Les élections générales québécoises de 2003 ont lieu le afin d'élire les députés de la à l'Assemblée nationale du Québec.
Le Parti libéral du Québec (PLQ) dirigé par Jean Charest sort vainqueur et obtient un gouvernement majoritaire avec 76 sièges et 46 % des voix, contre le Parti québécois (PQ) du premier ministre sortant Bernard Landry qui obtient 45 sièges et 33 % des voix. Quant à elle, l'Action démocratique du Québec (ADQ) obtient 4 sièges et 18 % des voix.
La campagne oscille autour de plusieurs enjeux, tels que l'efficacité du système de santé, le désir de changement, les fusions et défusions municipales et le système de garderies à cinq dollars.
Contexte
En 2002, le Parti québécois est au pouvoir depuis deux mandats. Perçu comme usé et fatigué par certains, ses taux d'appui dans les sondages tombaient de façon marquée. Une part importante de ses appuis s'en allaient vers l'Action démocratique du Québec (ADQ) et son jeune chef Mario Dumont. Certains partisans PQ transféraient leur allégeance au Parti libéral.
Bernard Landry, premier ministre et chef du PQ, entreprend la revitalisation du parti et de son image. À mesure que la nature conservatrice de la plate-forme adéquiste devenait plus apparente, la popularité de ce parti commence à baisser. Des mesures social-démocrates adoptées par le gouvernement péquiste, telles l'adoption de la Loi contre la pauvreté, aident à améliorer les résultats du parti dans les sondages. Jean Charest, chef du Parti libéral, continue d'être impopulaire auprès des électeurs. Ces facteurs aident le PQ à regagner l'appui de plusieurs voteurs au début 2003 pour reprendre la première place dans les sondages.
L'élection se déroule sur le fond de la guerre en Irak. Les batailles de cette guerre ont lieu au cours de la première moitié de la campagne, accaparant l'attention des médias et de la population. Landry se met à porter le ruban blanc, porté en 2003 par les Québécois réclamant la paix. Cette coutume est aussitôt adoptée par les deux autres chefs de parti, Charest et Dumont. Landry est le plus critique face à la guerre, les deux autres restent plus discrets. Dumont adresse également des critiques à Landry, disant que les Québécois devraient se retenir de critiquer les Américains trop durement car les Américains sont des amis historiques des Québécois.
Le désir du changement est un facteur important de la campagne. Toutefois, tout en rappelant aux électeurs que le changement fondamental était l'essence même de son but premier, c'est-à-dire la souveraineté, le PQ concentre son message non pas sur le changement mais sur la stabilité. Son slogan électoral, « Restons forts », reflète d'ailleurs cet aspect. Landry tente également de dépeindre l'élection comme un choix entre le Parti québécois, de gauche, et les « deux partis de droite. » Le PLQ se présente comme un parti centriste ; il produit des publicités dynamiques et se dote d'un nouveau logo. L'ADQ met de l'avant son jeune chef et nie être trop de droite. Sa première publicité est une publicité négative qui parle de morts dans les hôpitaux, ce qui se retourne contre lui; le parti diffuse peu après une publicité plus positive.
Malgré la hausse du PQ dans les sondages, Charest apparaît comme une alternative viable pour les gens désirant le changement, surtout au cours du débat des chefs. Un reportage voulant que Jacques Parizeau ait répété son fameux commentaire sur « l'argent et le vote ethnique » prononcé après le référendum de 1995, utilisé par Jean Charest pour se confronter à Bernard Landry lors du débat, aurait également fait mal au PQ. L'avance des péquistes dans les sondages s'évapore à la mi-campagne.
Le Parti libéral est conduit au pouvoir, tandis que le Parti québécois remporte un nombre respectable de sièges. L'Action démocratique fait élire quatre députés, une amélioration importante en comparaison aux élections précédentes ; c'est tout de même une déception pour le parti, compte tenu du fait qu'il comptait cinq députés avant l'élection générale en résultat de victoires lors d'élections partielles au cours de l'année précédente, et de la première place dans les sondages occupée pendant un certain temps plus tôt dans l'année.
C'est la seule élection générale à laquelle participe le parti de gauche l'Union des forces progressistes, issu de la fusion de trois partis ayant concouru aux élections générales de 1998. Celui-ci fusionnera ensuite avec Option citoyenne pour devenir Québec solidaire avant les élections générales de 2007.
Système électoral L'Assemblée nationale est composée de pourvus au scrutin uninominal majoritaire à un tour dans autant de circonscriptions électorales..
Forces en présence
+Principaux partis en présenceParti politiqueIdéologieCandidat au poste de premier/ière ministreSloganRésultat en 1998DéputésÉlus en 1998CandidatsParti québécois (PQ)Centre gauche Souverainisme, nationalisme québécois, social-démocratieBernard LandryRestons forts17,067675125Parti libéral du Québec (PLQ)Centre à Centre droit Fédéralisme, libéralisme économique, social-libéralismeJean CharestNous sommes prêts24,824847125Action démocratique du Québec (ADQ)Centre droit à droite Autonomisme, libéral-conservatisme, libéralisme économique, nationalisme québécoisMario DumontL'avenir autrement37,4211125Union des forces progressistes (UFP)Gauche Souverainisme, socialisme démocratique, altermondialismePierre Dostie et Molly Alexander -Nv.Nv.Nv.74
Enjeux
Déroulement de la campagne
Événements et chronologie 12 mars 2003 : émission du bref d'élection. 6 et 7 avril 2003 : jours de vote par anticipation. 14 avril 2003 : jour du scrutin. 4 juin 2003 : ouverture de la session.
Sondages
Intentions de votes pendant la 36 législature du Québec500px
Résultats 76 sièges 45 sièges 4 sièges ^ majorité Résultats par parti politique center
Le tableau précédent inclut les résultats de la reprise de l'élection générale tenue le dans la circonscription électorale de Champlain pour départager l'égalité dans l'élection initiale.
Résultats par circonscription
Notes et références
Section historique du site de l'Assemblée nationale du Québec
2003 Québec Election Quebec Catégorie:Politique en avril 2003