Maxime Ben Haïm, né en 1941 à Meknès (Maroc), est un peintre marocain, qui vit et travaille à Montréal. Il est considéré comme un « peintre de l'exil » ; le souvenir du Maroc est une de ses principales sources d'inspiration.

Biographie thumb|Ancien mellah de Meknès, première moitié du XXe siècle (carte postale) vignette|Nouveau Mellah de Meknès Maxime Ben Haïm, né dans une famille juive marocaine, a vécu à Meknès jusqu'à l'âge de dix-neuf ans. Il obtient une bourse qui lui permet d'entreprendre des études à Paris à l'Ecole Supérieure d'Arts Graphiques et de Publicité. De retour au Maroc il ouvre un studio à Casablanca et travaille comme publicitaire pour des clients comme le Royal Air Maroc, ou l'Office national du tourisme.

Après la guerre de 1967, c'était « un peu inconfortable pour nous là-bas », explique-t-il, « pas vraiment effrayant, mais nous avons pensé qu'il était peut-être temps de bouger, c'était notre perception »« After the 1967 war, it was "a little bit uncomfortable for us there" he says,"not really scary, but we thought it was perhaps time to move, that was our perception», and so he immigrated to Paris », Chana Pollack, « Maxime Ben Haïm. From Meknes to Montreal, a life recalled through paintings», The Yiddish Forverts. Dec.19 .2004, lire en ligne. Il émigre à Paris où il participe à des expositions avec d'autres peintres marocains.

En 1979 il s'établit à Montréal où il fonde un studio de graphisme (édition et illustration) mais avec le temps la peinture prend le pas sur ses autres activités.

Peinture

thumb|Façade d'une maison dans le nouveau Mellah de Meknès Il revendique l'influence de l'Ecole de Paris, et notamment de maîtres tels que Pierre Bonnard, Picasso et MatisseChana Pollack, The Yiddish Forverts. Dec.19 .2004, lire en ligne.

Ses tableaux ont une dimension narrative même lorsqu'ils représentent des bâtiments ou l'image d'un individu ; Mohamed Boutada précise cependant que l'oeuvre de Maxime Benhaïm rejette le folklore et l'anecdote pour composer une peinture poétique dans laquelle une chaise désertée, des ruelles solitaires sont l'occasion d'une résurrection de la mémoire. Selon Serge Ouaknine, M. Ben Haïm est « un illustrateur, certes, mais de notre âme endeuillée de ces femmes lointaines qui sont notre première mémoire et le souvenir imaginé de l'amourSerge Ouaknine, « La mémoire de la peau. Le labyrinthe pictural de Maxime Ben Haïm », Perspectives judéo-arabes, 3ème trimestre 1988, n°9, Mémoires et territoires, p.69-71 ».

Maxime Ben Haïm a recours surtout à la peinture à l'huile, qu'il associe à d'autres techniques ; il pratique ainsi des mélanges d'acrylique, de peinture à l'huile et de crayon.

Le mellah, quartier juif marocain, est un des lieux récurrents dans ses tableaux «M. Ben Haïm a élevé le mellah ainsi que les figures ancestrales, de l'existence ordinaire qui est la leur, au rang de transcendance archétypale, grâce à un style à la fois expressionniste et réaliste » écrit le peintre juif marocain Marc Eliany : «Ben Haim elevates the Moroccan Jewish quarter (Melah) as well as ancestral figures from common existence to archetypal transcendence in a somewhat expressionistic/realistic style», https://artengine.ca/eliany/html/artinmorocco/jmartists.htmLes tableaux de Ben Haïm monrent des femmes juives d’un temps révolu, des ruelles sombres, les terrasses ensoleillées du mellah de Meknès où il a grandi ; « il semble que le thème principal de sa peinture soit l’exaltation du souvenir de ce monde disparu », « Maxime Ben Haïm ou le devoir de mémoire », La Voix Sépharade, mai 2004, p.10, lire en ligne ; on le retrouve par exemple dans ses tableaux intitulés « Mellah onirique », « Mellah forteresse », « Maison, porte et fenêtre » etc..

Expositions 1964 : Deux mille ans d'art au Maroc Galerie Carpentier à Paris                                         1965 : Rencontres internationales Rabat et Marrakech                                                           1966 : Festival d'Art nègre Dakar Sénégal                                                                                  1967 : Exposition Universelle  Montréal                                                                                          1968 : Biennale de Paris à Paris                                                                                                 1969 : Hommage à Cherkaoui  Casablanca Maroc                                                               1978 : Regards sur la peinture à la Maison du Maroc à Paris                                                       1978 : Cinq peintres sépharades Saidye  Bronfman  Montréal                                             1984 : Quinzaine sépharade  Saidye Bronfman  Montréal                                                          1988 : Festival sépharade  Saidye Bronfman  Montréal                                                         1990 : Galerie Sylverstone  Montréal                                                                                      1991 : Femmes et lieux de mémoire Galerie Stavit  Paris                                                      1992 : Exposition 92 Saidye Bronfman Montréal                                                                1992 : Mythologie de la mémoire  Maison de la culture Mercier Montréal                             1994 : Le nu dans l'atelier  Galerie Pink Montréal                                                              1995 : Maroc, Galerie Nadar à Casablanca et Arcanes à Rabat Maroc          1996 : La peinture marocaine dans les collections françaises à Paris                              1997 : Maroc, la mémoire illustrée au Centre Boulogne Billancourt  Paris                                1998 : Peintres du Maroc Arts en Cambrésis. France                                                        1999 : La mémoire de Salomon au Musée du Judaïsme Marocain  Casablanca.              2000 : Etudes Paranoïaques Galerie Naturellement Paris                                                 2004 : Quinzaine sépharade  Centre Saidye Bronfman  Montréal                                      2006 : Figures de l'abstraction au Maroc  B.I.E. Paris                                                           2006 : Glob'Art Villa des Arts à Rabat  Maroc

Bibliographie « Maxime Ben Haïm ou le devoir de mémoire», La Voix Sépharade, , p.10, lire en ligne Mohamed Boutada, « Maxime Ben Haïm : un Marocain résidant au Canada qui rêve le pays », yawatani.com, , lire en ligne «Maxime Ben Haim, peintre», Tribune juive, De l'Orient à l'Occident, 1988, lire en ligne. Chana Pollack, « Maxime Ben Haïm. From Meknes to Montreal, a life recalled through paintings», The Yiddish Forverts. Dec.19 .2004, lire en ligne

Lien externe

Références

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