Le blocus de la bande de Gaza depuis 2023 est un blocus économique, médiatique et humanitaire, imposé par Israël à la bande de Gaza dans le cadre de la guerre de Gaza, en réponse à l'attaque du 7 octobre du Hamas contre Israël. Mis en place le , il accentue considérablement le blocus israélo-égyptien de l'enclave en vigueur depuis 2007, et s'apparente à un siège militaire. Ses conséquences sont particulièrement lourdes pour la population civile qui souffre en totalité de malnutrition, et dont une partie est même en état de famine depuis .

Blocus Un premier blocus total de Gaza est annoncé le par le ministre israélien de la défense, Yoav Galant. Il dure du au , et se révèle être un blocus initial strict, pendant lequel aucune aide significative (et très peu de biens vitaux) n'ont pu rentrer dans Gaza.

annonce-t-il... ajoute-t-il.... Le porte-parole du , Israël Katz, déclare que ce dernier a ordonné l'interruption de l'approvisionnement en eau de Gaza, avec effet immédiat.. Des chars et des drones israéliens sont chargés de surveiller les ouvertures dans la barrière frontalière entre la bande de Gaza et Israël et de faire respecter le blocus.

En raison du blocus, la seule centrale électrique de la bande de Gaza est à l'arrêt par manque de carburant le à , ce qui entraîne une coupure d'électricité à Gaza. Pour éviter une crise humanitaire, l’Organisation des Nations unies (ONU) et les États-Unis demandent l'ouverture d’un couloir humanitaire pour permettre de ravitailler la population avec des biens de première nécessité, l'acheminement de médicaments et de carburant pour la production de l’électricité. Le , le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) annonce que le stock de carburant qui permet le fonctionnement des générateurs des hôpitaux, sera épuisé « dans quelques heures ».

Le , le ministre israélien des Communications, Shlomo Karhi, annonce que la bande de Gaza sera privée d'accès à Internet à partir du lendemain. Le , après de nombreux appels en ce sens, Elon Musk annonce que son service Starlink fournira aux une connexion internet par satellite pour contourner le blocus. Shlomo Karhi déclare qu'Israël utilisera l'ensemble des pour empêcher cela. Le , Shlomo Karhi annonce finalement que Musk a accepté de ne pas activer Starlink pour Gaza sans l'accord préalable d'Israël.

Le second blocus s'étend du au . Le , Israël décide d’interrompre l’entrée de toutes les marchandises et de l'aide humanitaire à Gaza, en ce compris le carburant, afin de faire pression sur le Hamas dans le contexte des négociations de cessez-le-feu et de la libération des otages.

Blocus humanitaire et famine

Deux périodes de blocus ont été imposées à Gaza par Israël entre le et le .

La première, du 9 au . La seconde, du au .

Les deux périodes de blocus ont accentué une détérioration de la situation humanitaire, jusqu'à une déclaration de situation de famine dans le Gouvernorat de Gaza en par l'IPC.

Après la fin du premier blocus, la reprise des livraisons d'aide humanitaire le marque la fin du premier blocus de l'enclave de Gaza par Israël. L'OCHA déclare toutefois que .

Les ressources alimentaires sont pillées par des clans mafieux, dont les attaques sont soutenues systématiquement par des drones israéliens .

A la fin du 2e blocus, le , après onze semaines de blocus total, des distributions de nourritures en quantité minimale sont autorisées à Gaza, confiées par Israël à des sociétés privées. Elles donnent lieu à des fusillades quotidiennes sur les Palestiniens par l'armée israélienne. Le Haut-Commissariat aux droits de l'Homme de l'ONU déplore ainsi en la mort, en deux mois, de plus de personnes qui cherchaient à obtenir de l'aide humanitaire, principalement dans les centres de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF). La GHF est une organisation soutenue par les États-Unis et Israël, apparue en , et dont le financement est décrit comme opaque par la presse. Selon Mediapart, la GHF a permis à . Israël aurait ainsi voulu prendre le contrôle de l'aide humanitaire à Gaza, alors qu'auparavant les ONG et les agences de l'ONU pouvaient intervenir auprès de la population de façon étroite, avec 400 points d'aide humanitaire sur le territoire gazaoui. Les tirs sur la population venue chercher de l'aide proviendraient à la fois de l'armée israélienne et des mercenaires américains venus protéger les sites de la GHF. La BBC ajoute que la GHF elle-même pourrait avoir participé aux tueries. Notamment, un ancien agent de sécurité de la GHF a déclaré .

Selon Jens Laerke, porte-parole du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), il s'agit de .

En , de nouvelles critiques sont émises contre la GHF : une enquête de la BBC indique qu'une dizaine de motards américains du Infidels Motorcycle Club font partie de sa sécurité. De nombreux groupes anti-musulmans utilisent pour se désigner le terme , et la BBC a trouvé sur les réseaux sociaux des « discours de haine antimusulmans » et a relevé que les membres du Infidels Motorcycle Club avaient organisé un barbecue avec de la viande de porc pendant le ramadan et vendu des chapeaux avec l’inscription « 1095 », date de la première croisade.

Réactions L'Organisation des Nations unies considère que le de la bande de Gaza est prohibé par le droit international humanitaire et s'y oppose., tout comme l'Union européenne..

Pour l'ONG Amnesty International, les du Hamas ne doivent pas dispenser Israël de respecter le droit international humanitaire et de protéger les populations civiles. Israël doit donc lever le blocus de la bande de Gaza..

Karim Khan, procureur de la Cour pénale internationale, considère qu'. De plus, il indique que ne doivent pas être des cibles militaires. Dans le même temps il demande la libération des otages détenus à Gaza par le Hamas..

Une enquête menée par l'Associated Press et l'organisation d'investigation israélienne Shomrim révèle que les États-Unis et Israël ont autorisé des dons déductibles d'impôts totalisant plus de 200 000 dollars à plusieurs groupes extrémistes d'extrême droite israéliens impliqués dans le blocage et la perturbation de l'acheminement de l'aide humanitaire vers la bande de Gaza..

Le , la France accuse Israël de provoquer la famine. Pour le ministère français des Affaires étrangères, .

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Blocus de la bande de Gaza Génocide à Gaza Crise humanitaire à Gaza en 2023-2024 • Famine dans la bande de Gaza • Tsav 9 Crimes de guerre lors de la guerre à Gaza Flottille de la liberté pour Gaza de juillet 2025

Bibliographie Jean-Pierre Filiu, Un Historien à Gaza, Paris : Les Arènes, paru le ,

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