston Common pendant que les autorités le recherchaient"Osborne Brings Noted Escaped Convict Back to State Prison Here". The Boston Herald. September 12, 1921.. Il resta dix jours à Boston, puis traversa le Massachusetts, la Virginie occidentale, New York et la Pennsylvanie avant de se rendre dans l'Ohio. En Pennsylvanie, il accepta un emploi dans la vente de photographies agrandies - travail qu'il a pu continuer à faire pour son employeur en tant que vendeur ambulant lorsque les craintes d'être retrouvé par les forces de l'ordre l'ont poussé à quitter Pittsburgh - et il est resté brièvement à East Liverpool en raison de son intérêt pour une fille des environs qu'il avait rencontrée dans le train"In a Prison Cell I Sat: Blonde Lass Upsets Jail-Breaker’s Flight." The Boston Daily Record. December 30, 1932. . Après peu de temps à East Liverpool, Nelson failli être appréhendé par une équipe de détectives de Pennsylvanie et de l'Ohio, mais réussi à s'échapper en entrant en Virginie occidentale, où aucun des détectives n'avait le droit de procéder à des arrestations"In a Prison Cell I Sat: Quest of Blonde Leads Nelson to Police Trap." The Boston Daily Record. December 31, 1932. .
En , Nelson apprit que Thomas Mott Osborne faisait une tournée promotionnelle dans la région pour un film qu'il avait sponsorisé, The Right Way, et qu'il prononcerait un discours dans une salle de cinéma de Cincinnati. Au cours de sa conférence, Osborne expliqua comment le nouveau secrétaire de la Marine nommé par le président Warren G. Harding avait mis fin au programme pour les prisonniers de la Mutual Welfare League, lancé par Osborne à la prison navale de Portsmouth. Ce programme avait profondément impressionné Nelson"In a Prison Cell I Sat: Jail Angel Aids Nelson to Reform." The Boston Daily Record. January 3, 1933. . Osborne a également déploré les prisonniers qui avaient donné une mauvaise réputation aux programmes innovants de réforme pénitentiaire en ne réussisant pas leur réinsertion après leur sortie de prison. Nelson approcha Osborne après la conférence, lui disant qu'il regrettait d'avoir été ce genre de prisonnier. Nelson accepta de quitter Cincinnati et de retourner au domicile d'Osborne à Auburn dans l'état de New York. Nelson resta au domicile d'Osborne pendant une semaine, puis accompagné par Osborne, décida de se rendre et fut arrêté par le directeur de la prison de Charleston, Elmer E. Shattuck. Lors du procès de sanction pour son évasion, Osborne témoigna en son nom et aida à persuader le juge de ne pas ajouter trop de temps à la peine de Nelson, malgré les protestations de Shattuck et du procureur"In a Prison Cell I Sat: Saved from Stiff Term by Osborne." The Boston Daily Record. January 7, 1933. .
Pendant une mise en liberté provisoire en 1931, Nelson vivait avec des amis à New York, qui s'attendaient à ce que Nelson travaille comme écrivain. Nelson fit plutôt des petits boulots dans le quartier, mais « n'a pas réussi à faire un travail satisfaisant ». Ses amis lui ont ensuite payé le voyage vers la Suède dans l'espoir de le faire sortir du quartier, mais Nelson a été renvoyé aux États-Unis par des membres de sa famille après un mois et a rapidement récidivé. Tout au long de ses années d'incarcération et de libération conditionnelle, Nelson a parfois lutté contre une addiction à la morphine et une consommation excessive d'alcool, et il a ensuite publié des écrits donnant un aperçu personnel des schémas de consommation de drogue et de récidive dont de nombreux prisonniers sont la proie. La dernière peine de prison de Nelson fut de 1930 à 1932, après quoi il fut libéré sur parole sous la supervision d' Abraham Myerson, bien qu'il ait d'autres démêlés avec la justice au cours de ses dernières années troublées"Prison Protégé Jailed." The Boston Record. March 24, 1937."Industry records: Massachusetts State Farm (Bridgewater, Mass.)." Commonwealth Historical Collaborative. Retrieved February 19, 2022. "Nelson, Author, Held in $500." The Boston Traveler. August 31, 1938. "Greater Boston News Briefs and Personal Paragraphs: Roxbury." The Boston Globe. November 22, 1938. .
Carrière d'écrivain et mariage vignette| Victor Folke Nelson et sa machine à écrire Le responsable progressiste de la prison Thomas Mott Osborne et le neurologue Abraham Myerson ont tous deux reconnu le potentiel de Victor Nelson en tant qu'écrivain. Avant d'être réincarcéré en 1924, Nelson avait travaillé pour Osborne comme bibliothécaire et assistant littéraire pendant sa libération conditionnelle. Dans une série d'articles intitulée « In a Prison Cell I Sat », que Nelson a écrit pour le Boston Record de à , Nelson a crédité Osborne pour l'avoir inspiré à cultiver ses activités intellectuelles, déclarant « ... plus je lis et étudie, plus mon désir pour les choses intellectuelles de la vie devenait fort"In a Prison Cell I Sat: Nelson Tells How He Educated Himself in Prison Cell." The Boston Daily Record. January 12, 1933. . Osborne a servi de conseiller académique informel à Nelson, lui envoyant fréquemment des livres et des suggestions sur les programmes d'études. Nelson a trouvé son chemin vers des livres supplémentaires grâce aux citations répertoriées dans les livres qu'Osborne lui a envoyés. Nelson s'est également intéressé au renforcement de ses compétences dans la forme écrite de la langue suédoise de son enfance. Il a donc acquis les ouvrages de référence nécessaires et s'est entraîné à traduire des histoires scandinaves en anglais. Il a envoyé certaines de ces traductions à un ami à New York, qui les a ensuite transmises à un magazine, ce qui a abouti à la publication de certaines des traductions. Nelson publiera plus tard un article dans The Boston Record dans lequel il déclarera : « J'ai toujours nourri un fort désir d'écrire, et la traduction s'est avérée être le moyen accidentel de faire de moi un écrivain. » Nelson apprenait facilement les langues étrangères, et le journaliste de Boston, Charles P. Haven, a écrit un jour que Nelson pouvait « traduire des livres étrangers en une prose anglaise étincelante ».