vignette| Madame de Meuron avec trompette d'oreille Le premier appareil auditif a été créé au . La modernisation des prothèses auditives modernes a commencé avec la création du téléphone et de la première prothèse auditive électrique, inventée en 1898. Vers la fin du , les prothèses numériques étaient distribuées à grande échelle. Certaines des premières prothèses étaient des dispositifs externes. Les appareils externes dirigeaient les sons vers l'avant de l’oreille et bloquaient tous les autres bruits. L'appareil s'incruste derrière ou dans l'oreille.
L'invention du microphone à charbon, des émetteurs, de la puce de traitement du signal numérique (DSP) et le développement de la technologie informatique ont tous contribué à modifier les prothèses auditives dans leurs formes actuelles.
Trompette auriculaire droite|vignette| Chaise acoustique de Frederick Rein, conçue pour le roi Jean VI du Portugal vers le début du . L'utilisation de trompettes auriculaires pour les malentendants remonte au . Vers la fin du , leur utilisation devient de plus en plus courante. Les trompettes auriculaires coniques pliables étaient manufacturés par des constructeurs d'appareils spécialisés de manière ponctuelle pour une clientèle spécifique. Parmi les modèles bien connus de l'époque se retrouvent la trompette Townsend (fabriquée par l'éducateur sourd John Townshend), la trompette Reynolds (spécialement créée pour le peintre Joshua Reynolds ) et la trompette Daubeney.
La première entreprise à produire des trompettes auriculaires à usage commerciale a été créée par Frederick C. Rein à Londres en 1800. En plus de produire des trompettes auriculaires, Rein commercialisait également des ventilateurs auditifs et des tubes acoustiques. Ces instruments permettaient d'amplifier les sons, tout en restant portables. Ces appareils étaient cependant généralement encombrants et devaient être physiquement soutenus par quelque chose plus bas, tel qu'un bras. Par après, des trompettes et des cônes auriculaires plus petits et portables ont été utilisés comme prothèses auditivesLevitt, H. "Digital hearing aids: wheelbarrows to ear inserts." ASHA Leader 12, no. 17 (December 26, 2007): 28-30.Mills, Mara. "Hearing Aids and the History of Electronics Miniaturization." IEEE Annals of the History of Computing 33.2 (2011): 24-44.. gauche|vignette| Catalogue de Frederick Rein Ltd., présentant des créations évolutives du . Rein a été chargé de concevoir une chaise acoustique spécialement pour le roi Jean VI du Portugal, malade, en 1819. Le trône était conçu avec des bras richement sculptés ressemblant à des gueules ouvertes de lions. Ces trous servaient à la réception du son, qui était transmis à l'arrière du trône via un tube parlant dans l'oreille du roi. Finalement, vers la fin des années 1800, le cornet acoustique, qui était un tube à deux extrémités, soit un cône qui capturait le son, était finalement conçu pour s'adapter à l'oreille.
Vers la fin du , les prothèses auditives cachées sont devenues de plus en plus populaires. Rein a été novateur grâce à de nombreux modèles remarquables, notamment ses « bandeaux acoustiques », où l'appareil auditif était astucieusement dissimulé dans les cheveux ou le couvre-chef du porteur. Les téléphones Aurolese de Reins étaient des bandeaux, fabriqués dans des formes diverses et variées, qui incorporaient des amplificateurs de sons près de l'oreille. Les appareils auditifs étaient également cachés dans le mobilier, les vêtements et les accessoires. Cette tendance à une invisibilité toujours croissante visait davantage à cacher le handicap de l'individu aux autres qu'à l'aider face à son handicap.
Prothèses auditives électroniques vignette| Une publicité de 1933 pour les premiers appareils auditifs à tube à vide. vignette| Ces appareils auditifs allemands datent des années 1920 à 1950 environ. Ils comprennent un accessoire similaire à un récepteur téléphonique. Musée de la médecine de Berlin, en Allemagne. Les premières prothèses auditives électroniques ont été construites après l’invention du téléphone et du microphone, vers les années 1870 et 1880. La technologie du téléphone a amélioré la manière dont le signal acoustique pouvait être modifié. Les téléphones étaient capables de contrôler le volume, la fréquence et la distorsion des sons. Ces capacités ont été utilisées dans la création de prothèses auditives.
La première prothèse électrique, appelée Akouphone, a été créée par en 1898. Il utilisait un émetteur au carbone, afin que la prothèse soit portable. L'émetteur au carbone était utilisé pour amplifier le son en prenant un signal faible en entrée et en utilisant le courant électrique pour en amplifier le signal en sortie. Ces prothèses auditives électroniques ont éventuellement été transformées en sacs à main et autres accessoires.
L'un des premiers constructeurs d'aides auditives amplifiées électroniquement était la société Siemens en 1913. Leurs prothèses étaient encombrantes et difficiles à transporter. Ils avaient à peu près la taille d'une « grande boîte à cigares » et avaient un haut-parleur qui tenait dans l'oreille.
La première prothèse à tube de vide a été brevetée en 1920 par Earl Hanson, un ingénieur naval. Elle s'appelait Vactuphone et utilisait l'émetteur téléphonique pour convertir la parole en signaux électriques. Une fois le signal converti, il serait amplifié lorsque transmis au récepteur. La prothèse pesait trois kilogrammes, ce qui la rendait suffisamment légère pour pouvoir être transportée. D'autres compagnies, telles que Marconi en Angleterre et Western Electric aux États-Unis ont également commercialisé des prothèses à tubes sous vide en 1923.
Pendant les années 1920 et 1930, les appareils auditifs à tube à vide ont connu plus de succès et ont commencé à diminuer en taille grâce à des efforts de miniaturisation de la technologie. Le modèle 56 d'Acousticon a été créé au milieu des années 1920 et a été l'une des premières aides auditives portables, bien qu'assez lourd. La première prothèse portable utilisant la technologie du tube à vide a été commercialisée en Angleterre en 1936, puis un an après aux États-Unis. Dans les années 1930, les appareils auditifs sont devenus populaires auprès du grand public. a breveté la première aide auditive utilisant le contrôle automatique du gain. Cette même société a introduit une version portable de celle-ci en 1948.
Le bond technologique survenu pendant la Seconde Guerre mondiale à cause de l'industrie militaire a contribué au développement des appareils auditifs. L’une des avancées majeures permises par la Seconde Guerre mondiale a été l’idée de la miniaturisation. Cela a pu se ressentir dans le modèle de Zenith Miniature 75 de poche.
Prothèse auditive à transistors vignette|200x200px| Cette photo du début des années 1980 montre une aide auditive à transistor portée sur la poitrine avec des bretelles. Il y aurait parfois un problème d'interférence statique, même si le porteur riait ou souriait. Le développement des transistors en 1948 dans les Laboratoires Bell a conduit à des améliorations majeures des prothèses auditives. Le transistor a été inventé par John Bardeen, Walter Brattain et William Shockley. Les transistors ont été créés pour remplacer les tubes à vide. Étant plus petits, nécessitant moins de batterie, présentant moins de distorsion et de chaleur que leur prédécesseur et étant plus résistants que les tubes à vide, ils étaient supérieurs en tous points. Le transistor était donc le remplacement idéal. La prothèse de 1952 utilisait un étage à transistors ainsi que des tubes à vide afin de prolonger la durée de vie de la batterie. La taille de ces transistors a conduit au développement du microphone à carbone miniaturisé. Ces microphones pouvaient être montés sur divers objets, y compris des lunettes. En 1951, Raytheon a fabriqué parmi les premiers transistors et a été l’une des premières entreprises à en produire à échelle industrielle à travers toute l’Amérique. Raytheon s'est cependant rendu compte que sa prothèse ne durait pas longtemps et a donc recommencé à vendre des aides auditives à tube sous vide en parallèle des prothèses à transistors.
L’incorporation de transistors dans les appareils auditifs a été si rapide que la technologie n’a pas été correctement testée. Il a été découvert plus tard que les transistors pouvaient devenir humides. Or, à cause de cette humidité, l’aide auditive ne durait que quelques semaines, puis devenait hors-service. Afin d'éviter ce problème, il a fallu appliquer un revêtement sur le transistor afin de le protéger de l'humidité. Ce problème devait être réglé pour que les transistors des aides auditives puissent fonctionner correctement.
Zenith a été la première entreprise à découvrir que les transistors craignaient la chaleur corporelle des individus. Après être parvenu à cette conclusion, les premières prothèses auditives à «transistors uniquement» proposées en 1952 étaient appelées Microtone Transimatic et Maico Transist-ear. En 1954, la société Texas Instruments a conçu un transistor au silicium, beaucoup plus efficace que la version précédente du transistor. La fin du transistor a été marquée par l'invention du circuit intégré par Jack Kilby, qui travaillait chez Texas Instruments en 1958. La technique a par la suite été perfectionnée pour les prothèses auditives les 20 années qui ont suivi.
Elmer V. Carlson, auteur de trente brevets, a joué un rôle primordial dans l'invention de nombreux composants des appareils modernes.
Prothèse auditive numérique Au début des années 1960, les Laboratoires Bell ont créé un processus de traitement numérique permettant de créer des signaux vocaux et audio depuis un grand ordinateur central. En raison de la faible puissance de calcul de ces grands ordinateurs numériques, le processus de simulation des aides auditives était extrêmement lent. Le traitement du signal vocal audio prenait plus de temps que la durée du signal vocal lui-même, empêchant donc le traitement de la parole en temps réel. Il était donc inimaginable de concevoir qu’une aide auditive numérique autonome et portable puisse être suffisamment petite pour s’adapter à une oreille comme les appareils auditifs analogiques conventionnels. Cependant, la recherche sur le traitement numérique était importante pour apprendre comment développer des sons pour les personnes malentendantes.
Dans les années 1970, le microprocesseur est inventé. Le microprocesseur a permis la possibilité de miniaturiser la prothèse numérique. De plus, le chercheur Edgar Villchur a développé un dispositif de compression d'amplitude multicanal analogique qui permettait de séparer le signal audio en bandes de fréquences. Ces bandes de fréquences permettaient d'ajuster le son analogique de manière non linéaire afin que les sons puissants soient moins amplifiés et qu'à contrario, les sons faibles soient plus amplifiés. Le système de compression d'amplitude multicanal sera plus tard utilisé comme structure fondamentale pour les premières prothèses utilisant la technologie numérique.
Une prothèse hybride a également été conçue dans les années 1970, où les composants analogiques d'une aide auditive conventionnelle tels que des amplificateurs, des filtres et un limiteur de signal étaient combinés avec un composant numérique mis à part dans un boîtier d'appareil auditif conventionnel. Le traitement audio restait analogique, mais était contrôlé par le composant numérique. Le composant numérique pouvait être programmé en connectant l'appareil à un ordinateur d'un laboratoire informatique, puis en le déconnectant afin de permettre à l'appareil hybride de fonctionner comme un appareil portable conventionnel.