Cet article recense les timbres-poste d'Algérie émis en 1962 par l'administration des Postes, à la suite de l'indépendance du pays après sa colonisation par la France de 1830 à 1962.

Généralités Les émissions portent la mention « » en arabe et ou sans « République algérienne » en français et une valeur faciale libellée en nouveau franc (NF).

Surcharge

Les accords d'Évian, conclus le entre la France et le Gouvernement provisoire de la République algérienne, prévoyaient l'indépendance de l'Algérie à la suite de l'approbation en France par référendum sur les accords d'Évian, suivi d'un référendum sur l'indépendance de l'Algérie. Pour s'adapter à ces changements, excluant l'utilisation de timbres français dans le nouvel État, une circulaire télégraphique N° 509-AG.C adressée à tous les Directeurs départementaux le , complétée par les circulaires N° 515-AG.C le et N° 518-AG.C le , a fourni des directives pour la surcharge des timbres français par les lettres E.A. pour indiquer l'État algérien. À la suite de l'indépendance le , l'Algérie a temporairement utilisé cinq timbres-poste et cinq timbres-taxes de France précédemment en circulation en Algérie... Ces timbres ont été modifiés en raturant la mention République française et en apposant la surcharge EA.

Les cinq timbres-taxes, identifiés sous le nom de Gerbes de blé et émis en 1960 avec des valeurs faciales différentes, ont été altérés par l'ajout manuel ou en procédé typographique la surcharge EA. Néanmoins, ces timbres-taxes ont été retirés de la circulation le .

Le , le Président de la République française, Charles De Gaulle, prononce le discours de reconnaissance de l'indépendance de l'Algérie, Dès le lendemain, le , la surcharge EA est officiellement introduite sur des timbres français existants, grâce à un procédé typographique... Ces timbres surchargés deviennent obligatoires, limités aux valeurs de Moissonneuse, République et Porte de Lodi Médéa.

Les bureaux postaux sont responsables de l'apposition de la surcharge EA sur les timbres mis en vente, conformément à la circulaire en vigueur. Cette directive annonce également l'approvisionnement futur de valeurs telles que Hassi Messaoud, Gorges de Kerrata et Grande Mosquée de Tlemcen. Cependant, il est à noter que le timbre de Hassi Messaoud ne verra jamais le jour avec la surcharge EA.

Après l'indépendance, le de la même année marque la fin de la circulation de ces timbres surchargés. le Franc demeure la monnaie de référence, et les tarifs postaux restent inchangés par rapport à la France métropolitaine.

L'administration postale avait anticipé l'utilisation de barrettes en caoutchouc pour appliquer les surcharges nécessaires, notamment l'annulation de la mention République française avec les lettres E.A.. Les instances départementales et certains bureaux majeurs ont apposé des surcharges typographiques sur les planches de timbres avant leur distribution. Les variations entre départements existent, mais ces surcharges sont généralement conformes aux directives administratives, offrant ainsi une uniformité significative. Cependant, tous les bureaux n'ont pas été approvisionnés en barrettes. Dans ces cas, l'administration suggère de rayer manuellement la mention République française au stylo à bille noir et d'appliquer la surcharge au tampon manuellement. Ces surcharges locales entraînent une grande variété de styles, avec des erreurs fréquentes telles que l'omission de l'annulation de République française et bien que l'administration préconise l'utilisation d'encre noire, diverses couleurs, y compris noir, bleu, rouge, violet et gris, ont été utilisées. Les tampons, sculptés dans divers matériaux tels que le caoutchouc, le bois et le liège, varient également, parfois remplacés temporairement par des surcharges écrites à la main au stylo, au normographe ou même à la machine à écrire. Le positionnement des lettres E.A., malgré les recommandations précises de l'administration, peut être horizontal, vertical, renversé.

On peut trouver aussi une surcharge par griffe linéaire ETAT ALGERIEN qui été effectuée à l'aide d'une griffe métallique, habituellement réservée à l'application sur les documents administratifs. Cependant, cette surcharge ne respecte en aucun cas les directives de la poste.

Liste des Timbres émis En 1962, tous les timbres émis en Algérie ont été datés du , ce qui peut être attribué à l'obtention de l'indépendance de l'Algérie le . L'émission des timbres a été retardée en raison des bouleversements politiques et sociaux liés à cette période de transition. La date du symbolise le début de la Révolution algérienne et son 8e anniversaire, ce qui en fait une date historiquement significative pour le pays. Le premier timbre "1+9" a été émis en Algérie., suivi d'autres timbres émis à la même date, mais reprenant des motifs de timbres touristiques de France représentant des lieux d'Algérie.

Voir aussi

Références

Site de l'Algérie Poste:

Autres références

Bibliographie

1962 Algérie Catégorie:1960 en Algérie