Le de fusiliers (en russe ) est une grande unité de l'Armée rouge puis de l'Armée soviétique, formée en 1940 à partir de troupes estoniennes et dissous en . Le corps est remis sur pied en 1943 en Transcaucasie, combattant sur le front de l'Est jusqu'en 1945 et sa dissolution. Reformé de nouveau en République socialiste soviétique d'Arménie en 1949, il est une nouvelle fois dissous en 1956.

Première formation Le territorial de fusiliers soviétique est constitué en à Tallinn, au moment de l'occupation des pays baltes par l'Armée rouge. La république d'Estonie devient la république socialiste soviétique d'Estonie (l'annexion se fait sous couverture d'un plébiscite) et son armée est intégrée dans celle soviétique : ses unités forment les et ., le d'artillerie et le d'aviation de corps (l'ex aviation estonienne : sept bombardiers biplans Hawker Hart et cinq avions de reconnaissance Henschel Hs 126). L'uniforme estonien est conservé, avec en prime les insignes soviétiques..

Le territoire des trois républiques baltes correspond désormais au district militaire balte, qui en cas de guerre doit être transformé en un front. Le , le major-général Alexandre Sergueïevitch Ksenofontov (Ксенофонтов) est nommé commandant du corps, remplaçant le lieutenant-général estonien Gustav Jonson (arrêté le , condamné à mort le , exécuté le ). Les 13 et , le NKVD arrête du , jugés peu fiables et remplacés par d'autres soviétiques.

Le , le fait partie de la soviétique, en seconde ligne du front du Nord-Ouest, derrière la Dvina. Ce fleuve est atteint par le allemand de Manstein à Daugavpils dès le et bordé partout par les Allemands le . Le se désagrège dès qu'il est engagé autour de Porkhov, les Estoniens désertant massivement (dont Ain-Ervin Mere, officier de l'état-major de la ) ; le , la Stavka ordonne de retirer aux , et tous les Baltes.. La est repoussée, perdant Ostrov le 4, puis Pskov le , la participe à la contre-attaque de Soltsy du 14 au , mais le corps est défait autour de Dno à la fin juillet, puis de Staraïa Roussa en août, s'accrochant en défensive sur la rive droite de la Lovat.

Ce qui reste du corps est retiré du front à partir du , puis dissous le ; les rescapés estoniens forment des bataillons de travailleurs, envoyés loin dans le nord sur ordre de Lev Mekhlis. Les survivants seront ensuite affectés aux et de fusiliers du formé en . Quant aux déserteurs estoniens passés côté allemand, plusieurs participeront à la formation de la légion estonienne, puis de la de grenadiers Waffen SS (tel que Georg Sooden).

Seconde formation Le de fusiliers soviétique est recomposé le . Affecté d'abord au front du Nord-Caucase, il participe à la reconquête de la péninsule de Taman (septembre-). Puis au sein de la du premier front ukrainien, à l'offensive Dniepr-Carpates (janvier à ) ; dans la de la Garde, à l'offensive Lvov-Sandomir (juillet-) ; enfin dans la , à l'offensive Vistule-Oder (janvier-) à partir de la tête de pont de Sandomir, fonçant jusqu'en Silésie, et à l'offensive Prague (). Le corps est dissous en à Breslau..

Troisième formation Le soviétique est réorganisé le à Erevan, au sein de la de la Garde du district militaire transcaucasien. Le corps est finalement dissous le .

Notes et références

Articles connexes Histoire militaire de l'Union soviétique 22e corps d'armée (Russie) 22e corps d'armée (Empire russe)

Corps de fusiliers, 022 Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1940 Fusiliers, 022