Henri Béghin est un industriel et homme d'affaires français, né le à Thumeries et mort le à Royat. Il est le fondateur avec son frère Joseph de l'entreprise sucrière Ferdinand Béghin. Il est le père de Ferdinand Béghin qui fondera Béghin Say en 1972.

Biographie

En 1896, à la suite du décès de leur père Ferdinand, Joseph et Henri Béghin entreprennent de moderniser la sucrerie familiale de Thumeries Cogez Béghin et créent en 1898 la Société des Sucreries et Raffineries Ferdinand Béghin.

Accompagnés de l'industriel Jean Prouvost, Henri et Joseph Béghin vont développer la filière sucrière de leur région en organisant localement la production betteravière et l'activité de plusieurs sucreries et entrepôts de la région et en regroupant sous une même tutelle les filières secondaires du cartonnage, de l'impression, du transport, etc.

La production de la sucrerie de Thumeries croît de manière importante. Elle peut traiter de betteraves en une journée en 1900 et en traite effectivement en 1914François Lecocq, « Les Béghin à la conquête de l'or blanc », dans Cent ans de vie dans la région, Tome 1 : 1900-1914, La Voix du Nord éditions, hors série du 17 novembre 1998, p. 88-89.. Depuis 1900, et malgré un capital moins important, la sucrerie de Thumeries a une production quasiment identique à celle de son principal concurrent français de l'époque, la société Henri Say. La crise du corner sur le sucre égyptien provoquée en 1905 par le collaborateur et liquidateur testamentaire d'Henry Say Ernest Cronier affaiblit l'entreprise Say, l'endette temporairement et lui fait perdre sa position dominante au profit des sucreries F. Béghin.

Après la guerre, le montant des dommages de guerre attribués à la sucrerie de Thumeries s'élève à 127 millions de francs.

En 1923, la Maison des Ingénieurs Agronomes est coadministrée par Henri Béghin.

Vers 1925, Henri Béghin intègre son fils Ferdinand à l'entreprise familiale.

La société Entrepôts de Thumeries est gérée par Joseph et Henri Béghin en 1930.

Si son frère Joseph reste domicilié à Thumeries, commune dont il deviendra le maire, Henri Béghin s'installe rapidement à Paris et entreprend de constituer un empire économique. Il investit avec son ami Jean Prouvost, et par la suite avec son gendre Bernard Ruffier d'Épenoux, dans des domaines d'activités très divers comme , en créant, en 1933, la Société d'Imprimerie de la Rue du Louvre, en 1934 l'entreprise de travaux publics Les Applications du Bitume avec Charles Lefebvre, ingénieur des ponts et chaussées, ou encore, en 1936, la Compagnie Moderne de Radiodiffusion.

En 1939, à la suite du décès en janvier de son directeur François MorelIl est avéré que le site d'Arras appartient à l'entreprise Béghin. Les références faites à la sucrerie d'Arras ou à la société civile de ses obligataires dans les journaux administratifs s'arrêtent toutes à la suite de la mention du décès de son directeur en janvier 1939 malgré la bonne santé financière de l'entreprise attestée par les publications précédant le décès et laissent supposer une reprise dans la continuité et dans l'année 1939 de l'activité par Béghin , la société Ferdinand Béghin acquiert la Sucrerie Générale d'Arras fondée en 1922 à l'initiative d'un jeune négociant en vins et spiritueux du Pas-de-Calais, Edmond DuboisExistence de la Compagnie Edmond Dubois depuis 1919 à DunkerqueTémoignage de l'importance de l'entrepreneur Edmond Dubois comme interlocuteur principal lors de la création de la Sucrerie centrale d'Arras.

En mars 1936, Henri Béghin est fait chevalier de la Légion d'honneur.

Avant 1942, la société immobilière Société Africaine d'Exploitations Agricoles est créée par Henri Béghin et son gendre Bernard Ruffier d'Épenoux.

En 1942, Henri Béghin est actionnaire majoritaire de la Société du Domaine de l'Étoile, un vaste domaine viticole de à l'ouest d'Oran dans la vallée de Safsaf.

Notes et références

Catégorie:Industriel français du XXe siècle Catégorie:Homme d'affaires français Catégorie:Industriel français du XIXe siècle