François Grenier, né le à Besançon et mort le à Paris, est un général de division français du Second Empire, grand-croix de la Légion d'honneur.

Saint-Cyrien, il se distingue notamment lors de la conquête de l'Algérie puis, colonel, à la tête d'un régiment lors de la guerre de Crimée. Général, il commande ensuite une division lors de la guerre de 1870 et de la répression de la Commune de Paris.

Biographie Famille Il est le fils de Jean-Baptiste Grenier, minotier, et de Jeanne Claude Silance. Il épouse en 1852 Elisabeth Lachaux (1831-1901) avec qui il a un fils, François Gaston Grenier (1855-1912)« Grenier (François) » dans Théophile de Lamathière, Panthéon de la Légion d'honneur, t. 20, E. Dentu, 1875-1911, pp. 92-95. Lire en ligne., préfet du Territoire de Belfort en 1896.

Il est le frère du botaniste Charles Grenier « Grenier (François) » dans Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains, Volume 2, Hachette, 1893, p. 718. Lire en ligne..

Formation Il intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr à l'âge de dix-huit ans en 1828 et en sort deux ans plus tard en 1830.

Campagne de Belgique (1831-1832) Promu sous-lieutenant au 19 régiment d'infanterie de ligne, il participe à la campagne des Dix-Jours en 1831 puis se distingue au siège d'Anvers en 1832 ce qui lui vaut d'être cité par ordre du roi. Il est promu lieutenant en et fait chevalier de la Légion d'honneur en en récompense de sa conduite durant cette campagne.

Conquête de l'Algérie (1841-1848) Promu capitaine au 19 régiment d'infanterie légère en , il part pour l'Algérie en 1841. Il est cité trois fois à l'ordre de l'armée d'Afrique, pour s'être distingué lors des combats du , du et du , et nommé chef de bataillon en .

Il est promu officier de la Légion d'honneur en .

Guerre de Crimée (1854-1856) Nommé colonel le , il prend le commandement du 4e régiment d'infanterie légère et est envoyé en Crimée à la tête de son régiment qui, transformé et converti, devient le 79e régiment d'infanterie en Léon Jean Baptiste Clerc, Historique du 79e régiment d'infanterie, Berger-Levrault et cie, 1896, pp. 303-304. Lire en ligne..

Le Léon Jean Baptiste Clerc, Historique du 79e régiment d'infanterie, Berger-Levrault et cie, 1896, p. 306. Lire en ligne., il conduit une attaque avec le du contre des ouvrages russes devant Sébastopol. Au cours de l'attaque, 18 hommes du bataillon sont tués et 59 blessés. Grenier est cité à l'ordre de l'armée d'Orient le pour ce succès. Le il se distingue à nouveau à la tête de son régiment chargé d'attaquer le bastion dit « du Mât » durant la bataille de MalakoffLéon Jean Baptiste Clerc, Historique du 79e régiment d'infanterie, Berger-Levrault et cie, 1896, p. 310. Lire en ligne.. Sa conduite lui vaut d'être promu commandeur de la Légion d'honneur en .

Commandant de brigades d'infanterie Le il est nommé général de brigade et quitte le regiment. Il prend, en octobre suivant, le commandement de la subdivision militaire d'Angers. Il reçoit pour les grandes manoeuvres de 1862 le commandement de la brigade de la division du camp de Châlons. Il commande ensuite la brigade de la division d'infanterie du corps d'armée puis la subdivision militaire de Mâcon.

Guerre de 1870 Affecté à l'armée du Rhin, constituée au début de la guerre franco-allemande de 1870, il reçoit en juillet le commandement de la de la d'infanterie du d'armée. Puis, promu général de division le , il prend le commandement de la du d'armée du général LadmiraultLe général Étienne Hugues Rose qui devait commander la division n'a pas rejoint pour cause de maladie. Il se distingue notamment à la bataille de Borny le et à la bataille de Saint-Privat le puis se replie sur Metz avec l'armée du Rhin. Fait prisonnier le avec toute l'armée du Rhin après la chute de la ville assiégée par les Prussiens, il est interné à Dusseldorf et ne rentre en France qu'en . Au cours de cette période le général Grenier a été cité deux fois à l'ordre général de l'armée : le , pour sa conduite dans les journées des 14, 16 et et le , pour s'être distingué dans les journées des et .

En récompense de sa conduite à l'armée du Rhin il est élevé à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur le .

Armée versaillaise Il fait ensuite partie de l'armée versaillaise créée en et commande la du durant la semaine sanglante, qui met fin à la campagne de 1871 à l'intérieur et à la Commune de Paris. Lors de la sortie du 3 avril 1871, il repousse les Communards et occupe ensuite avec sa division les portes de Neuilly et d'Asnières, qui entre dans Paris le et prend part aux combats de rues et des barricades jusqu'à la complète pacification. Il est cité à l'ordre du jour du corps de l'armée de Versailles en date du , pour « la grande part qu'il a prise dans les opérations du siège de Paris et la prise de la capitale contre les insurgés de la Commune ».

Dernières années Il termine sa carrière au commandement de la division d'infanterie du 2 corps d'armée et passe dans la réserve en 1875.

Il est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur le comme couronnement de sa brillante carrière au cours de laquelle il a été cité huit fois pour faits d'armes à l'ordre général des armées en campagne, cité au siège d'Anvers par ordre du roi, trois citations en Algérie, une citation en Crimée, deux citations à Metz en 1870, une citation à l'armée de Versailles en 1871.

Il prend sa retraite en 1879 et meurt à Paris le , âgé de 81 ans.

Décorations . Grand officier le Commandeur le Officier le Chevalier le

Publication Mes souvenirs de l'Armée du Rhin : mes réflexions, la défense de l'Armée devant ses détracteurs, Les libraires, Grenoble, 1871. Lire en ligne.

Notes

Références

Bibliographie Sources contemporaines « Grenier (François) » dans Théophile de Lamathière, Panthéon de la Légion d'honneur, t. 20, E. Dentu, 1875-1911, pp. 92-95. Lire en ligne. « Grenier (François) » dans Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains, Volume 2, Hachette, 1893, p. 718. Lire en ligne.

Sources modernes .

Voir aussi Articles connexes Armée du Rhin (1870)

Liens externes

. Historique de la 11e promotion (1828-30) (sans nom de promotion)

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