Le régiment suisse est un régiment de la grande armée servant la France comme mercenaire. Le régiment fait partie des quatre régiments en plus du bataillon valaisan et de Neuchâtel, au service de la France et intégré directement à la grande armée.

Histoire Considéré comme le plus prestigieux des quatre Mercenaires suisses, le 3e Régiment d'Infanterie de Ligne Suisse a été fondé par décret le sous le commandement du colonel Louis de May, de Berne dont la garnison est stationnée dans les Flandres, à Lille. Le commandant en second est le colonel M. Thomasset. Enfin le Major Weber, est nommé commandant par intérim lors de l'emprisonnement du colonel Louis de May. À la fin de l'année 1807, le régiment avait atteint un effectif de 2, 711 hommes et avait reçu son aigle.Le 1er bataillon est constitué entre le et le . L'agencement du 3e bataillon s'opère entre le et le . Enfin, le 4e bataillon est structuré entre le 28 et .

Enfin, l'empereur Napoléon Ier décrète le la dissolution des régiments suisses. Seuls les premier et quatrième régiments sont dissous. Quelques soldats et officiers des 2e régiment suisse et 3e régiment suisse servirent à la formation du Bataillon Stoffel, prévu par l’article 3 du décret. Dans l'ensemble, le soldats suisses ont joué un rôle parfois décisif quand bien même ils ont été bien plus présents lors des défaites que des victoires de Napoléon d'après l'historien Alain-Jacques Czouz-Tornare.

Composition Structure organisationnelle du régiment À la suite du traité d'alliance du signée à Fribourg entre le général Michel Ney, ambassadeur de la République Française et les commissaires de la Diète helvétique, il était mentionné que la Suisse mettait à disposition 10, 000 hommes au service de l'Empire français (1804-1815). Chaque régiment suisse durant la période du Premier Empire, était composé de quatre bataillons. Au sein de ces quatre bataillons, on dénombre neuf compagnies dont une de grenadiers et huit de fusiliers. Les hommes devaient être engagés volontairement et librement. Au total, le 3e régiment suisse est composé de 32 compagnies de fusiliers dont 5 de Berne, 4 de Zurich, 4 de Vaud, 3 des Grisons, 2 de Saint-Gall, 2 d'Argovie, 2 de Thurgovie, 1 de Fribourg, 2 de Lucerne, 2 du Tessin, 1 de Soleure, 2 de Schwyz, 1 de Appenzel, 1 de Bâle.La compagnie d'artillerie suisse est fondée le et rattachée au 1er régiment suisse le . Par un décret du , tous les régiments suisses au service de l'Empire se voient doter d'une compagnie d'artillerie.

Unités, bataillons, compagnies Commandants notables Colonels Lieutenants-colonels Chefs d'escadrons

CEN Charles-Philippe, comte d'Affry

Capitaines CNE Christophe Stoffel () CNE Segesser CNE Ackermann Lieutenants Opérations et engagements À la suite de la création du 3e régiment suisse, ce dernier ne resta pas longtemps sur son site de garnison. Ce dernier est envoyé pour se préparer aux campagnes futures au Portugal ou en Espagne.

1808

Jaén (Espagne)

Baylen Au cours de la bataille de Bailén, le 1er bataillon du 3e régiment suisse "n'a jamais été vaincu mais seulement enveloppé dans cette malheureuse capitulation" qui rend prisonnier de guerre tout le corps d'armée auquel appartient ce bataillon. Malgré les précieux efforts du 3e régiment suisse mentionnés par le Major Weber :"4 compagnies du bataillon, réunies à 4 compagnies françaises, commandées par le chef de bataillon d'Affry, formant l'avant-garde de la division, ont rompu et traversé quatre fois la ligne de l'ennemi. Il est bien à plaindre que tant de courage et tant d'efforts n'aient pas eu un succès plus heureux."Archives fédérales, Berne, C 628, fol. 38. Weber, major du 3e régiment suisse au Landammann de Watteville, Lille le 12 mars 1810Le reste du 1er bataillon du 3e régiment et le 3e bataillon du 4e régiment suisse sont faits prisonniers de guerre par suite de la capitulation de Baylen le . Seuls vingt-huit soldats parviennent à rejoindre le dépôt à RennesArchives fédérales, C 625: « Quatrième régiment de ligne suisse. Mémoire historique dudit corps depuis sa création le 12 septembre 1806 jusqu'à l'époque du 1er novembre 1809 », fol. 366 v..

Cara-de-Deu

1809

Tuy

Oporto

1810

Cadiz

Leon

Pueblo

Sanabria

1812

Driss

Polotsk Les pertes pour le 3e régiment suisse furent énormes.

Borizow

Lepel

Bérézina

Wilna

1814

Besançon

Équipement et insignes Description de l'équipement militaire utilisé par le régiment vignette|Uniforme d'officier du 3e régiment d'infanterie suisse avec ses distinctives noires Le 3e régiment suisse était traditionnellement habillé en rouge garance, avec ses distinctives noires. L'uniforme était équipé de revers, parements et collet noirs. Ils étaient dotés d'un gilet en tricot blanc. Le liseré du costume était blanc et les boutons de l'uniforme en or. Les articles du traité d'alliance du disposaient que : "La France restait fidèle au traditionnel rouge garance qu'avaient toujours porté les Suisses à son service, et seuls les revers, collets et parements devaient permettre de distinguer les différents régiment."Le Shako était réservé aux sous-officiers, les soldats du centre et des voltigeurs. Le bonnet à poils étaient destinés aux grenadiers. Le régiment étant placé sous le commandement supérieur du colonel général des Suisses, dont les attributions furent réglées par l'ordonnance du , qui conserva "les anciennes prérogatives compatibles avec la constitution nouvelle de l'armée."

Insignes, drapeaux, bannières Le , on demande à l’Empereur "1° si les régiments étrangers qui, d’après sa décision du 20 juin dernier, doivent avoir des drapeaux sans aigles, les auront de l’ancien ou du nouveau modèle ; 2° dans le premier cas, quels en seront les ornements, la légende, la coupe ; 3° si cette décision sera applicable aux régiments suisses, irlandais, de La Tour d’Auvergne et d’Isenburg et au bataillon valaisan, qui ont reçu depuis longtemps des drapeaux surmontés d’aigles".Napoléon répond : "Donner des drapeaux dans l’ancienne forme à ceux qui n’en ont pas. Laisser les aigles à ceux qui en ont reçu."P&T, I, 1267. Extraite du "Travail du ministre directeur avec l’Empereur, du 26 août 1807"

Évolution de l'équipement au fil du temps

Notes et références Sources primaires

Sources secondaires

Voir aussi

Articles connexes

Mercenaires suisses suisse suisse suisse suisse Bataillon de Neuchâtel Bataillon valaisan étranger Unités étrangères de l’armée napoléonienne Gardes suisses (France)

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