La Dame Brune de Raynham Hall est un fantôme qui hanterait le manoir de Raynham Hall, dans le Norfolk, en Angleterre. Elle devient l'un des fantômes les plus connus du Royaume-Uni lorsque les photographes du magazine Country Life ont affirmé l'avoir photographié. La « Dame Brune » est appelée ainsi en raison de la robe de brocart marron qu'elle porte.

L'identité du fantôme gauche|vignette|172x172px| Dorothy Walpole par Charles Jervas

Selon la légende, la « Dame Brune de Raynham Hall » serait le fantôme de Dorothy Walpole (1686 - 1726), la sœur de Robert Walpole, souvent considéré comme le premier Premier Ministre de Grande-Bretagne. Elle est la seconde épouse de Charles Townshend, le second vicomte de Townshend, connu pour son tempérament violent. L'histoire raconte que lorsque Charles a découvert l'infidélité de sa femme avec Lord Wharton, il l'a punie en l'enfermant dans sa chambre dans la demeure familiale, Raynham Hall. Selon Mary Wortley Montagu, Dorothy aurait en réalité été piégée par la comtesse de Wharton. Elle aurait invité Dorothy chez elle pour quelques jours, sachant que son époux ne la laisserait jamais partir, même pas pour voir ses enfants. Dorothy reste à Raynham Hall jusqu'à sa mort en 1726 des suites de la variole.

Les apparitions La première apparition du fantôme est rapportée par Lucia C. Stone, lors d'un rassemblement au Raynham Hall pour Noël de l'année 1835. De nombreux invités sont présents au manoir pour les fêtes de Noël, dont le colonel Loftus. Loftus et Hawkins, un autre invité, ont déclaré avoir vu la « Dame Brune » une nuit, alors qu'ils se rendaient dans leurs chambres, remarquant en particulier la robe brune ancienne qu'elle portait. La nuit suivante, Loftus déclare l'avoir vu à nouveau, affirmant plus tard qu'il a été attiré par les orbites vides du spectre, sombres sur un visage rayonnant. Les témoignages de Loftus conduisent certains membres du personnel à quitter le manoir définitivement. droite|vignette| Frederick Marryat prétend avoir vu la « Dame Brune » en 1836 L'apparition suivante a lieu en 1836, et est observée par le capitaine Frederick Marryat, un ami du romancier Charles Dickens. Marryat aurait demandé à passer la nuit dans la chambre la plus hantée du manoir, afin de prouver sa théorie selon laquelle la hantise est causée par des contrebandiers locaux soucieux d'éloigner les gens de la région. En 1891, Florence Marryat, sa fille, écrit au sujet de l'expérience menée par son père :Lady Townshend a déclaré que la « Dame Brune » avait été vue également en 1926, lorsque son fils et son ami ont affirmé avoir vu un fantôme dans les escaliers, l'identifiant comme le portrait de Lady Dorothy Walpole.

Depuis la rencontre de Marryat avec la « Dame Brune », ses apparitions se sont raréfiées. Certains prétendent qu'elle hante désormais les propriétés voisines de Houghton Hall et Sandringham House.

Le magazine Country Life vignette| Raynham Hall Le , le Capitaine Hubert C. Provand, un photographe londonien travaillant pour le magazine Country Life, et son assistant, Indre Shira, prennent des photos de Raynham Hall pour un article. Ils ont déjà pris une photo de l'escalier principal et s'apprêtent à en prendre une autre lorsque Shira aperçoit « une forme vaporeuse prenant progressivement l'apparence d'une femme » descendant les escaliers dans leur direction. Sous la direction de Shira, Provand retire rapidement le couvercle de l'objectif pendant que Shira appuie sur le déclencheur pour activer le flash de l'appareil photo. Plus tard, lorsque le négatif est développé, la célèbre image de la « Dame Brune » est révélée. Le récit de leur expérience est publié dans le Country Life le avec la photo de la « Dame Brune ». La photographie ainsi que le récit de la prise sont également publiés le dans le magazine Life.

Peu de temps après, l'enquêteur paranormal reconnu Harry Price, interroge Provand et Shira et déclare ensuite : .

Réactions sceptiques Certaines critiques affirment que Shira a truqué l'image en mettant de la graisse ou une autre substance sur l'objectif prenant la forme d'une silhouette, ou bien qu'il était descendu lui-même des escaliers pendant une exposition. D'autres affirment que l'image est une double exposition accidentelle ou que de la lumière a pénétré dans l'appareil photo.

Joe Nickell écrit qu'un examen détaillé de la photo montre des signes de double exposition. John Fairley et Simon Welfare ont écrit : .

Le magicien John Booth écrit que la photo pouvait être facilement dupliquée par des méthodes naturalistes. Booth demande au magicien Ron Wilson de se couvrir d'un drap de lit et de descendre le grand escalier du Magic Castle à Hollywood, en Californie. L'image fantomatique ainsi obtenue ressemblait beaucoup à la photographie de Raynham Hall.

D'autres critiques soulignent que l'image de la femme ressemble a une statue de la Vierge Marie, telle que l'on peut en trouver dans n'importe quelle église catholique, la tache claire couvrant le tiers inférieur de l'image et ressemblant à un « V » inversé étant très révélatrice, car le vêtement extérieur qui la recouvre descend de chaque côté. Aussi, la tête est couverte, les mains semblent être rassemblées comme pour une prière, et le piédestal carré ou rectangulaire sur lequel elle se tient est clairement visible. Ceci suggère fortement une simple superposition d'une statue de la Vierge sur des escaliers vides.

Notes et références

Catégorie:Photographie en noir et blanc Catégorie:Photographie des années 1930 Catégorie:Œuvre réalisée en 1936 Catégorie:Sujet de photographie célèbre Catégorie:Fantôme Catégorie:Cheveux bruns dans l'art et la culture Catégorie:Œuvre photographique réalisée au Royaume-Uni