Hassan Abdullah Hamdan (), plus connu sous le nom de Mahdi Amil (), né à Harouf au Liban en 1936 et mort assassiné à Beyrouth, le , est un philosophe marxiste libanais qui a milité durant la seconde moitié du . Amil fut professeur de philosophie à l'université libanaise de Beyrouth, membre éminent du Parti communiste libanais et de l'Union des écrivains libanais. Il contribua également au magazine al-Tariq, émanation Parti communiste libanais, et fut assassiné à l'âge de 51 ans, en 1987 durant la guerre civile.

Biographie

Jeunesse Mahdi est né dans une famille musulmane chiite en 1936 à Harouf, près de la ville de Nabatieh, au sud du Liban. Ses parents déménagent avec ses frères et sœurs à Beyrouth peu de temps après. À Beyrouth, Mahdi fréquente le lycée al-Maqasid. En 1956, Mahdi commence ses études universitaires en France, obtenant finalement un doctorat en philosophie de l'université de Lyon. Par la suite, Mahdi s'implique activement au sein du Parti communiste libanais, qu'il rejoint en 1960. En 1963, Mahdi s'installe en Algérie, nouvellement indépendante avec son épouse, Evelyne Brun.

Retour au Liban et au Parti communiste De retour au Liban en 1968, Mahdi commença à travailler comme enseignant dans un lycée de jeunes filles. Plus tard, il changea d'emploi pour devenir professeur à plein temps à l'Institut des sciences sociales de l'Université libanaise. Là, il enseigna la philosophie, la politique et les méthodologies. À cette époque, Mahdi contribua dans une revue communiste libanaise al-Tariq. Pour les articles qu'il écrivit pour ce magazine, il utilisa le pseudonyme sous lequel il est aujourd'hui le plus connu. Mahdi voyage beaucoup au Liban pour donner des conférences sur le marxisme et discuter des problèmes concernant les agriculteurs du pays. Mahdi gravit les échelons du Parti communiste libanais, devenant membre du Comité central en 1987.

Assassinat Il est assassiné le , à l'âge de 51 ans. Alors qu'il marchait dans la rue d'Algérie, deux hommes l'appellent par son nom : quand il retourna, il fut abattu. Il mourut dans la journée à l'hôpital de l'université américaine de Beyrouth .

Vie privée Il fut marié à Évelyne Brun et eurent trois enfants : Karim, Yasmine et Rida.

Publications

Travaux de recherche En 1991, un recueil de ses travaux réalisés entre 1968 et 1973 est publié en anglais sous le titre . Dans cette collection, Mahdi décrit comment le système éducatif libanais reproduit le confessionnalisme et mine l'éducation dans son ensemble. Parmi les travaux universitaires remarquables de Mahdi, sa critique de L'orientalisme d'Edward Said (en raison de sa lecture erronée de l'œuvre de Marx) lui procura un respect considérablehttp://www.aljadid.com/content/beirut-hosts-conference-edward-said aljadid.com. Son ouvrage-phare, L'Etat confessionnel, fut publié en 1986 et traduit en français en 1996 : le grand intellectuel libanais, Georges Corm, en fit d'ailleurs l'éloge dans un article paru l'année suivante dans Monde Diplomatique.

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. . . L'Etat confessionnel, préface par Georges Labica, Montreuil-sous-Bois, La Brèche,1987. Evelyne Hamdan, L’Homme aux sandales de feu - Mahdi Amel -, Dar Al-Farabi, 2018.

Poésie En plus de son militantisme politique et de ses articles sur le marxisme, il fut également auteur de poèmes signés sous le nom de Hilal Bin Zaytoun.

Références

Voir aussi Liens externes

Articles connexes Guerre civile libanaise

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