Le canton de Châtillon-sur-Seine est une circonscription électorale française située dans le département de la Côte-d'Or et la région Bourgogne-Franche-Comté.

Histoire Après avoir été sous-préfecture jusqu'au À cette date les deux sous-préfectures de Châtillon et Semur-en-Auxois sont supprimées au profit d'une nouvelle implantée à Montbard, Châtillon-sur-Seine est chef-lieu de canton depuis le .

Un nouveau découpage territorial de la Côte-d'Or entre en vigueur à l'occasion des élections départementales de mars 2015, défini par le décret du , en application des lois du (loi organique 2013-402 et loi 2013-403).. Les conseillers départementaux sont, à compter de ces élections, élus au scrutin majoritaire binominal mixte. Les électeurs de chaque canton élisent au Conseil départemental, nouvelle appellation du Conseil général, deux membres de sexe différent, qui se présentent en binôme de candidats. Les conseillers départementaux sont élus pour au scrutin binominal majoritaire à deux tours, l'accès au second tour nécessitant 12,5 % des inscrits au . En outre la totalité des conseillers départementaux est renouvelée. Ce nouveau mode de scrutin nécessite un redécoupage des cantons dont le nombre est divisé par deux avec arrondi à l'unité impaire supérieure si ce nombre n'est pas entier impair, assorti de conditions de seuils minimauxArticle 4 de la loi du 17 mai 2013 modifiant l'article L 191 -1 du code électoral.. Dans la Côte-d'Or, le nombre de cantons passe ainsi de 43 à 23. Le nombre de communes du canton de Châtillon-sur-Seine passe de 28 à 107. Le nouveau canton de Châtillon-sur-Seine est formé de communes des anciens cantons de Châtillon-sur-Seine, de Baigneux-les-Juifs, de Montigny-sur-Aube, de Laignes, de Aignay-le-Duc, et de Recey-sur-Ource.

Géographie Le canton qui occupe est une circonscription électorale française située l'arrondissement de Montbard et s'organise autour de Châtillon-sur-Seine. Son altitude varie entre 189 m à Gomméville et 417 m à Villiers-le-Duc pour une altitude moyenne de 252 m. Largement recouverte de forêts qui seront intégrées au parc national des Forêts de Champagne et Bourgogne en cours de création, son territoire est à l'origine de nombreux cours d'eau qui le structurent : la Seine au cours sud-nord au centre de la région reçoit ses premiers affluents : la Coquille et le Brévon ; dans la partie nord la Laigne, l'Ource et l'Aube toutes orientées également sud-nord rejoignent la Seine au-delà des limites de la région ; dans le quart sud-est l'Ouche, la Tille et la Vingeanne coulent à l'est pour se déverser dans la Saône.

Il est composé de deux socles calcaires séparées par le lit sud-nord de la Seine emprunté par la route nationale 71 reliant Troyes à Dijon : une partie du plateau de Langres à l'est et du Tonnerrois à l'ouest. S'y ajoute au nord un prolongement du Barrois champenois séparé du reste par une faille courant d'est en ouest qui retient quelques lacs et est empruntée par la route départementale 965 reliant Auxerre à Chaumont.

Représentation Conseillers généraux de 1833 à 2015

Conseillers d'arrondissement (de 1833 à 1940) Le canton de Châtillon avait deux conseillers d'arrondissement.

Il faisait partie de l'arrondissement de Châtillon-sur-Seine jusqu'à sa disparition en 1926.

Conseillers départementaux depuis 2015

Résultats détaillés Élections de mars 2015

Lors des élections départementales de 2015, le binôme composé de Valérie Bouchard et Hubert Brigand (Union de la Droite.) est élu au avec 52,68 % des suffrages exprimés, devant le binôme composé de Martine Rossi et Ambroise Savatier (FN) (30,88 %). Le taux de participation est de 55,91 % ( sur ) contre 53,86 % au niveau départemental. et 50,17 % au niveau national..

Élections de juin 2021

Le premier tour des élections départementales de 2021 est marqué par un très faible taux de participation (33,26 % au niveau national).. Dans le canton de Châtillon-sur-Seine, ce taux de participation est de 42,24 % ( sur ). contre 36,24 % au niveau départemental.. À l'issue de ce premier tour, le binôme constitué de Valérie Bouchard et Hubert Brigand (DVD, 69,15 %), est élu avec 69,15 % des suffrages exprimés.

Le second tour des élections est marqué une nouvelle fois par une abstention massive équivalente au premier tour. Les taux de participation sont de 34,3 % au niveau national., 37,05 % dans le département et 42,24 % dans le canton de Châtillon-sur-Seine. Valérie Bouchard et Hubert Brigand (DVD) sont élus avec 69,15 % des suffrages exprimés ( pour et )...

Composition Composition avant 2015 Avant 2015, le canton de Châtillon-sur-Seine regroupait 28 communes.

Composition depuis 2015 Le nouveau canton de Châtillon-sur-Seine comprenait 107 communes entières à sa création.

Démographie Démographie avant 2015 vignette|upright=5|center|Histogramme de l'évolution démographique des communes composant l'actuel canton de Châtillon-sur-Seine À l'aube du , au sortir de la Révolution, l'ensemble des communes qui composent le canton actuel compte plus de . Ce chiffre atteint les à la fin des années 1820 et se maintient au-dessus pendant plus de 20 ans. Cette croissance bénéficie d'abord aux gros bourgs puis aux agglomérations avant de s'interrompre et descendre sous les après la guerre de 1870. La décroissance se poursuit ensuite pour passer sous les juste avant celle de 1914 puis à au retour de celle-ci. Elle reste faible jusqu'à la fin des années 1960 puis s'accélère pour se stabiliser aux environs de aux débuts du Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999 puis Insee à partir de 2004.. L'étude des communes dont la population actuelle est inférieure à et celle des centres urbains dont la population a dépassé au cours de la période concernée montre des différences notables.

vignette|upright=5|center|Histogramme de l'évolution démographique catégorielle des communes composant l'actuel canton de Châtillon-sur-Seine

Le tissu rural Toutes les communes ne sont pas concernées à l'identique par le phénomène. Les plus atteintes sont celles touchées parfois par la crise de la sidérurgie locale et celles dont le patrimoine agricole était très morcelé. L'abandon des exploitations non rentables avant leur regroupement au sein d'unités plus importantes entraîne une fuite de la population qui affecte plus globalement les zones rurales que les agglomérations avant de se stabiliser au début des années 1980. Alors qu'en 1792 la plus petite des 107 communes concernées, Chaugey, compte en 2012 cinquante-deux d'entre elles n'atteint pas la centaine.

Alors qu'elles représentent pratiquement la moitié des communes composant le canton la somme de leurs habitants, , ne représente que 15 % de sa population totale. Jusqu'au milieu du ces mêmes communes accusent une population totale comprise entre et soit près de 30 % de celle de la même aire géographique. Parmi les extrêmes Chaumont-le-Bois et Riel-les-Eaux qui dépassaient les au début du sont passés sous la barre des depuis les années 1980. Depuis cette date le ré-encépage des coteaux enraye la fuite sans toutefois inverser la tendance.

Les agglomérations Inversement les 11 communes retenues dans cette catégorie cumulent en 2012 une population de soit près la moitié de celle du canton. Au début du , elles comptaient moins d'habitants que les communes rurales évoquées ci-dessus et ce n'est qu'au milieu de ce même siècle qu'elles commencent à les dépasser pour concentrer trois fois plus d'habitants en 2012. On relève au sein de ce groupe des situations contrastées et beaucoup d'entre elles qui ont conservé des bâtiments représentatifs de leur importance passée ont maintenant moins de .

Ainsi Autricourt qui ne compte plus que en possédait en 1821 alors qu'à la même époque Sainte-Colombe-sur-Seine toujours forte de ses après en avoir recensé en 1975 n'en compte encore que . Quant à Châtillon-sur-Seine après avoir doublé sa population entre 1792 et 1982, il perd depuis , peut-être au profit d'une moindre chute des communes voisines comme en témoignent la modeste croissance de Montliot-et-Courcelles, Buncey, Massingy ou le maintien de la population de Sainte-Colombe en dépit de la fermeture progressive de son importante usine à la fin du siècle dernier.

Les autres Les gros bourgs qui composent vers 1840 l'essentiel du territoire avec deux fois plus d'habitants que les agglomérations ci-dessus regroupent la part la plus importante de la population pendant toute la première moitié du . Parmi eux on note Baigneux-les-Juifs, chef lieu de canton jusqu'en 2015 qui n'a jamais atteint depuis le début du . La sidérurgie étant souvent la source de leur peuplement ils subissent ensuite les effets de sa disparition progressive et leur ligne de régression devient alors comparable à celle des zones rurales.

Leur population totale passe en dessous de celle des agglomérations dans le dernier quart du avant de remonter légèrement pour se stabiliser à leur niveau. Cette remonté coïncidant avec une perte de par Châtillon-sur-Seine, l'hypothèse d'un transfert de population n'est pas à exclure, en particulier vers les bourgs proches du chef-lieu de canton. Beaucoup de ces collectivités gardent sur leur territoire des monuments historiques - églises, châteaux - et des bâtiments publics - mairies, écoles - disproportionnés eu égard à leur effectifs actuels qui posent parfois des réels problèmes d'entretien et de maintenance.

Démographie depuis 2015

Bibliographie

Livre de photographies aériennes sur tous les villages du Châtillonnais

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Côte-d'Or Arrondissements de la Côte-d'Or Liste des cantons de la Côte-d'Or Liste des communes de la Côte-d'Or Liste des conseillers départementaux de la Côte-d'Or

Chatillon-sur-Seine Catégorie:Châtillonnais