L'opération Djebel Zekri ou la bataille du Djebel Zekri, est un engagement armé se déroulant le , à de Nédroma, opposant l'armée française à l'Armée de libération nationale pendant la guerre d’Algérie.
Contexte L'opération se déroule dans le massif des Trara, une zone montagneuse accidentée située près de la frontière marocaine, dans la région de Nedroma En 1956, ce secteur est considéré comme une zone de transit pour l'Armée de libération nationale, qui y achemine des combattants et du matériel depuis le Maroc, devenu indépendant quelques mois plus tôt.
Fin , des renseignements signalent la présence d'un fort contingent de l'ALN retranché dans le Djebel Zekri. Sur ordre de la 5ème Division blindée la Demi-brigade de fusiliers marins (DBFM) intervient sur zone.
Composition des armées
Armée française Les unités placé sous le commandement du capitaine de frégate Marc de Joybert sont regroupés en deux sous-groupements :
1er groupement : 24e et 25e compagnies de la D.F.M.B et une compagnie du 5ème R.E.I
2ème groupement : 32e, 33e et 14e compagnies de la D.F.M.B
Les deux sous-groupements sont renforcés par la présence du 1er escadron du 2e Régiment de Spahis, d'une compagnie du 254e bataillon d'infanterie et du commando Jaubert.
Les unités de l'armée française dispose aussi du soutien de l'aviation : un avion MS.500, 8 hélicoptères S-55 et 1 hélicoptère Bell. De plus, des avions T-6 et Mistrals auraient étaient aperçu lors de la bataille.
Au delà de l'aviation, de nombreuses pièces d'artilleries et des blindées sont mobilisés pour la bataille.
Armée de libération nationale Les unités de l'ALN lors de cette bataille proviennent de la Wilaya V et sont estimés entre une cinquantaine et une centaine de moudjahidines.
Déroulement Aux alentours de 8 heures du matin, les premières unités engagées sur les lignes de crêtes sont violemment prises à partie par des combattants de l'ALN solidement retranchés dans des grottes, une section est décimé (14 morts dont le chef de section) L'intensité du feu adverse est telle que les fusiliers marins se retrouvent cloués au sol, ne pouvant progresser ni reculer. le capitaine de frégate de Joybert ordonne alors un déploiement en tenaille, mais la résistance algérienne est acharnée, transformant chaque rocher en en point d'appui.
Face à ce blocage, l'armée française engage un appui feu massif pour briser le verrou adverse. Des avions effectuent des passages répétés pour pilonner les anfractuosités, tandis que l'artillerie de marine tente de couvrir les mouvements des troupes au sol. Malgré ce soutien, les combats se prolongent durant toute la journée sous une chaleur accablante, les moudjahidines brisent l'encerclement la nuit tombé.
Conséquences L'opération met en lumière la complexité des combats dans le massif des Trara, où les grottes et les failles naturelles servaient de véritables blockhaus à l'ALN. La capacité des combattants algériens à se dissimuler et à maintenir le contact à très courte distance a neutralisé, pendant une partie de la journée, l'avantage technologique de l'armée française. Cette bataille reste l'un des engagements les plus meurtriers pour la Marine nationale durant le conflit, illustrant la difficulté de verrouiller la frontière marocaine face à des unités mobiles et déterminées connaissant parfaitement le terrain.
Ces combats menèrent à un renforcement des dispositifs de surveillance de la Frontière entre l'Algérie et le Maroc
Notes et références
Catégorie:Bataille de la guerre d'Algérie Catégorie:Bataille impliquant l'Algérie Catégorie:Bataille impliquant la France Catégorie:Histoire militaire de l'Algérie Catégorie:1956 en Algérie