Le pork-knocker est un prospecteur guyanien d'or et de diamants, travaillant dans les plaines alluviales de l'intérieur du Guyana. Les pork-knockers sont à l'origine de la découverte de grands gisements d'or et de diamants. Leur nom fait référence à leur alimentation habituelle, le cochon sauvage.

Histoire Les petites exploitations d'or des afro-guyaniens permettent aux populations locales d'éviter le chômage et le travail agricole. L'exploitation minière reste traditionnelle pour les afro-guyaniens jusqu'au .

En 1921, la plupart des pork-knockers de cette période sont des descendants d'africains ; ils travaillent seul ou en petits groupes.

Les pork-knockers travaillent parfois à proximité les uns des autres, d'où des conflits, des actes de violence, pouvant entraîner mort d'hommes.

Les conditions de travail sont dangereuses ; des mineurs peuvent être écrasés sous des arbres ou des rochers, ou enterrés.

L'éloignement des zones peuplées et les espaces sauvages interdisent des soins médicaux d'urgence.

L'auteur caribéen A. R. F. Webber suggère que le terme pourrait signifier : .

Culture et conflit La réussite donne au mineur du prestige social et la possibilité d'injecter de l'argent dans l'économie. L'égoïsme est associé à la méfiance, il porte préjudice à l'économie. La croyance populaire veut que lorsqu'un mineur est avare, la terre le privera de ressources.

La présence de pork-knockers au Guyana bouleverse le mode de vie des autochtones. Le peuple Akawaio fait face à des contentieux territoriaux avec les pork-knockers et est affecté par une hausse du coût de la vie. L'anthropologiste Audrey Butt Colson remarque que l'exploitation minière entraîne l'effondrement de l'économie de subsistance. Elle écrit que le village minier de Kamarang, connu comme la , est l'archétype du syndrome du pork-knocker, attaché à la boisson, le jeu, le sexe et la violence.

L'exploitation minière est aussi pratiquée par les autochtones, mais selon un mécanisme social différent ; ils se distinguent de ceux qui viennent de la côte du Guyana (appelés « »). L'exploitation minière de l'arrière-pays apporte un complément à l'agriculture, et les recettes sont consacrées à la consommation des ménages.

Culture populaire Des chansons populaires sont inspirées par les pork-knockers ; elles abordent souvent les dangers de l'extraction minière et l'espoir de trouver de l'or. En 1996, le dramaturge Harold Bascom remporte le pour Makantali, inspiré par la chanson du même nom.

Beaucoup d'histoire guyaniennes racontent des pork-knockers qui ont fait fortune et qui finissent de manière tragique ou comique. L'auteur Jan Carew écrit en 1958 le roman Black Midas : un garçon quitte son village côtier pour devenir pork-knocker.

Sheik Sadeek, romancier et dramaturge, écrit des histoires sur la classe ouvrière de l'ère coloniale du Guyana ; il utilise souvent les pork-knockers comme sujet ; parmi ses ouvrages, une pièce de théâtre est intitulée Porkknockers.

En 2010, l'artiste guyanien Barrington Braithwaite publie une bande dessinée illustrant l'histoire des pork-knockers en collaboration avec la Commission de géologie et des Mines du Guyana. Un autre « roman graphique » de Braithwaite, Mighty Itanamie, est une fiction surnaturelle basée sur des légendes de heurtoirs de pork-knocker.

Notes et références

Articles connexes

Garimpeiro Orpaillage

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