vignette|400x400px| Prêche de Knox devant les Lords de la congrégation, le (David Wilkie, 1832) Les Lords de la congrégation (), à l'origine, se font appeler les FidèlesT. C. Smout, A History of the Scottish People, 1560-1830 (Collins, 1969), p. 53.. Il s'agit d'un groupe de nobles écossais protestants du milieu du , qui sont favorables à une réforme de l'Église catholique pour que l'Écosse se conforme aux principes protestants et s'allie avec l'Angleterre.

Événements historiques En , un groupe de seigneurs écossais s'oppose au mariage de la reine Mary d'Écosse avec le dauphin de France. Ce groupe a signe le « First Band », ou Covenant, qui vise à remplacer le catholicisme par le protestantisme en ÉcosseTom Steel, Scotland's Story (HarperCollins 1984), p. 79.. Les premiers membres de ce groupe étaient le comte d'Argyll, son frère Colin Campbell, le comte de Glencairn, le comte de Morton et John Erskine de Dun, bien que d'autres, comme William Douglas de Whittinghame, suivirent rapidement.

À la suite des émeutes religieuses à Perth, les Lords obtiennent le soutien et apportent une aide militaire à John Knox pour s'opposer aux troupes de Marie de Guise, régente d'Écosse. Ils écrivent à Henri Cleutin et à Marie de Guise pour exposer leur cas le . La lettre destinée à Marie de Guise est placée sur son siège, dans la chapelle royale du château de Stirling. Elle le trouve et le glisse discrètement dans la poche de sa robeDavid Laing, Works of John Knox: History of the Reformation, vol. 1 (Édimbourg, 1846), pp. 228-9..

En juin, à Cupar Muir dans le Fife, les Lords ont déploient une force armée capable d'affronter l'armée française et écossaise dirigée conjointement par le duc de Châtellerault, régent d'Écosse et par Henri Cleutin, lieutenant du roi de FrancePamela Ritchie, Mary of Guise in Scotland, 1548-1560: A Political Career (East Linton, Tuckwell Press, 2002): Eric Durot, « Le Crépuscule de l'Auld Alliance. La légitimité du pouvoir en question entre France, Angleterre et Écosse (1558-1561) », Histoire, Économie & Société, 2007, pp. 3–46: Robert Lindsay of Pitscottie, History of Scotland (Édimbourg, 1814), pp. 536-545.. En , les Lords de la Congrégation prennent Édimbourg. En septembre, Châtellerault et son fils, le comte d'Arran, changent de camp ; il devient chef de la Congrégation des Seigneurs.

Marie de Guise était jusqu'alors assez tolérante avec les protestants, considérant que leurs motifs étaient séculiers pour l'essentiel mais la reine Marie Stuart et le roi François II lui déclarent, en , que les Lords de la Congrégation agissent de manière malveillante, sous couvert de motifs religieuxMichaud & Poujalat (ed.), , vol. 6 (1839), 451-453, November 1559.. Les troupes françaises repoussent alors les Lords et l'armée protestante vers Stirling et Fife.

Par le traité de Berwick, en , les Lords demandent officiellement à l'armée anglaise d'intervenir pour résister aux troupes françaises. Le conflit armé se concentre alors sur le siège de Leith. Après la mort de la régente Marie de Guise et la fin des hostilités à Leith, actées par le traité d'Édimbourg, la Réforme écossaise entre en vigueur au Parlement d'Écosse en Acts of the Parliaments of Scotland, vol. 2 (Édimbourg, 1814), pp. 525-535..

William Kirkcaldy de Grange et John Knox établissent une liste des membres de la Congrégation qui ont expulsé les troupes de Marie de Guise de Perth en dont, notamment :

Archibald Campbell, 5 comte d'Argyll James Stewart, prieur de St Andrews, qui deviendra plus tard régent Moray Andrew Leslie, comte de Rothes John Graham, comte de Menteith Patrick Ruthven, seigneur Ruthven James Ogilvy, seigneur Ogilvy d'Airlie David, 2e Lord Drummond Patrick Lindsay, maître de Lindsay William Douglas, Laird de Lochleven John Wishart, Laird de Pitarro William Murray, laird de Tullibardine Colin Campbell, Laird de Glenorchy.

Ils sont rejoints à Édimbourg en par : Alexander Cunningham, comte de Glencairn ; le comte de Morton ; seigneur Erskine ; Robert, seigneur Boyd ; seigneur Ochiltree ; Hugh Campbell, shérif d'Ayr ; et le Laird de Calder.

Knox et Kirkcaldy notent également le nom de six autres Lords qui n'avaient pas encore déclaré leur alliance en : William Keith, comte Marischal ; le comte d'Athol ; seigneur Forbes ; James Douglas, Laird de Drumlanrig ; le Laird de Lochinvar ; et le Laird de GarliesJoseph Bain, Calendar of State Papers Scotland, vol. 1 (Édimbourg, 1898), pp. 219-220..

En , le conseil politique des Lords comprend : l'ancien régent Arran ; son fils le 3 comte d'Arran ; le comte d'Argyll ; le prieur de St Andrews ; le comte de Glencairn ; seigneur Ruthven ; Robert, seigneur Boyd ; seigneur Maxwell ; Erskine de Dun; Wishart de Pitarrow ; Henry Balnaves de Halhill ; Kirkcaldy de Grange et James Halyburton lord-prévôt de Dundee.

D'un point de vue théologique, la congrégation est guidée par :

Alexander Gordon, évêque de Galloway John Knox Maître Christopher Goodman d'Angleterre John WillockClifford, Arthur ed., Sadler State Papers, vol. 1 (Constable: Édimbourg, 1809), p. 210, Randall to Ralph Sadler and James Croft, 22 October 1559.

Manifeste et rhétorique Plusieurs lettres et accords signés par les Lords exposent leurs vues et justifient leurs objectifs. Une lettre du , visant à solliciter l'aide de George Hay, comte d'Erroll, connétable héréditaire d'Écosse, expose l'objectif laïc d'expulser les garnisons françaises pour justifier la demande de soutien des soldats anglais.

Références

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