Les filières du café et du cacao du Togo occupent une place importante dans l’agriculture togolaise. Cultures de rente historiques, elles figurent parmi les principaux produits agricoles d’exportation du pays, après le coton. Leur production est majoritairement concentrée dans la région des Plateaux, qui constitue la principale zone de culture de ces deux spéculations.

Historique Les premières tentatives d'implantation du cacao ont été menées dans la région de Kpalimé, en 1895, par le colonisateur allemand. Elles se sont soldées par un échec, malgré la forte pression de l'administration sur les populations locales. La main d'œuvre potentielle était déjà engagée dans les plantations cacaoyères du Ghana, quant aux sédentaires, ils étaient surtout préoccupés par la culture du vivrier dont ils vendaient déjà une partie au Ghanéens. Il faudra attendre le début des années 1930, pour que la culture cacaoyère prenne de l'extension, notamment plus au Nord, dans l'enclave du Litimé, véritable réserve forestière de dimensions modestes ( environ).

Les premiers essais d'introduction de café Arabica datent de la même époque (1895) : ils furent limités aux hauteurs du plateau de Dayes, seule zone écologique favorable. Les nouvelles tentatives menées par l'administration française, à partir de 1925, ne seront guère couronnées de succès : les planteurs accordent la priorité au cacao et ne s'intéresseront au café qu'au cours des années 1940. Il s'agira alors de café robusta, moins fragile que l'arabica.

Actualité La filière café-cacao au Togo est confrontée à une forte volatilité des prix, liée à sa dépendance aux marchés internationaux. Comme dans la plupart des pays producteurs, la production nationale est principalement destinée à l’exportation, tandis que la consommation locale reste limitée, ce qui expose les acteurs de la filière aux fluctuations des cours mondiaux, largement influencés par les grands pays consommateurs. La campagne 2024-2025 a mis en évidence cette vulnérabilité. Après une période de forte hausse des prix, liée notamment à une baisse de la production dans des pays majeurs comme la Côte d’Ivoire et le Ghana, le marché a connu un retournement marqué. Cette évolution est attribuée à plusieurs facteurs, parmi lesquels le changement climatique, le vieillissement des plantations et des producteurs, ainsi que les nouvelles exigences européennes en matière de lutte contre la déforestation. Au cours de l’année 2025, les prix du cacao ont connu une baisse progressive après avoir atteint des niveaux élevés en 2024. Les cours, qui avaient dépassé 6 000 FCFA le kilogramme, sont redescendus à des niveaux proches de 2 200 à 2 500 FCFA au début de l’année 2026, traduisant une chute significative sur une période relativement courte. Les prix bord champ observés au Togo à la fin s’établissaient autour de 1 800 FCFA/kg pour le café et entre 1 500 et 1 800 FCFA/kg pour le cacao, des niveaux supérieurs aux prix indicatifs officiels, mais jugés fragiles au regard des tendances du marché. Cette évolution des prix a entraîné une accumulation de stocks invendus au sein de la filière. Dans plusieurs zones de production, des volumes importants de café et de cacao sont restés stockés chez les producteurs, les acheteurs et les exportateurs, faute de débouchés suffisants. Les stocks non écoulés étaient estimés à environ 1 500 tonnes, un volume considéré comme élevé à l’échelle nationale. Parallèlement, les exportations ont connu un ralentissement marqué, avec des volumes exportés sensiblement inférieurs à ceux observés à la même période l’année précédente. Face à cette situation, les acteurs de la filière — producteurs, acheteurs, exportateurs et transformateurs — ont engagé des concertations nationales afin d’analyser les causes de la crise et d’identifier des pistes de solutions. Ces échanges ont mis en évidence la nécessité d’un renforcement de la coordination entre les différents maillons de la chaîne, ainsi que l’importance de mécanismes de régulation plus adaptés pour limiter l’impact des chocs de marché sur les producteurs. Dans ce contexte, la transformation locale du café et du cacao apparaît comme l’un des leviers envisagés pour réduire la dépendance aux exportations de produits bruts. Bien que le marché intérieur demeure limité, des initiatives de transformation et de promotion de la consommation locale ont émergé, traduisant une dynamique encore modeste mais en progression. Organisations

Comité de coordination des filières café cacao (CCFCC) L'arrêté interministériel /MCTP/MDRHV portant création et définissant le fonctionnement du comité de coordination pour les filières du café et du cacao crée le comité chargé de la coordination de la commercialisation du café et du cacao..

Les chefs traditionnels des zones de production de café et cacao, le ministère du Commerce et les responsables du Comité de coordination pour les filières café et cacao (CCFCC). avec à sa tête Gouthon Enselme (Président du CCFCC). sont impliqués dans la question du café et du cacao.

Domaines d'intervention du comité Au Togo, la filière café et cacao est encadrée par un comité de coordination chargé de la régulation, du suivi et de la promotion des activités liées à la production, à la commercialisation et à l’exportation. Ce comité assure notamment la tenue et la mise à jour, sur une base annuelle, de la liste des acheteurs agréés pour la collecte primaire ainsi que des personnes physiques et morales exerçant la profession d’exportateur. Il collecte auprès de l’administration compétente les statistiques relatives à la production, à la collecte et aux exportations, contribuant ainsi au suivi de l’évolution des filières. En concertation avec l’Unité d’analyse des prix agricoles, le comité indique aux producteurs, au moins quarante-cinq jours avant l’ouverture de chaque campagne, les prix de référence, établis en fonction des cours mondiaux, conformément aux dispositions de l’arrêté interministériel n° 18/MCPf/MDRHV du . Le comité est également chargé d’informer l’ensemble des acteurs économiques et sociaux des nouvelles mesures réglementaires ainsi que des décisions prises par les organisations internationales des produits de base. Il veille, par des actions de concertation et de sensibilisation, au respect de la réglementation en vigueur au sein de la filière. Par ailleurs, il participe aux réunions internationales consacrées aux produits de base et assure la diffusion des décisions et résolutions issues de ces rencontres. En collaboration avec les services techniques et les organismes concernés, le comité contribue enfin à l’organisation de rencontres nationales et internationales de promotion des filières café et cacao.

Activités du comité thumb|Kiosque de dégustation du café du Comité de Coordination pour les Filières Café Cacao|alt=Kiosque du Comité de Coordination pour les Filières Café Cacao qui se trouve au sein de l'Université de Kara (Campus Sud) Le comité initie des tournées périodiques d’information et de sensibilisation des producteurs de café et de cacao, des acheteurs de produits et des agents de développement pour les mobiliser à s’approprier la réforme.

La campagne 2021-2022 de commercialisation du café et du cacao est officiellement lancée..

La campagne 2022-2023 de commercialisation a été lancée jeudi à Kpalimé par le ministre du commerce et son collègue de l’agriculture..

Le Comité a également mis en place un financement de soutien pour réaliser les actions de développement des deux filières..

Le Comité de coordination pour les filières café et cacao (CCFCC) soutient les producteurs dans la riposte contre la pandémie du coronavirus. Il leur a offert le dernier des kits de protection. L’action est soutenue par les ministères chargés du Commerce et de l’Agriculture..

Après deux éditions réussies à Abidjan en Côte d’Ivoire, c’est le centre des expositions et foires de Lomé (CETEF) qui accueillera cette troisième édition..

Autres organisations

Organisation interafricaine du café (OIAC) ONG ‘‘Avenir de l’environnement’’ (ADE)

Notes et références

Catégorie:Agriculture au Togo