est un album de la chanteuse et contrebassiste américaine Esperanza Spalding, paru en 2016 chez Concord Records.
À propos de l'album Contexte Esperanza Spalding est une chanteuse et contrebassiste couronnée de succès. Après la sortie de son précédent album , en 2012, et l'obtention du Grammy Award du meilleur nouvel artiste (2011), la musicienne retourne à Portland, sa ville natale, pour prendre du recul et échapper à la pression de l'industrie musicale.
Album-concept
est un album-concept que l'on peut rapprocher d'un opéra-rock, pensé comme une suite de tableaux..
Emily est un alter-ego, une version enfantine de la musicienne : on l'appelait souvent Emily durant ses jeunes années, et ce personnage est une façon pour elle de se relier à une part d'enfance, de spontanéité, de créativité, et d'intégrer différentes pratiques (la danse, le jeu) dans son art. Emily lui permet d'. Les paroles des chansons parlent de plafond de verre, des rêves que l'on laisse de côté et de ceux que l'on poursuit, des différentes versions de nous-mêmes qui peuvent coexister et nous aider à progresser.. L'album se termine de façon triomphante, invitant à dépasser ses peurs et vivre sa vie ().
Sur scène a d'abord été pensé pour la scène, comme une pièce de théâtre inspirée par les poètes surréalistes incluant plusieurs modes d'expression, comme la danse, le théâtre ou les marionnettes, et en laissant plus de place aux parties instrumentales et solistes. À l'occasion, Esperanza Spalding abandonne son habituelle coupe afro et arbore de longues tresses, des lunettes de couleur, et des pantalons colorés, tenues qui rappellent celles qu'elle portait durant son enfance ...
La musique vignette|alt=une femme sur scène avec une basse électrique et un micro, devant un bannière sur laquelle est écrit « D+Evolution ».|Esperanza Spalding à Santiago en , lors de la tournée qui suit la sortie de l'album. Si le cœur de l'album tourne autour du jazz, Esperanza Spalding y superpose de nombreux genres musicaux et intègre des sonorités plus pop que sur ses précédents disques, intégrant des éléments de rock progressif et jazz fusion, avec une couleur évoquant les années 1970. Pour autant, les morceaux conservent la complexité des compositions de la contrebassiste, et certaines chansons auraient pu être composées par Wayne Shorter ou Frank Zappa. On peut également penser à Prince, à une version jazz fusion de Dirty Projectors, à tUnE-yArDs dans les arrangements ainsi qu'au travail de Joni Mitchell avec Wayne Shorter et Jaco Pastorius. Elle termine d'ailleurs certains concerts par une reprise de Help Me de Joni Mitchell, et Pastorius semble avoir inspiré le son de basse du disque.
se concentre sur les chansons et met en son cœur la voix de Spalding, qui évoque , Spalding elle-même revendiquant la filiation avec ce power trio .
L'album est coproduit par Spalding et Tony Visconti, qui a notamment travaillé avec David Bowie. Spalding est au cœur d'un power trio avec le guitariste et le batteur . Le cœur de l'album est enregistré devant un petit public en studio à Los Angeles.
À propos des chansons et ressemblent à une collaboration entre Frank Zappa et Jimi Hendrix. Sur ce dernier morceau, l'unisson basse/guitare n'a que le défaut de durer trop peu de temps.
La chanson est une remarquable ballade pop.
mêle la complexité harmonique et mélodique du jazz avec la construction d'une chanson pop des années 1960.
met en valeur la puissance de la voix de Spalding.
Sur , le chant, qui rappelle Joni Mitchell, se superpose à un chœur grec et à des lignes de guitare évoquant John McLaughlin avec Mahavishnu Orchestra .
s'ouvre par du spoken word mitraillé façon hip-hop robotique. Spalding y parle d'un monde mythique de l'enfance, où se rejoignent les joies de l'apprentissage dans la nature, et le désir pour une éducation formelle, avec des références à la manière dont la science a jadis pu servir à justifier l'esclavage. Le titre de la chanson fait d'ailleurs probablement référence à un essai de paru en 2013, , se penchant sur les rapports troubles entre le monde académique et l'esclavage.. Cette chanson, un des chefs-d'œuvre de l'album, peut évoquer Kendrick Lamar.
La guitare acoustique sur fait penser encore une fois à Joni Mitchell.
évoque les mélodies de Steely Dan ou Captain Beefheart chef-d'œuvre.
L'album se termine par , reprise irrévérencieuse et théâtrale d'une chanson du film Charlie et la Chocolaterie.
Réception critique L'album est largement salué par la critique : The Guardian., Citizen Jazz., AllMusic., Rolling Stone., Los Angeles Times., Ebony., The New York Times .…
Pour Marcus J. Moore de Pitchfork, .. Will Layman de PopMatters écrit : ..
Titres de l'album
Musiciens Esperanza Spalding : basse, chant : guitare Justin Tyson : batterie (pistes 1, 6, 11 et 12) : batterie (pistes 2 à 5, 7 à 10) Corey King : synthétiseur, chœurs Emily Elbert, Nadia Washington, Celeste Butler, Fred Martin, Katriz Trinidad, Kimberly L. Cook-Ratliff : chœurs
Références
Liens externes
Site officiel d'Esperanza Spalding . .
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