Diego Enrique Osorno (né le à Monterrey, Nouveau León) est un écrivain et reporter indépendant, narrateur de plusieurs conflits du au Mexique et dans d'autres pays d'Amérique Latine.
Il a publié des chroniques et des reportages dans des médias internationaux tels que Gatopardo, Reforma (en , sans accent sur le « e »), L'Espresso, Proceso, Newsweek, Internazionale, Lettres Libres, Courrier international, Étiqueta Negra, VICE et L'Universal. Il a aussi publié divers livres de non‑fiction et dirigé des documentaires.
Biographie
Formation et débuts Diplômé en 2002 à l'Université autonome de Nuevo León (UANL), Diego Enrique Osorno a entamé son travail de journaliste et de reporter sur la chaîne radio du Groupe Radio Alegría (1998‑1999). Il a conduit le programme radiophonique « La Humareda » sur Notiradio 660 (2000) et est devenu éditeur du journal Voix de la Région Citrícola (2000). Il a intégré l'équipe du Quotidien de Monterrey [devenu Milenio Monterrey] où il a mené divers reportages d'enquête qui ont provoqué la destitution de fonctionnaires impliqués dans des actes de corruption. Depuis l'an 2000, avant qu'éclate la violence dans le nord‑est du Mexique, il a documenté la présence des groupes du trafic de stupéfiants dans la zone.
Après avoir passé un an hors du pays, il est rentré au Mexique pour intégrer l'équipe de Recherches Spéciales de Milenio Quotidien. Il a couvert l'importante répression d'Atenco, la crise du syndicat de mineurs, l'Autre Campagne de l'EZLN (Armée Zapatiste de Libération Nationale), la Commune de Oaxaca et d'autres faits marquants de la guerre contre le narcotrafic au Sinaloa, Michoacán, Tamaulipas et Nuevo León..
Carrière En 2012, il est considéré comme l'un des « Nouveaux Chroniqueurs des Indes » selon la Fondation Gabriel García Márquez pour le Nouveau Journalisme Ibéroaméricain. Il a été témoin des principaux conflits sociaux de la dernière décennie au Mexique. En dehors du pays, il a couvert en tant que journaliste des événements au Liban, en Syrie, en Bolivie, au Venezuela, à Cuba, en Colombie, au Pérou, en Équateur, en Haïti et au Honduras, entre autres pays. Il a été professeur de chronique et reportage à l'École de Journalisme Carlos Septién García et à l'Université de Monterrey. Il a aussi donné des conférences à l'École d'Affaires de Copenhague, à l'Université de Princeton, à l'Université du Texas, à l'Institut technologique et d'études supérieures de Monterrey, à l'ITAM, à l'UNAM et à l'Université d'Arizona. Il a fait partie de la Commission de la Vérité de Oaxaca, où ont été documentés des crimes contre l'humanité dans lesquels des fonctionnaires étaient impliqués dans des exécutions extrajudiciaires ainsi que des actes de torture.
Œuvres Il est auteur de livres de chroniques qui traitent des thèmes politiques et sociaux du Mexique actuel. Quelques‑uns de ses titres, Le Cártel de Sinaloa (2009), La Guerre des Zetas (2012) et Contre les États‑Unis (2014), ont été inclus dans les listes annuelles du meilleur de la littérature de journalisme littéraire du quotidien Reforma. Plusieurs de ses livres, comme Slim, biographie politique du mexicain le plus riche du monde (2015), ont été traduits dans plusieurs langues.
Il publie une colonne hebdomadaire dans le quotidien Máspormás, est cofondateur de Bengale, une agence consacrée à la création et au développement d'histoires pour le cinéma et la télévision avec siège dans la Ville de Mexico. Il dirige Le Quartier Ancien, un projet journalistique‑communautaire pour stimuler la chronique dans des zones de Nouveau León bouleversées par la violence, dans une initiative de régénération du tissu social à partir du journalisme narratif.
Études et participation dans le milieu journalistique Quelques chroniques et articles à relever : « À cinq ans du manantial masacrado » (VICE, 2016), sur l'inefficacité du gouverneur de Coahuila pour rendre justice aux victimes et aux personnes touchées par les disparitions forcées dans le nord du pays à cause du crime organisé ; « Le mécène qui utilise une calculatrice » (L'Universal, 2016), sur le magnat mexicano‑libanais Carlos Slim Helú ; « L'écrivain qui n'est pas devenu lâche ni cannibale » (Gatopardo, 2016), sur l'écrivain Juan Villoro à partir d'une conversation à Barcelone ; « Entretien avec un journaliste menacé » (Gatopardo, 2016), sur la vie de l'écrivain napolitain en exil Roberto Saviano après avoir été condamné à mort par la mafia italienne ; « Messico: "We love Chapo" » (2014), sur le tsar de la drogue mexicain El Chapo Guzmán, publié en italien dans Il Fatto Quotidiano ; « Venez manger le cocktail de crevettes le plus grand du monde au terroir des massacres les plus terribles du Mexique » (VICE, 2014), sur un festival culinaire dans une zone du nord du Mexique frappée par la violence ; « Hannibal Lecter est de Monterrey » (VICE, 2013), sur un docteur détenu dans les années 1960, accusé d'assassinat et de démembrement, dont le romancier Thomas Harris s'inspira pour créer le célèbre tueur en série interprété par Anthony Hopkins dans le film Le Silence des agneaux ; « How a Mexican cartel demolished a town, incinerated hundreds of victims, and got away with it » (VICE, 2014), sur la violence infligée par le crime organisé dans le nord du Mexique ; « Il est mort l'inventeur de la arrachera » (Publimetro, 2013), sur le boucher José Inés Cantú et ses apports à la gastronomie du nord‑est du Mexique ; « Je suis coupable » (Le Quartier Ancien, 2013), sur l'histoire du père de famille Roberto Zavala après avoir perdu son fils dans l'incendie de la garderie ABC à Hermosillo, Sonora ; « Entretien avec un Zeta » (Gatopardo, 2013), une rencontre organisée par Osorno entre le journaliste Jon Lee Anderson et un soldat du groupe criminel Zeta ; et « The Ex Majeur », une chronique qui fait le portrait du politique mexicain Mauricio Fernández Garza (Étiquette Noire, 2013, aussi traduite en anglais pour la publication International Boulevard), entre autres.
Ses textes, inscrits dans le genre journalistique connu comme journalisme narratif, ont été inclus dans des anthologies publiées aux États-Unis, à Cuba, au Royaume-Uni, en Espagne, au Venezuela et dans d'autres pays.
Filmographie + Filmographie de Diego Enrique Osorno Année Titre Type Société de production 2023 La montaña Documentaire Detective 2019 1994 Série documentaire Netflix 2019 Vaquero de mediodía Documentaire Bengala 2016 Dios nunca muere Documentaire Ojo de Agua Comunicación 2015 Los cuadros negros Série web documentaire Bengala 2014 El poder de la silla Documentaire Bengala 2013 Entrevista con un Zeta Court métrage documentaire Bengala, Gatopardo 2012 El alcalde Documentaire Bambú, Imcine
Projets Après un long voyage au Moyen-Orient où il a couvert plusieurs conflits, il s'est consacré à réaliser des recherches sur les déplacements forcés, les séquestrations, les viols et la mort d'environ quatre‑vingt mille personnes entre 2007 et 2010, à la suite de la déclaration de guerre contre le trafic de stupéfiants déclarée par le président Felipe Calderón en 2006.
Il s'est inspiré de la réflexion de Ryszard Kapuściński, reporter polonais qui a couvert cinquante guerres du : « Aujourd'hui, pour comprendre vers où nous allons, il ne faut pas se focaliser sur la politique, mais sur l'art ».
Annexes
Bibliographie . . . . ; La Nuova frontiera, 2014. (compilateur). . . .
Liens externes
Notes et références
Catégorie:Écrivain mexicain du XXIe siècle Catégorie:Journaliste mexicain Catégorie:Naissance en décembre 1980 Catégorie:Naissance à Monterrey