José Mata Castro, connu sous le nom d'El Comandante Mata, né le à San Martin del Rey Aurelio, dans les Asturies, en Espagne, et mort à Alès, en France, , mineur de profession, est un commandant de l'Armée populaire de la République pendant la guerre d'Espagne.

Il est l'un des plus célèbres membres du maquis asturien contre l'Espagne franquiste.

Biographie José Mata Castro naît à La Llave, sur la commune de San Martin del Rey Aurelio.

Il travaille très jeune dans la mine de La Revanga, située dans la ville, et adhère au syndicat des ouvriers miniers des Asturies (SOMA). Il entre à l'âge de 16 ans aux Jeunesses socialistes des Asturies, puis, en 1931, au Parti socialiste ouvrier espagnol.

Il participe à la Révolution de 1934 dans la vallée du Nalón. Il est arrêté et passe 14 mois dans la prison du Clos, à Gijón, jusqu'à la victoire du Front populaire aux élections générales de 1936.

Lors du soulèvement nationaliste des 17 et 18 juillet 1936 en Espagne, il rejoint l'expédition de mineurs qui se dirige vers Madrid pour défendre la République espagnole, via Ponferrada, Villablino, Leitariegos et Cangas del Narcea.

Ensuite, il combat sur lors du siège d'Oviedo pendant l'offensive d'. Pendant les mois de novembre et de décembre, il rejoint l'Académie militaire de Bilbao, d'où il sort avec le grade de lieutenant de l'Armée populaire de la République. De retour dans les Asturies, il participe à l'offensive républicaine de sur Oviedo aux côtés de Manuel Otero, qui est tué durant l'affrontement, et qu'il remplace provisoirement dans le commandement du bataillon républicain.

En , il compose son propre bataillon, dans les Asturies, le bataillon nº 64 (connu sous le nom de « Batallón Mata »).

En , les nationalistes prennent possession des Asturies. José Mata Castro doit alors se réfugier dans les montagnes asturiennes avec ses camarades. Il devient l'un des principaux leaders de la guérilla anti- franquiste de la région, organisée en 1943 avec la création du Comité del Monte (en français : Comité de la Montagne). Il participe également à la réorganisation de la Fédération socialiste asturienne-PSOE (FSA).

Menacé, avec ses camarades, par la Terreur blanche, il réussit à rejoindre la France en 1948. Il revient à sa profession de mineur tout en continuant à militer contre l'Espagne franquiste.

Lors de la transition démocratique, il revient quelquefois en Espagne, lors de voyages, jusqu'à sa mort, dans la ville d'Alès, dans le département du Gard, en 1989.

Références

Articles connexes Guerre d'Espagne Guérilla anti-franquiste Alès Gard

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