Mon nom est clitoris est un documentaire réalisé par Daphné Leblond et Lisa Billuart-Monet, produit par Iota production et sorti en 2019. En 2020, il a remporté le prix du meilleur documentaire au Magritte du cinéma..

Résumé Une douzaine de jeunes femmes âgées de 20 à 25 ans partagent leurs parcours en matière de sexualité depuis leur enfance. Installées dans leur chambre, face à la caméra, elles communiquent avec les deux réalisatrices, qui partagent les mêmes questionnements. Elles se souviennent de leurs premières impressions, de leurs explorations hasardeuses, des conversations dans l'obscurité et des obstacles inattendus. Toutes sont animées, chacune à sa manière, par une aspiration commune : la recherche d'une sexualité épanouissante, émancipée et égalitaire. Le film réinstaure un dialogue qui a fait défaut ou qui est survenu trop tard ; il offre à ces jeunes femmes, ainsi qu'aux spectateurs qui les accompagnent, un espace pour reconsidérer les inégalités enracinées dans la structure sociale...

Analyse Une conclusion du documentaire est que le clitoris reste un sujet tabou, qui même dans les cours d'éducation sexuelle est peu abordé, et qui est peu connu des hommes, mais également de nombreuses femmes. Notamment, la séquence d'ouverture du documentaire montre des femmes qui ont des difficultés à dessiner le clitoris. Un obstacle à la connaissance de cet organe est la culpabilité judéo-chrétienne, mais aussi la religion islamique. Le documentaire permet de discerner des différences de témoignage entre les jeunes femmes issues de familles juives, chrétiennes et musulmanes.

Selon France info, les interviews témoignent « de l’ancrage culturel et éducatif, de l’obscurantisme et du refus de toute reconnaissance d’un plaisir sexuel féminin, réservé quasi-exclusivement aux hommes ». Le documentaire laisse de côté la parole des hommes, mais aborde aussi bien l'hétérosexualité que l’homosexualité.

Selon Paris Match, les deux réalisatrices ont voulu dénoncer à travers les témoignages des jeunes femmes « les normes érigées en système social, comme celle qui veut que l'acte sexuel implique obligatoirement la pénétration ». La réalisatrice Lisa Billuart-Monet déclare à ce propos : « Ce qui compte, c'est avant tout faire l'amour, et non prendre du plaisir (…) Et faire l'amour, c'est la pénétration, point. » Ce stéréotype de la sexualité réduite à la pénétration reflèterait la perpétuation d'inégalités qui restent inscrites dans le vocabulaire. Lisa Billuart-Monet indique :

Fiche technique Réalisation : Daphné Leblond, Lisa Billuart-Monet Production : Iota production Co-production : Pivonka Distribution : Prime Video, Canal VOD, Google Play Films et TV Image : Lisa Billuart-Monet Son : Daphné Leblond Montage : Lydie Wisshaupt-Claudel, Daphné Leblond Musique originale : Thibaud Lalanne

Distinctions 2019 : Festival International Jean Rouch 2019 : FIFF - Festival International du Film Francophone de Namur 2019 : Images en bibliothèques • Paris (France) 2020 : Prix du meilleur documentaire au Magritte du cinéma 2021 : Sélection officielle au Festival international du film francophone de Namur

Références

Liens externes

"Mon nom est clitoris" : drôle de documentaire sans fard sur ce qui se passe sous les jupes des filles... sur France Info "Mon nom est clitoris" : quête du plaisir et sexualité féminine à coeur ouvert sur TV5 Monde

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