Épiphanie Nodjikoua Dionrang, connue sur scène sous le nom de Fanny's D'Or, est une slameuse, entrepreneuse et militante féministe tchadienne. Elle est présidente de la Ligue tchadienne des droits des femmes (LTDF) et utilise le slam dans son engagement contre les violences faites aux femmes.
Biographie
Formation et débuts artistiques
Épiphanie Dionrang suit une formation en gestion de projet. Elle participe en 2017 au programme Business and Entrepreneurship du Young African Leaders Initiative (YALI) à Dakar..
Elle découvre le slam lors de ses études à Niamey, au Niger, en 2010, à l'occasion du festival Fish Goni. De retour au Tchad, elle participe à des concours et festivals.. Sa carrière artistique débute en 2016 lorsqu'elle participe à la troisième édition du festival N'Djam s'enflamme en slam à N'Djaména. Elle se produit ensuite au Vendredi Slam à Dakar en 2017 et au festival Babi Slam en Côte d'Ivoire en 2018..
Dans ses textes, elle aborde la condition des femmes, les violences fondées sur le genre et les inégalités. À partir de 2020, son slam prend une orientation féministe plus marquée. Elle devient l'une des figures du slam féminin tchadien.. En 2023, France 24 lui consacre un entretien sur le rôle du slam pour libérer la parole autour des violences faites aux femmes..
Parcours militant
Épiphanie Dionrang s'engage dans la défense des droits des femmes et contre les violences sexistes. En 2020, elle participe avec d'autres militantes à la création de la Ligue tchadienne des droits des femmes (LTDF), qu'elle préside.. L'organisation mène des actions de sensibilisation, accompagne des victimes et lutte contre les violences faites aux femmes. Elle est à l'origine, en juin 2021, de la première marche organisée à N'Djaména contre ces violences..
Elle est également cofondatrice avec Cherifie Ahmat Doudoua de la plateforme Inkhaz, destinée au signalement et à l'accompagnement des femmes victimes de violences à N'Djaména. Le projet remporte en 2020 un hackathon organisé par le Programme des Nations unies pour le développement autour des conséquences de la pandémie de Covid-19..
Elle participe aux activités du Réseau des jeunes féministes d'Afrique centrale (REJEFEMAC), dont elle est coordinatrice au Tchad.. Elle est également engagée auprès d'Oxfam dans des actions en faveur de l'accès à la justice et des droits civiques au Sahel.
Son engagement porte aussi sur les mutilations génitales féminines. En février 2023, elle demande une meilleure application des dispositions pénales tchadiennes qui sanctionnent ces pratiques..
En 2023, elle participe à une formation destinée à renforcer la présence d'expertes tchadiennes dans les médias. Elle intervient ensuite dans des médias sur les violences faites aux femmes et le leadership féminin..
En février 2024, elle figure parmi les personnes nommées par la plateforme Le Tchad d'abord au prix citoyen de l'année, dans la catégorie « meilleure femme de l'année »..
En 2026, elle témoigne des formes de cyberharcèlement visant les militantes tchadiennes et déclare en avoir elle-même été victime en raison de ses prises de position publiques..
Publications
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Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Slam (poésie)
Liens externes
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