Jean-Michel Phelippot Phelippot est l'orthographe admise depuis Histoire particulière des événements en France, en 1792 de Pierre-Anne-Louis de Maton de La Varenne ouvrage publié en 1806 page 451.Il faut noter que l'Association du souvenir des martyrs donne aussi en 1992 l'orthographe Phelippot mais surtout ne donne pas le prénom Jean-Michel cf page 171 de 1792, les massacres de septembre.né à Paris en 1743 et mort le dans cette même ville est un prêtre catholique français, martyr en haine de la foi. Exécuté sommairement lors du massacre du séminaire Saint-Firmin, il est béatifié 134 années plus tard par le pape Pie XI le . Contexte historique Au début de la Révolution française, l'Assemblée nationale constituante tente de rattacher le clergé séculier au nouveau régime, en proclamant la constitution civile du clergé. Le clergé se divise entre les prêtres jureurs, qui acceptent cette constitution, et les prêtres réfractaires, qui refusent la constitution. Les ordres religieux sont supprimés.
La France révolutionnaire déclare la guerre à l'Autriche le ; les premières pertes du conflit . Le , par le manifeste de Brunswick, les Autrichiens et les Prussiens menacent Paris d'« une exécution militaire et d'une subversion totale » si la « famille royale subissait le moindre outrage ».
Le 10 août 1792, sans-culottes et volontaires de Brest et de Marseille prennent le Palais des Tuileries, mettant fin à la monarchie constitutionnelle. Un autre serment dédié aux prêtres jureurs, dit de « Liberté-Égalité », est décrété par l'Assemblée législative le 14 août, et le 26 est décidé l'exil de tous les prêtres qui refuseraient de prêter ce serment, ainsi que la possibilité d'arrêter tout membre du clergé qui n'aurait pas prêté serment.
Reconstitution biographique Jean-Michel Phelippot est prédicateur à Paris, chapelain au Collège de Navarre. Il est incarcéré à partir du au séminaire Saint-Firmin parce qu'il est contre la constitution civile du clergé et l'Église constitutionnelle, condamnée par le pape Pie VII. Le séminaire est alors devenu un dépôt pour les prêtres qui n'ont pas prêté le serment et les laïcs qui les suivent, les communautés religieuses du quartier et également les aumôniers des hôpitaux.
Dans un contexte de panique des révolutionnaires à la suite de l'incarcération de la famille royale, de l'invasion austro–prussienne puis des rumeurs de complots internes, une série d'exécutions sommaires visent les personnes incarcérées dans les prisons de Paris et de province, à partir du 2 septembre ; ces exécutions sont surnommées ensuite les massacres de Septembre. Le à 5 heures 30 du matin, les « septembriseurs » (auteurs des massacres) s'en prennent aux prisonniers de Saint-Firmin ; 80 % d'entre eux (dont Phelippot) sont tués.
Béatification Parmi les milliers de victimes de , l’Église catholique a retenu les noms de 3 évêques, 181 prêtres (dont Jean-Michel Phelippot), 2 diacres, 1 clerc et 4 laïcs, dont elle a reconnu, en 1926, la mort par fidélité à Rome. Ils sont alors béatifiés, et leurs noms sont inscrits au Martyrologe romain. Les sont fêtés le Bienheureux Martyrs de la Révolution Française sur Nominis ..
Bibliographie Ivan Gobry Dictionnaire des martyrs de la Révolution éditions Argé, 1990 page 234
Notes et références Notes
Références
Catégorie:Martyrs de Septembre Catégorie:Prêtre réfractaire Catégorie:Prêtre catholique emprisonné Catégorie:Naissance à Paris au XVIIIe siècle Catégorie:Décès à Paris Catégorie:Naissance en 1743 Catégorie:Décès en septembre 1792 Catégorie:Prêtre catholique français du XVIIIe siècle Catégorie:Bienheureux catholique français