Pierre Anthonioz, né le à Plainpalais (Genève) et mort le à Collonges-sous-Salève en Haute-SavoieRelevé des fichiers de l'Insee, est un militaire, océaniste et diplomate français.

Titulaire de onze citations, il est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur et décoré par le général de Gaulle en 1968.

Biographie Famille Pierre Anthonioz est issu du côté paternel d'une des plus anciennes familles des Gets en Haute-Savoie. Il est le fils de Charles Anthonioz, sculpteur, et de Marie-Madeleine Giletto. Il se marie le à Marie-Thérèse Roiron avec qui il a une fille, Marie-PierreWho's who in France, Jacques Lafitte, 1979, p. 23..

Il est le frère de Bernard Anthonioz et le beau-frère de Geneviève de Gaulle-Anthonioz. Formation Il effectue ses études secondaires au collège de Florimont à Genève, puis aux lycées Lamartine à Mâcon et Louis-le-Grand à Paris.

Il est diplômé de l'École nationale de la France d'outre-mer (ENFOM) en 1932.

Carrière militaire Entre 1937 et 1939, il est administrateur au Soudan et au Niger .

Lors de la Seconde Guerre mondiale, il combat en 1940 au 5 régiment d'infanterie coloniale mixte sénégalais (5 RICMS), durant la bataille de France. Il est cité une première fois pour sa conduite en dans les termes suivants : . Il est grièvement blessé le à la jambe gauche et aux deux bras à la Croix-en-Champagne. Il est cette fois cité à l'ordre de l'armée et nommé chevalier de la Légion d'honneur à titre militaire.

Après le débarquement des Alliés le 8 novembre 1942 en Afrique du Nord et la reconstitution de l'armée française, il est affecté le au de marche nord-africain ( BMNA) de la 1 division française libre ( DFL) avec lequel il combattra jusqu'à la fin de la guerre. Sa division rejoint en en Italie le corps expéditionnaire français du général Juin. Pierre Anthonioz s'illustre à nouveau lors de cette campagne. Il est cité une première fois à l'ordre de l'armée pour sa conduite lors de la bataille du Garigliano en : puis une deuxième fois en : .

Promu capitaine en , il débarque en Provence avec son BMNA en . Il est cité en Franche-Comté : puis lors de la Bataille d'Alsace en : . Pierre Anthonioz est promu officier de la Légion d'honneur à titre militaire.

En , il se porte volontaire pour l'Indochine. Capitaine au sein du d'infanterie coloniale ( RIC), il est grièvement blessé au bras droit en et réformé définitivement. Il est cité une nouvelle fois : .

Carrière de diplomate Sa carrière militaire terminée, il est notamment commissaire-résident dans le condominium des Nouvelles-Hébrides (actuellement Vanuatu) de 1949 à 1958, puis ambassadeur en Mauritanie (1961-1962), en Malaisie (1962-1968), au Ghana (1968-1972)., à Cuba (1972-1975), au Sri Lanka (1975-1978).Michel Wattel et Béatrice Wattel (préf. André Damien), Les Grand’Croix de la Légion d’honneur : De 1805 à nos jours, titulaires français et étrangers, Paris, Archives et Culture, 2009, p. 39.Colonel Pierre Castelneau, « Hommage Pierre Anthonioz, soldat valeureux, grand serviteur de l'État », Revue de la France libre, volume 6, 1994, Fondation de la France libre, p. 2723..

Pierre Anthonioz publie également plusieurs articles d'ethnologie sur les royaumes des Haoussas du Nigéria, sur les Peuhl Bororo du Sahel et sur les Nouvelles-Hébrides et participe à des recherches sur l'Astrolabe en 1958 et La Méduse en 1960Pierre Anthonioz – notice, site littéraire André Malraux.org.

Titulaire de onze citations et blessé quatre fois, il est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur en 1968 et décoré par le général de Gaulle

Il meurt le et est inhumé dans le village de Bossey en Haute-Savoie.

Distinctions

Publications « La Danse du Gaul. Cérémonie rituelle de l’île de Pentecôte. Nouvelles-Hébrides », Etudes mélanésiennes, vol. 6, n° 8, , p. 84-95. « Une ascension au pic Santo », Etudes mélanésiennes, vol. 6, n° 8, , p. 96-102. « Supplément au voyage de Lapérouse. Une expédition envoyée à l’île de Vanikoro, en , retrouve les débris de L’Astrolabe », Neptunia, n° 54, 1959-2, p. 8-13. « La véritable histoire du radeau de La Méduse », L’Histoire, n° 36, juillet- : « Spécial : 2000 ans sur la mer », p. 112-116. « La Méduse retrouvée », L’Histoire, n° 36, juillet- : « Spécial : 2000 ans sur la mer », p. 116.

Notes et références

Bibliographie Ouvrages

. Colonel Pierre Castelneau, « Hommage Pierre Anthonioz, soldat valeureux, grand serviteur de l'État », Revue de la France libre, volume 6, Fondation de la France libre, 1994, p. 2723.

Articles Jean Guiart, « Pierre Anthonioz (1913-1996) » in Journal de la Société des océanistes, 103, 1996-2. pp. 311-314. En ligne.

Voir aussi Articles connexes École nationale de la France d'outre-mer

Liens externes

La Libération de Carqueiranne, par Pierre Anthonioz (22 BMNA), site mémoire de la 1re DFL Pierre Anthonioz – notice, site littéraire André Malraux.org

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