La Jeunesse d'Hercule, , est un poème symphonique de Camille Saint-Saëns composé en 1876-1877.

Présentation Après Le Rouet d'Omphale, Phaéton et la Danse macabre, La Jeunesse d'Hercule est le dernier poème symphonique de Saint-Saëns, et, à l'instar du Rouet d'Omphale, la partition file de nouveau le thème mythologique d'Hercule.

La composition de la pièce est achevée le .

La Jeunesse d'Hercule, dédié à Henri Duparc, est créé quelques jours plus tard, le au théâtre du Châtelet, par les Concerts Colonne, sous la direction d'Édouard Colonne.

Structure L’œuvre, d'une durée moyenne d'exécution de dix-sept minutes environ, comprend un mouvement de 509 mesures, constitué de plusieurs sections : Andante sostenuto (), à , puis Allegro moderato (), puis Andantino (), à , puis Allegro (), à .

La Jeunesse d'Hercule porte le numéro d'opus 50 et, dans le catalogue des œuvres du compositeur établi par la musicologue Sabina Teller Ratner, le numéro 172.

Instrumentation

L'instrumentation requiert : Instrumentation de La Jeunesse d'HerculeBois1 piccolo, 2 flûtes, 2 hautbois, 2 clarinettes, 2 bassonsCuivres4 cors (dont 2 cors naturels), petit bugle, 2 cornets à pistons,2 trompettes, 3 trombones, 1 tubaPercussionstimbales, triangle, tambour de basque,tambour, cymbales, grosse caisseClaviers / cordes pincéesharpeCordespremiers violons, seconds violons, altos,violoncelles, contrebasses

La partition est publiée par Durand en 1877.

Sont également éditées des transcriptions pour piano seul, par Victor Staub (1910), pour piano à quatre mains par Ernest Guiraud (1877), pour deux pianos, par le compositeur en personne (1877), pour piano à quatre mains avec violon et violoncelle ad libitum par Léon Roques (1902), pour trio avec piano (violon, violoncelle et piano) avec contrebasse et clarinette ad libitum (et partie supplémentaire d'harmonium ad libitum) par Roger Branga (1928), pour harmonie militaire par Julien Koszul (1908), pour petit orchestre par Hubert Mouton (1911) et pour orchestre avec harmonium ad libitum par Hubert Mouton (1914).

Analyse

Argument L'argument du poème symphonique est exposé en liminaire de la partition :

Traduction musicale Musicalement, vice et vertu sont ainsi représentés par deux thèmes distincts, qui s'affrontent ; . Ensuite, , et .

Le philosophe et musicologue Vladimir Jankélévitch rapproche volontiers les poèmes symphoniques de Saint-Saëns et ceux de Liszt, Orphée ou Prométhée, pour leur .

Discographie Saint-Saëns: Symphonic Poems, Orchestre national de Lille, Jun Märkl (dir.), Naxos 8.573745, 2017. Camille Saint-Saëns Edition, CD 3, Orchestre de Paris, Pierre Dervaux (dir.), Warner Classics 0190296746048, 2021. Saint-Saëns : Symphonic poems, Simphonieorchester Basel, Ivor Bolton (dir.), Prospero Classical 4262353970164, 2023.

Bibliographie . . . .

Références

Liens externes

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