Le climat de la Nouvelle-Aquitaine est l’état moyen des conditions de l'atmosphère terrestre sur le territoire de la Nouvelle-Aquitaine, fondé sur les moyennes et la variabilité de paramètres météorologiques (température, pression atmosphérique, précipitations, ensoleillement, humidité, vitesse du vent) pendant une période donnée, la période type de référence définie par l’Organisation météorologique mondiale étant de .
La région Nouvelle-Aquitaine est historiquement partagée entre plusieurs climats : le climat océanique aquitain concerne la plus grande partie du territoire (des Charentes aux Landes). Les hivers sont doux et les étés, relativement chauds, sont tempérés par les brises marines ; Le climat océanique du nord-ouest (Poitou). Il est marqué par des précipitations modérées, des étés tièdes et des hivers frais mais sans excès ; Le climat océanique limousin, teinté d’influences semi-continentales (Limousin) ; Le micro climat océanique basque, plus humide (moitié ouest des Pyrénées-Atlantiques et sud des Landes) ; Le climat pyrénéen, un climat montagnard qui varie en fonction de l’altitude. Dans le zonage climatique en 5 zones établi par Météo-France en 2020, la région est découpée en 3 zones : climat océanique, climat océanique altéré et climat de montagne.
Comme l'ensemble de la France métropolitaine, la Nouvelle-Aquitaine est exposée au réchauffement climatique qui contribue à modifier les climats locaux actuels et à des effets sur l'environnement, la santé et la société. Pour respecter les deux objectifs de l'accord de Paris sur le climat (réchauffement bien en-dessous de et de préférence limité à ), une réduction forte et immédiate des émissions de est indispensable, jusqu'à atteindre la neutralité carbone, seule à même de stopper le réchauffement, la France, à travers sa politique climatique, déploie différentes stratégies d'atténuation et d'adaptation), avec des objectifs spécifiques comme la réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40 % entre 1990 et 2030 (20 % en 2019) ou la réduction de la consommation énergétique finale de 50 % en 2050 par rapport à la référence 2012 en visant un objectif intermédiaire de 20 % en 2030. Dans ce cadre le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine a créé AccimaTerra, un groupe régional d'experts sur le climat, et publié différents documents de stratégie (SRADETT) ou d'engagements. Au niveau local, 78 PCAET, portés par les intercommunalités, sont adoptés ou en cours d'élaboration en 2023.
Histoire Dernière période glaciaire (-115 000 ans à -11 700 ans) Le maximum glaciaire est atteint il y a environ . Ce refroidissement a notamment pour conséquence une régression marine (une baisse généralisée du niveau des mers) d'environ à son maximumFrançois Michel, Roches et paysages, reflets de l’histoire de la Terre, Paris, Belin, Orléans, brgm éditions, 2005, , p.154 et l'établissement d'un climat périglaciaire en Europe, en Asie du Nord, et en Amérique du Nord, entrainant de profondes modifications de la faune et de la flore. Au moment de ce maximum glaciaire, la calotte polaire arctique recouvre le nord de l’Europe, les glaciers des Alpes descendent jusqu’à Lyon et ceux des Pyrénées jusqu’à Arudy (Pyrénées-Atlantiques). Le niveau de la mer est à environ en dessous du niveau actuel et le rivage était repoussé à ~ au large. Dans le sud de l'Aquitaine, la déglaciation de la haute montagne pyrénéenne a dû s'achever il y a environ . Durant le dernier épisode glaciaire, les Landes étaient une vaste étendue sableuse parsemée 'de champs de petites dunes en croissants de hauteur métrique. Au-delà de la Garonne vers l'est et de l'Adour vers le sud, les particules plus fines (lœss) entraînées à haute altitude par les tempêtes se sont déposées pour former des accumulations sur les reliefs où une végétation steppique s’est alors développée, partie -chapitre 2. Du climat du passé au climat du futur..
Abstraction faite du « grand hiver » 1709, les vingt premières années sont marquées par des cycles de vagues de chaleur estivales et des épisodes de sécheresses exceptionnels dont l’apogée est atteint au cours de l’été torride de 1719, à l’origine de la pire catastrophe sanitaire de l’histoire de France puisque l’on enregistre près de . La rupture est totale au tournant des années 1740, lorsque le climat renoue avec le petit âge glaciaire. Aux hivers de 1740, 1776, 1784 et, bien entendu 1789, répondent les printemps désastreux pour les récoltes, comme ce fut le cas après le passage de la vague orageuse de , annonciatrice de la flambée des prix du pain en mai, juin et .
Période contemporaine L’évolution des températures moyennes annuelles en Nouvelle Aquitaine montre un net réchauffement depuis 1959. Sur la période 1959-2009, la tendance observée sur les températures moyennes annuelles se situe entre +0,2 °C et +0,3 °C par décennie. Les trois années les plus chaudes entre 1959 et 2018, qui sont 2003, 2011 et 2014, ont été observées au , ..
Zonages climatiques
Zonages nationaux Zonage historique (antérieur à 2010) La région Nouvelle-Aquitaine est historiquement partagée entre plusieurs climats, . : le climat océanique aquitain concerne la plus grande partie du territoire (des Charentes aux Landes). Les hivers sont doux et les étés, relativement chauds, sont tempérés par les brises marines. Les régions littorales sont globalement les plus arrosées, avec des pluies modérées réparties tout au long de l’année, à l’exception des mois d’été, où les périodes de sécheresse ne sont pas rares ; Le climat océanique du nord-ouest (Poitou). Il est marqué par des précipitations modérées, des étés tièdes et des hivers frais mais sans excès ; Le climat océanique limousin, teinté d’influences semi-continentales (Limousin), plus arrosé et plus frais, reste tempéré avec des printemps tièdes et des étés assez chauds, avec des variations dues à l’altitude ; Le micro climat océanique basque, plus humide (moitié ouest des Pyrénées-Atlantiques et sud des Landes) ; Le climat pyrénéen, à tendance subocéanique en Béarn, est sujet à de fréquents « effets de bouchon » lorsque les perturbations de nord-nord-ouest viennent buter contre le massif pyrénéen. vignette|centre|redresse=1.4|Zonage climatique antérieur à 2010.
Zonage de Joly et al. (2010) Une étude de 2010 réalisée par Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky a permis de classer les climats de métropole en huit grands types. Partant des mesures stationnelles de précipitation et de température mises à disposition par Météo-France, un jeu de 14 variables intégrant une série temporelle de 30 ans (1971-2000) est défini pour caractériser les climats et leurs modalités distinctives de variation. Une méthode originale dite d’interpolation locale permet de reconstituer les champs spatiaux continus des variables en question et de les exprimer sous forme de couches d’information gérables par SIG. Il en a résulté 8 types de climats , résumé. La Nouvelle-Aquitaine ressort quant à elle de quatre zones : climat océanique franc, climat océanique altéré, climat du Bassin du Sud-Ouest les climats de montagne. Le climat océanique franc. Les températures sont moyennes et très homothermes : l’amplitude annuelle (moins de 13°C d’écart entre juillet et janvier), le nombre de jours froids (moins de 4) et chauds (moins de 4) et la variabilité interannuelle sont minimaux. Les précipitations sont annuellement abondantes (un peu plus de 1000 mm) et fréquentes en hiver (plus de 13 jours en janvier). L’été est également pluvieux (8-9 jours en juillet) mais les cumuls sont réduits , type 5 ; Le climat océanique altéré constitue une transition entre l’océanique franc et l’océanique dégradé. La température moyenne annuelle est assez élevée (12,5 °C) avec un nombre de jours froids faible (entre 4 et 8 par an) et chauds soutenu (entre 15 et 23 par an). L’amplitude thermique annuelle (juillet-janvier) est proche du minimum et la variabilité interannuelle moyenne. Les précipitations, moyennes en cumul annuel (800-900 mm) tombent surtout l’hiver, l’été étant assez sec , type 4 ; Le climat du Bassin du Sud-Ouest est caractérisé par une moyenne annuelle de température élevée (supérieure à 13°C) et un nombre élevé (> 23) de jours chauds tandis que les jours qui présentent un gel inférieur à -5°C sont rares. L’amplitude thermique annuelle est élevée (15 à 16°C) et la variabilité interannuelle des températures d’hiver et d’été est faible. Les précipitations, peu abondantes en cumul annuel (moins de 800 mm) et en hiver, le sont un peu plus durant l’été. Elles sont plus fréquentes en hiver (9-11 jours) qu’en été (moins de 6 jours) , type 7 ; les climats de montagne regroupent tous les lieux où les influences montagnardes et/ou semi-continentale sont prépondérantes, avec un nombre de jours et un cumul élevés de précipitation, une température moyenne inférieure à 9,4°C et, corrélativement, plus de 25 jours au cours desquels la température minimale a été inférieure à -5° C et moins de 4 avec un maximum supérieur à 30°C , type 1. vignette|centre|redresse=1.4|Zonage climatique de Joly et al. (2010).
Zonages de Météo-France (2010 et 2020) vignette|centre|redresse=1.4|Zonage climatique de Météo-France en 5 zones (2020). vignette|centre|redresse=1.4|Zonage climatique de Météo-France en 29 régions climatiques (2020).
Paramètres climatiques Température
Précipitations
Paramètres des stations météorologiques historiques DépartementStationsTempératuresEnsoleilmtPrécipitationsmoy moyenne(1991-2020)maxiextrêmemini extrêmeCumul moyen Max en 24 hMax en 5 jMoy > 1 mmMoyenne des précipitations pour les jours où il est tombé plus de 1mm.CharenteCognac.13,740,3(le 23 juil. 2019)-19,4(le 15 fev. 1956)2042.8771,8116,1(le 7 avr. 1986)152,1(avr.)6,0Charente-MaritimeLa Rochelle.13,639,3(le 24 juin 1986)-11,42046805,1195,1(le 25 juil. 1983)209,0(juil.)5,9CorrèzeBrive.13,042,1(le 23 juil. 2019)-16,4(le 06 fev. 2012)2036.4903,9105,9149,7(juin)6,9CreuseGuéret. 11,338,5(le 7 août 2003)-23,2(le 9 fev. 1985)1516.71103,471,0(le 14 sept. 1990)163,1(fev.)7,1Lépaud. 10,837,8(le 4 août 2003)-15,0(le 1 mars 2005) Deux-SèvresNiort.12,841,0(le 18 juil. 2022)-16,0(le 17 janv. 1987)2006846,687,2(le 11 juin 1988)121,0(mai)6,4DordogneBergerac.13,241,1(le 04 août 2003)-17,1(le 09 fev. 2012)2021.4792,9199,9(le 2 juin 1989)202,4(juin)6,3GirondeLa Teste-de-Buch.13,842,4(le 18 juil. 2022)-15,7(le 16 janv. 1985)2121.1948,1206,0(le 6 dec. 1982)252,3(dec.)6,7Bordeaux-Mérignac.14,241,2(le 23 juil. 2019)-16,4(le 16 janv. 1985)2069.9924,9137,9(le 25 sept. 1982)176,0(sept.)7,0ViennePoitiers-Biard.12,240,8(le 27 juil. 1947)-17,9(le 16 janv. 1985)1940.7695,392,3(le 2 fev. 2011)116,0(nov.)6,0Haute-VienneLimoges.11,838,2(le 18 juil. 2022)-19,2(le 16 janv. 1985)1922.11018,077,2(le 26 juin 1994)174,2(juin)7,0LandesDax.14,541,1-16,2(le 15 janv. 1985)1913.71155,2182,9(le 16 oct. 1975)197,9(oct.)8,2Mont-de-Marsan.13,842,5(le 01 août 1947)-19,8(le 08 janv. 1985)1942.2918,188,9(le 22 dec. 1983)167,6(oct.)7,1Lot-et-GaronneAgen.13,841,0(le 01 août 1947)-21,9(le 15 fev. 1956)2019.9708,2198,9(le 9 nov. 1988)223,3(nov.)6,1Pyrénées-AtlantiquesBiarritz.14,542,9(le 18 juin 2022)-12,7(le 16 janv. 1985)1920.51473,6185,7(le 05 août 1963)207,6(dec.)9,3Socoa.15,042,0(le 18 juin 2022)-12,0(le 03 fev. 1956)21.61521,3163,6(le 24 sept. 1959)228,8(dec.)9,6Pau-Uzein.13,739,9(le 01 août 1947)-15,0(le 13 fev. 1956)1909.71093,891,3(le 12 juin 2018)161,8(dec.)7,9
Événements météorologiques exceptionnels Événements historiques Les exemples historiques présentés dans l'étude de 2018 sur l'anticipation du changement climatique en Nouvelle-Aquitaine réalisée par ClimaTerra sont volontairement diamétralement opposés en matière d’extrêmes pour prouver le caractère permanent de ces aléas. Les catastrophes climatiques en Dordogne au