vignette|200x200px| Une cérémonie dirigée par un fashi à Taichung, Taiwan .

Les traditions de maîtrise des rituels chinois, également appelées enseignements rituels (Chinois 法教 fǎjiào, parfois rendu par « faisme »)Faism and Folk Religion 2009.Yu-chi Tsao, 2012., ou taoïsme populaire (民间道教; Mínjiàn Dàojiào), ou encore taoïsme rouge (principalement dans l'est de la Chine et à Taiwan), constituent un vaste groupe qui rassemble des ordres chinois d'officiants des rituels. Ils opèrent au sein de la religion populaire chinoise, mais en dehors des institutions du taoïsme officielPas, 2014. p. 259. Les « maîtres des rites », appelés fashi (), sont également connus dans l'est de la Chine sous le nom de hongtou daoshi (), signifiant prêtre du Tao à « tête rouge» ou à « chapeau rouge » daoshi signifiant (« maîtres du Tao »). Ils s'opposent aux wutou daoshi (), prêtres du Tao à « tête noire » ou à « chapeau noir » du taoïsme Zhengyi qui étaient historiquement ordonnés par le Maître Céleste.

Le taoïsme de Zhengyi et le faïsme sont souvent regroupés sous la catégorie de « traditions rituelles daoshi et fashi » (). Bien que les deux types de prêtres aient les mêmes rôles dans la société chinoise – en ce sens que les deux peuvent se marier et accomplir des rituels pour les temples des communautés ou les maisons privées – le daoshi de Zhengyi met l'accent sur la tradition taoïste, distinguée de la tradition vernaculaire des fashisEdward L. Davis. Encyclopedia of Contemporary Chinese Culture. ¶ Daoism (Zhengyi tradition).

Les maîtres des rituels peuvent être des pratiquant de la possession du tongji, de la guérison, de l'exorcisme et des rituels jiaoLagerwey, 2010. (bien qu'historiquement ils aient été exclus de l'accomplissement de la liturgie jiao). Les seuls qui soient considérés comme chamanes (wu) sont les fashis de l'école de Lushan.

Fashis vignette|100x100px| Le symbole du Taijitu est souvent utilisés dans les traditions des maîtres des rituels. Les maîtres des rituels ( fashi ) sont définis, par opposition aux prêtres taoïstes formellement ordonnés, comme étantKohn, 2009. p. 9:Sarah Coakley (Université de Cambridge ) distingue les fashi comme étant « cataphatiques » (à caractère remplissant) par opposition aux taoïstes qui seraient « kénotiques » (à caractère vidant). Elle les relie à d'autres religions indigènes sino-tibétainesSarah Coakley. Religion and the Body. Book 8 of Cambridge Studies in Religious Traditions. Cambridge University Press, 2000. . p. 246 :Les fashis sont connus sous différents noms dans toute la Chine. Parmi les noms courants on trouve : « officiers des rituels » (faguan) comme ils se nomment parfois eux-mêmesNadeau, 2012. p. 140 ou encore prêtres taoïstes « à tête rouge » ( Hongtou Daoshi). Il existe également des appellations locales, dans la province du Guizhou, on trouve par exemple : « seigneurs orthodoxes » (duangong ), « maîtres de l'autel » (zhangtanshi) ou encore « maîtres de la terre » (tulaoshi)Van der Meij, 1997. p. 478.

Les fashis sont également en concurrence avec d'autres ordres qui proposent des services similaires : moines et maîtres tantriques sous l'égide du bouddhisme et médium tongji.

La différence entre les maîtres des rituels et les médiums des divinités est qu'au lieu d'être soumis aux dieux territoriaux comme les médiums, les maîtres rituels peuvent mobiliser les pouvoirs des divinités locales.

Ordres taoïstes rouges vignette|200x200px| La Dame du Bord de l'Eau et ses deux assistantes, Lin Jiuniang et Li Sanniang, au Temple de l'Harmonie Céleste de l'école Lushan à Luodong, dans le comté de Yilan à Taiwan.

École de Lushan L'école de Lushan (Mont Lu) (閭山派; Lǘshān pài, aussi appelée 閭山教 Lǘshān jiào, ou 閭山法教 Lǘshān fǎjiào), est également connue sous le nom d'école Sannai (三奶教 Sānnǎi jiào). Elle est présente au Fujian, dans le sud du Zhejiang et à TaiwanEdward L. Davis. Encyclopedia of Contemporary Chinese Culture. ¶ Lüshan jiao (Sannai jiao). Elle est très active de nos jours et est liée au culte de la déesse Chen Jinggu (静姑娘 jìng gūniáng, Jeune Demoiselle tranquille, aussi connue sous le titre Línshuǐ Fūrén, la Demoiselle du Bord de l'Eau), très populaire dans la même région. Elle est également liée au culte de la déesse Wang Lao mu (王老母 Wáng Lǎo Mǔ) et est en rivalité avec le taoïsme Maoshan.

La tradition présente des similitudes avec les traditions rituelles Yao et Zhuang et a incorporé des éléments du Tantra, tels que l'utilisation des mudras et du vajra. Les fashis de l'école Lushan exécutent des rituels en tant que chef des troupes célestes en invoquant les « Trois Dames » (sannai) : Chen Jinggu et ses deux disciples, Lin Jiuniang et Li Sanniang. Bien que les fashis de Lushan soient des hommes, lors de leurs représentations, ils portent la jupe rouge rituelle de Chen Jinggu et une couronne ou une coiffe sur laquelle sont peints les mots « Trois dames ». Les fashi de Lushan pratiquent également un rite de voyage astral chamanique appelé « traversée des routes et des cols » (guo luguan).

École Pu'an L'école Pu'an (普唵派; Pǔǎn pài) est présente dans le centre-ouest du Fujian, dans le sud du Jiangxi et à TaiwanEdward L. Davis. Encyclopedia of Contemporary Chinese Culture. ¶ Pu’an jiao. La figure historique du moine bouddhiste Pu'an est vénérée par les pratiquants comme leur « maître fondateur » (Zushi). Leurs textes, rituels et iconographie intègrent des thèmes tantriques adaptés dans un style taoïste et contiennent des éléments des traditions Zhengyi et Lushan.

École Xujia L'école Xujia (徐甲派; Xújiǎ pài) est une autre tradition de maîtres des rituels.

Ordres du Nord

Yuehu Overmyer, 2009. p. 73 Les maitres de cérémonie Zhuli Overmyer, 2009. p. 74 Shenjia , il s'agit de familles de spécialistes qui ont hérité de pratiques du culte rendu à certains dieux et de ritesOvermyer, 2009. p. 77. Les Maîtres Yinyang ou maîtres Fengshui, se réfèrent aux écrits de la tradition LingbaoOvermyer, 2009. p. 179.

Voir aussi Concepts du monde spirituel chinois Confucianisme Fuji (écriture planchette) Religion populaire Nuo Dajiao Écoles taoïstes Religion populaire Yao

Bibliographie

Taiwan Folk Religion Society. Faism and Folk Religion 2009, 2009. , Tai bei shi : Wen jin, 2011.09. Yu-chi Tsao. On Ritual of Pu-An Fa-Jiao (): The Case Study of Hexuan Taoist Altar in Tainan. Master's Thesis, Graduate Institute of Religious Studies, 2012. John Lagerwey. China: A Religious State. Hong Kong, University of Hong Kong Press, 2010. John Lagerwey. Popular Ritual Specialists in West Central Fujian. Shehui, minzu yu wenhua zhanyan guoji yantao hui lunwen ji . Taipei: Hanxue yanjiu zhongxin. 435–507. 2001 Edward L. Davis. Encyclopedia of Contemporary Chinese Culture. Routledge, 2005. The Lady Linshui: How a Woman Became a Goddess. In: R. Weller and M. Shahar (eds). Unruly Gods. Divinity and Society in China. Honolulu: University of Hawai’i. 1996 Lushan Puppet Theatre in Fujian. In: Daniel L. Overmyer (ed.). Ethnography in China Today: A Critical Assessment of Methods and Results. Taipei: Yuan-liou, 243–56. 2002 Julian F. Pas, Man Kam Leung, Historical Dictionary of Taoism. (Lanham, MD: Scarecrow Press, 2014. ).

Randall L. Nadeau. The Wiley-Blackwell Companion to Chinese Religions. John Wiley & Sons, 2012. Dick van der Meij. India and Beyond. Routledge, 1997. Overmyer, Daniel. Local Religion in North China in the Early Twentieth Century: The Structure and Organization of Community Rituals and Beliefs. In: Handbook of Oriental Studies, Section 4: China, Vol. 22. Brill, 2009.

Notes et références

Catégorie:Courant taoïste Catégorie:Religion traditionnelle chinoise