Isabel Medina Peralta, née en 2002 ou en 2003, est une militante néonazie et phalangiste espagnole. Elle a dirigé la branche féminine de FE-La Falange et co-fonde le groupe néonazi Bastión Frontal en 2020.

L'Allemagne lui interdit l'entrée sur son territoire sine die depuis , la considérant comme une figure influente des réseaux d'extrême droite européens.

Elle est condamnée en à un an de prison pour incitation à la haine contre les personnes migrantes.

Biographie

Famille et jeunesse pré-militante Isabel Medina Peralta naît en 2002 ou en 2003. Son père est l'homme politique et avocat Juan Manuel Medina. Il est membre de l'Alliance pour l'unité nationale de en 1996, puis de FE-La Falange en 1999. Il est tête de liste d'España 2000 aux élections européennes de 2004. Il devient ensuite membre du Parti populaire en 2005 et est élu conseiller municipal de Seseña (Castille-La Manche) en 2008. Après la révélation de son historique de militantisme d'extrême droite, en 2011, il quitte la politique et devient chroniqueur télévisé. La mère d'Isabel Medina Peralta est une abbesse bouddhiste.

Malgré le passé militant de son père à l'extrême droite, il l'expulse de chez lui après qu'elle a participé à un hommage à José Antonio Primo de Rivera en 2020. Elle maintient une relation avec sa mère.

Elle devient partisane du fascisme à l'âge de treize ans. Avant de se lancer dans le militantisme, elle est influenceuse de mode.

Militantisme vignette|319x319px|Autocollant anti-atlantiste du Bastión Frontal. En 2019, elle commence des études d'histoire à l'université complutense de Madrid. Elle y est membre du syndicat étudiant Sindicato Español Universitario, lié à FE-La Falange.

Militante chez FE-La Falange, elle en dirige la branche féminine, qui se réfère à la Sección Femenina. En 2020, elle participe à la fondation du groupe néonazi Bastión Frontal, qu'elle dirige.

En , elle participe à un hommage aux soldats de la Division Bleue morts durant la bataille de Krasny Bor organisé par un groupe néonazi madrilène. Elle y prononce un discours antisémite, raciste et pro-fasciste qui fait polémique en Espagne et déclenche un débat sur la liberté d'expression, dans un contexte où le rappeur d'extrême gauche Pablo Hasél est condamné à de la prison pour apologie du terrorisme et pour injures à la Couronne et aux institutions de l'État.

En , elle se rend à Düsseldorf afin d'assister à une formation militante d'une durée de dix mois du parti néonazi allemand Der III. Weg, incluant l'apprentissage de l'élaboration de propagande et de techniques de combat.

En 2022, elle quitte le Bastión Frontal en raison de divergences avec le codirigeant Rodrigo Miguélez. Le groupe se dissout peu après.

En , elle participe à une manifestation contre l'amnistie des responsables du référendum de 2017 sur l'indépendance de la Catalogne. Elle y effectue un salut nazi devant le siège du Parti socialiste ouvrier espagnol et est huée par des manifestants. Cette manifestation est l'occasion pour elle d'inaugurer un nouveau groupe se revendiquant violent, la Sección de Asalto. Ce groupe a pour références Der III. Weg et le Mouvement de résistance nordique.

Affaires judiciaires

Condamnation En , le parquet provincial de Madrid porte plainte contre Isabel Medina Peralta pour crime de haine, en raison d'appels à la violence et à l'hostilité envers les musulmans et les migrants marocains lors d'une manifestation du Bastión Frontal devant l'ambassade du Maroc en Espagne en en réaction à la crise migratoire à Ceuta.

En , elle est condamnée par l'audience provinciale de Madrid à une année de prison et à 1 080 euros d'amende pour délit d'incitation à la haine contre les personnes migrantes dans cette affaire.

Enquête pour crime de haine En , le parquet provincial de Madrid lance une enquête sur Isabel Medina Peralta pour crime de haine en raison de son discours antisémite en hommage aux soldats de la Division Bleue

Démêlés judiciaires en Allemagne Alertées par les autorités espagnoles, les autorités allemandes la contrôlent en et découvrent plusieurs objets nazis, dont une copie de Mein Kampf. Elle est empêchée d'entrée en Allemagne en conséquence et l'Allemagne ouvre une enquête sur elle pour distribution de matériels de propagande anticonstitutionnels et pour utilisation de plaque d'immatriculation non-conforme.

En , l'Allemagne interdit l'entrée d'Isabel Medina Peralta dans son territoire sine die, estimant qu'elle représente un danger pour l'Allemagne en jouant un rôle décisif dans les réseaux de l'extrême droite européenne.

Idéologie et positionnement Elle est phalangiste, ouvertement antisémite et raciste et néonazie. Elle est opposée à l'immigration, homophobe et négationniste de la Shoah. Elle se déclare , fasciste et nationale-socialiste. Elle est décrite comme antiféministe par la radio Onda Cero.

Ses propos antisémites l'ont opposée au parti d'extrême droite Vox, aux phalangistes de la Falange Española de las JONS ainsi qu'à une confrérie d'anciens combattants de la Division Bleue. Elle accuse Vox d'être électoraliste et lui reproche de .

Références

Liens externes

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