Hélène Garache, née le à Paris et morte le à Paris, est une sculptrice française.
Biographie
Début et formation
Hélène Garache est formée au dessin et à la sculpture classique française par le statuaire Robert Coutin, entre et . À trente ans, elle choisit le modelage et la terre-cuite, en créant des « sculptures de paysages ».
Elle s'attache à rendre en sculpture les grands paysages et les éléments naturels des régions où elle séjourne : Dordogne, Normandie, le Haut-Var, les Alpes françaises et l'Engadine suisse. Elle cherche à donner une forme à la mer, aux arbres, aux montagnes tels qu'elle les a vus, sous différents ciels et dans des conditions de lumière variables. Ces paysages ont un nom, un relief, des qualités propres, qu'elle désigne avec exactitude. Son attachement à la topographie et à la toponymie traduit son goût pour le document scientifique, utile ensuite dans son travail à l'atelier. Hélène Garache traite ses sujets comme des êtres dont elle modèle le portrait. Son approche semble motivée par une forme d'affection, par la nécessité de saisir une réalité, et la volonté de « capturer un instant de sa relation personnelle à ce qu'elle aime » (Yves Bonnefoy).
Carrière Ses représentations du mont Blanc, de l'Aiguille Verte, des chênes blancs de la forêt de Vérignon, près d'Aups, ou de la cascade du Val Fex, en Haute-Engadine, ont accompagné une œuvre d'atelier. Elle l'a nommée L'Œuvre de la maison, parce qu'elle lui fut inspirée par le bastidon du qu'elle habitait, l'été, dans le Haut-Var. Cette œuvre possède une forte dimension anthropomorphique. Les maisons qu'elle sculpte, telle L'Assomption de la maison d'Hélène, proposent une représentation de son corps : l'étable est son ventre, la chambre son torse, le pigeonnier sa tête, et le grenier, d'où s'envolent les oiseaux, établit une continuité entre le haut de son corps et la Voie lactée.
Ce travail est parfois à la limite de l'Art singulier. Il poursuit un chemin de la conscience de soi aux accents mystiques. Travailleuse acharnée, Hélène Garache déclare vouloir : « devenir enfin l'être qu'elle est, et appartenir au monde. »
Elle meurt le lendemain du vernissage de sa première exposition personnelle au Musée d'Art moderne de Paris.
Œuvres
Expositions Vitrine de la librairie-galerie Le Bruit du temps, Paris, 2019. Les Flammes. L'Âge de la céramique (exposition collective) – Musée d'Art moderne de Paris, 2021-2022Dossier de presse de l'exposition. Mondes parallèles (Marie Bourget, Helmut Federle, Hélène Garache, Hubert Kiecol, Charlotte Rampling, Anne-Marie Scheider et Pierre Weiss) – Musée d'Art moderne de Paris, 2023-2024. Histoires de paysages. De Monet à Hockney (1890-2025) – exposition collective, commissariat Pierre Wat, Musée Marmottan Monet, du 24 septembre 2026 au 31 janvier 2027, puis au Musée de Grenoble, du 5 mars au 4 juillet 2027.
Collections publiques
Musée d'Art moderne de Paris Arbres, ensemble de sculptures (sculptures, terre glaise et talc cuits), 1962-1963 : Roger, Hélène, Jeanne et Amaury Assomption de la maison d'Hélène, 1968-1977 (sculpture, terre glaise, émaux, oxyde et talc) Cascade du Val Fex (Engadine), 1997 (sculpture, terre glaise, émaux, vernis) Massif du Mont-Blanc vu du Brévent, 2001 (sculpture, terre cuite peinte, émail transparent) Hommage à Claude, 1969 (sculpture, terre rouge et talc) Les jambes de maman, 1971 (sculpture, terre glaise rouge cuite en réduction à 1000 degrés) La chambre avec Claude, 1973 (sculpture, terre cuite en réduction à 1000 degrés) Hommage à Yves Bonnefoy, 1975 (sculpture, terre cuite en réduction à 1000 degrés) Cascade, après 1975 (sculpture, terres de couleur cuite en réduction) Couple de chênes, 1991-1994 (sculpture, terre cuite, engobe, métal, cordelette, fil de fer, bois)
Musée d'Art moderne de Grenoble Sans titre [Paysage], polyester sur mat de verre, vers 1955-1965 Colonne, 1965-1967 (sculpture, terre de couleur cuite en atelier à 1000 degrés) Le Mariage, vers 1967-1985 (sculpture, terre de couleur cuite en atelier à 1000 degrés) Mont-Blanc, 1997-1998 (sculpture, terre de couleur cuite à 1000 degrés) – fait sur nature Mont-Blanc, 1997 (sculpture, terre de couleur cuite à 1000 degrés) – fait sur nature Mont-Blanc, 1997-1998 (sculpture, terre de couleur cuite à 1000 degrés) Verte des Grands Montets, 12 et 14 septembre 1997 (sculpture, terre de couleur cuite à 1000 degrés) Cascade du Dard, juillet 2011 (sculpture, terre de couleur cuite à 1000 degrés) Deux chênes jumeaux, 1993 (sculpture, terre de couleur cuite à 1000 degrés) Chêne, 1992 (sculpture, terre de couleur cuite à 1000 degrés) Chêne, 1991 (sculpture, terre de couleur cuite à 1000 degrés) Chêne, s.d. (sculpture, terre de couleur cuite à 1000 degrés) – sur nature dans la forêt de Vérignon Ensemble de dessins de paysages
Collaborations cinématographiques Alain Resnais, L'Année dernière à Marienbad, 1961 (réalisation des sculptures avec Claude Garache).
Bibliographie
Livre
Revues
Essais
Radiophonie (entretien avec Marc Vaudey au sujet de l'artiste Jean-Pierre Goux)
Notes et références
Catégorie:Sculpteur français du XXe siècle Catégorie:Sculpteur français du XXIe siècle Catégorie:Artiste contemporaine française Catégorie:Naissance en janvier 1928 Catégorie:Naissance dans le 8e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en avril 2023 Catégorie:Décès dans le 14e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 95 ans